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Partager Partager La Fondation François Schneider invite Abdelkader Benchamma à s’emparer des 1200m2 du centre d’art à Wattwiller. L’artiste propose une exposition conçue spécialement pour le lieu, guidée par le thème de l’eau cher à la Fondation. Autour du déluge, Abdelkader Benchamma interroge ce mythe universel, la psyché collective qui lui est rattachée et y conçoit un territoire morcelé. Abdelkader Benchamma, vue de l’exposition à la Fondation François Schneider © Morane Remaud Entre le ciel et la terre se trouve l’eau. Ou plutôt l’eau est dans les cieux, sous et sur la terre. L’eau depuis toujours nourrit les mythes fondateurs des différentes civilisations et grandes religions. Entre science et croyance, la Géologie des déluges est une étrange quête, qui traque à travers le monde des lignes de rivage hypothétiques. Ces traces qu’aurait laissé l’eau au cours des siècles apparaissent tels des témoins possibles de catastrophes − montées des eaux qui surgiraient des profondeurs comme dans cet énigmatique extrait du Coran « et nous fîmes jaillir la terre en sources » − ou au contraire de par les cieux : « en ce jour-là se fendirent toutes les sources de l’immense abîme d’eau et les écluses des cieux s’ouvrirent ». Dans les textes sacrés iraniens zoroastiens, les récits indiens ou chinois, le mythe diluvien se répète, en alternant une vision punitive à l’avénement d’une nouvelle ère. Le déluge est à la fois une épopée géologique mais aussi humaine. Il n’y aurait pas eu un, mais plusieurs déluges. Abdelkader Benchamma, fasciné par cette hypothèse d’un inconscient collectif habité par des mythes communs, retrouve ici l’echo de ses recherches. Il tente de sonder la psyché collective, construite autour de cette idée d’une catastrophe aquatique, que l’on retrouve autant en Asie, en Mésopatamie, en Inde qu’en Amérique du Sud. Abdelkader Benchamma, vue de l’exposition à la Fondation François Schneider © Morane Remaud Depuis une vingtaine d’années, l’artiste fouille les origines de l’univers dans ses composantes morphologiques et symboliques. Il formalise cet intérêt pour les strates du monde en inscrivant signes et reliefs sur les surfaces variées. Abdelkader Benchamma insuffle à ses ensembles, vibrations et rythmes. Des formes minérales, végétales, cosmiques se déversent puissamment dans les espaces, prennent la forme de mondes instables, chahutant le spectateur. Le centre d’art devient un territoire morcelé qui serait autant géologique que mythologique. Une caverne aux jaillissements ténébreux et un atlas aquatique nous guident vers une plaine karstique, elle s’érige aux abords de planètes asséchées, des queues de comètes bombardent le territoire d’une eau extra-terrestre. Un monde tellurique se profile, l’eau et le minéral cohabitent. De ces eaux qui inondent le monde et laissent des impacts visibles, des sillons sur les roches, Abdelkader Benchamma en révèle ses propres images. Commissaire : Marie Terrieux À propos de l’artiste Diplômé des Beaux-Arts de Montpellier et de l’Ecole des Beaux Arts, Paris en 2003, Abdelkader Benchamma travaille entre Paris et Montpellier. Lauréat du Prix Drawing Now en 2015, il a été invité la même année par le Drawing Center de New York à inaugurer leur programme de dessin mural avec Representation of Dark Matter (2015-2016). Ces dernières années, il a bénéficié de nombreuses expositions personnelles, à la Collection Lambert à Avignon (2022), au MRAC de Sérignan (2020), au Centquatre et au Collège des Bernardins à Paris (2018), au BlueProject Foundation de Barcelone (2016) et au FRAC Auvergne (2015). Il a participé à de nombreuses expositions collectives : POLA Museum of Art à Hakone, Japon (2019), Eldorado Lille 3000 (2019); Melancholia à la Fondation Boghossian de Bruxelles (2018); Tamawuj, Sharjah Biennal, Sharjah (2017); On aime l’art…!, Collection agnes b., Fondation Yvon Lambert, Avignon (2017); The Future of a Promise, 54e Biennale de Venise (2011); Told, Untold, Retold MATHAF, Arab Museum of Modern Art, Doha, Qatar (2010). En 2023, son travail fera l’objet d’expositions personnelles au Het Noordbrabants Museum (HNBM) aux Pays-Bas et au Power Plant de Toronto au Canada. Enfin, il participera à l’exposition collective Immortelle au MO.CO, Montpellier Contemporain (inauguré le 10 mars). À propos de la Fondation Entre forêt et montagne dans un petit village alsacien dans l’est de la France, à la frontière avec l’Allemagne et la Suisse, la Fondation François Schneider est abritée dans une ancienne usine d’embouteillage transformée en centre d’art où les espaces jouent sur la transparence et la lumière. Fondation philanthropique créée en 2000 et reconnue d’utilité publique en 2005, la Fondation François Schneider poursuit un double engagement en faveur de l’éducation et de la culture. Elle permet à des lycéens d’accéder à l’enseignement supérieur grâce à des bourses d’études et soutient des artistes contemporains dans le développement de leur carrière. Relire mon interview avec Marie Terrieux, mars 2020 : A LIRE Covid-19 et marché de l’art : Marie Terrieux, directrice de la Fondation François Schneider INFOS PRATIQUES : Abdelkader Benchamma Géologie des déluges du 13 mai au 24 septembre 2023 Fondation François Schneider 27 rue de la Première Armée 68700 Wattwiller – FR Prochainement : Rendez-vous aux Jardins Du 2 au 4 juin 2023 Ouverture du mercredi au dimanche, jours fériés inclus (sauf 1er mai, les 24 au 26 décembre 2023 et les 31 décembre 2023 et 1er janvier 2024). Horaires d’été (Avril – Septembre) de 11h à 18h Tarifs Tarif normal : 8 € / Tarifs réduits : 4 € http://fondationfrancoisschneider.org Marque-page0
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