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100% L’EXPO, interview Inès Geoffroy, La Villette et Esther Denis, artiste

Temps de lecture estimé : 4mins

Pour cette 5ème édition de 100% L’EXPO-SORTIES D’ECOLES, Didier Fusillier et ses équipes voient grand ! Une sélection de 150 artistes investissent non seulement la Grande Halle de La Villette mais également le Parc et les Folies, nouveauté cette année. Un vaste laboratoire ouvert et pluriel, enrichi d’une version digitale et qui a été prolongé jusqu’au 16 mai. De nombreux atouts en réponse à la crise et au déficit de visibilité des jeunes artistes.

Les écoles sont nombreuses également : Les Beaux Arts de Paris, l’Ecole des Arts décoratifs, Le Fresnoy, l’Ecole nationale supérieure de la photographie, Les Gobelins, l’ENSCI-les Ateliers, La Fémis, l’Ecole nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais. Une belle représentativité des talents dans une scénographie fluide où chacun.e a tout le loisir de déployer son univers.

Inès Geoffroy, conceptrice et coordinatrice d’expositions La Villette est revenue sur cette volonté de maintenir l’édition qui avait déjà été reportée l’année dernière. Elle a répondu à mes questions.

En écoute :

Mes coups de coeur :

Louise Desnos (EnsAD Paris). Finaliste du Festival International de Mode et de Photographie d’Hyères en 2016, elle pose un regard décalé sur notre quotidien d’une grande mélancolie. Elle a intégré le label Poly en 2018. Avec la série “Femmes sous influence” au titre révélateur elle explore la place de l’individu et sa vulnérabilité cachée.

Fabien Léaustic (EnsAD Paris). Il m’avait reçu à son atelier à la Cité Internationale, je l’avais revu à la Nuit Blanche, à la Biennale Némo au Centquatre ou dans l’exposition Révélations Emerige. Ses recherches autour du vivant le conduisent à manipuler son ADN imaginé comme une sculpture. Ici ce sont les Théinographies une exploration d’une tasse de thé oubliée qu’il compare à une tectonique des plaques en puissance.

Alexandra SerranoPandemic Herbarium. Je l’avais repérée à l’occasion de la 5ème édition du Photo Brussels Festival à Hangar art center et nous lui avions consacré un article-portfolio en juin 2020 (lien vers) autour de son « Herbier des grands titres », réalisé au cyanotype chaque jour du premier confinement à partir d’articles de presse. Comme une botaniste 2.0 !

Adeline Care (Les Gobelins) Lauréate du Prix Picto 2019, elle investit le parc de La Villette avec cette série emblématique Aithō, je brûle. Post lunaire et envoutante approche à partir des paysages de l’Etna où il est question d’apparition et de disparition.

Charlotte Denamur (ENSBA Lyon et Paris) que j’avais repérée à la 15ème Biennale de Lyon (Jeune Création internationale, IAC Villeurbanne). Ses aplats colorés semblables à “des continents de couleur” sont ici suspendues en hauteur sous le péristyle de la Grande Halle. Une réponse in situ assez magistrale !

Yoann Estevenin dont l’exposition à la galerie Guido Romero Pierini m’a fascinée pour son côté fantastique et ses personnages rehaussés de maquillage, de pigments, de pastels… d’une grande poésie et pleins d’irrévérence.

Flore Eckmann avec son grand néon “Le soleil ne veut pas se lever” pointe la fragilité de nos systèmes de perception et de croyance. Une artiste attentive à ancrer l’art au coeur de la cité et le concret à l’origine de l’association Florène avec l’artiste Laurène Barnel.

Esther Denis (EnsAD Paris, la Cambre Bruxelles) a retenu toute mon attention avec son installation très méditative sur le thème du reflet. Une expérience où tous nos sens sont convoqués. Une inspiration très littéraire qui rejoint la thématique d’Ophélie chère aux peintres. Esther qui travaille avec des chorégraphes imagine ouvrir cet espace à la performance. Elle a répondu à mes questions.

En écoute :

INFOS PRATIQUES :
En attendant l’ouverture des lieux culturels…
100% L’EXPO-SORTIES D’ECOLES
Jusqu’au 16 mai 2020
La Villette, 75019 Paris
Entrée libre
https://lavillette.com/programmation

Photo de couverture : © Adeline Care

Marie-Elisabeth De La Fresnaye
Après une formation en littérature et histoire de l'art, Marie de la Fresnaye intègre le marché de l'art à Drouot et se lance dans l'événementiel. En parallèle à plusieurs années en entreprise dans le domaine de la communication éditoriale, elle créé son blog pour partager au plus grand nombre sa passion et expertise du monde de l'art contemporain et participe au lancement du magazine Artaïssime.

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