Pinault Collection et Bicentenaire de la photographie : dans l’œil du collectionneur By Marie-Elisabeth De La Fresnaye 1 minute ago
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Partager Partager Un œil surdimensionné dans un rectangle, posé sur ce qui ressemble aux nervures de la peau : un collage qui agit comme manifeste avec cette injonction « Remember Me », l’œuvre de Barbara Kruger donne le titre de la nouvelle exposition de la Pinault Collection à l’occasion du Bicentenaire de la photographie. La Bourse de commerce devient caisse d’écho et camera obscura géante d’un medium qui n’a jamais été autant inscrit dans nos vies. Matthieu Humery, conseiller en photographie pour la collection, a réuni quelques 700 œuvres de 70 artistes toutes générations confondues. © Barbara Kruger, Untitled (Remember me), 1988_2020 Il nous avait convaincus à Dinard à la Villa des Roches Brunes autour d’un solo show d’Irving Penn en 2023, révélant tout son talent, également avec « Chronorama » à partir des archives de Condé Nast pour le Palazzo Grassi. Selon une approche non chronologique, le parcours construit une certaine histoire de la photographie sous le prisme de l’intime et du collectionneur qu’est François Pinault. Comme un rébus souligne Matthieu Humery, qui propose en préambule un concentré de ce qui va suivre. Richard Avedon regarde ainsi Tyler Mitchell ou Annie Leibovitz, sans hiérarchie aucune. A chacun de se faire ses arborescences mentales. © Annie Leibovitz, Andy Warhol, New York City, 1976, 1976 Le parcours s’organise à partir de la Rotonde devenue agora autour de la magistrale installation de Barbara Kruger « The history of tears » conçue en réponse à l’architecture de Tadeo Ando qui irrigue l’ensemble avec ces voix et successions de visages proches de la saturation. Comme le confie l’artiste : « Un infini déluge des yeux. Une fontaine de perte et de peur. Mais aussi de pouvoir, de plaisir, de désir et de dégoût… » Des dérives du capitalisme scandées et martelées sur les 24 vitrines au diapason « Hug it » « Slap it », « Hurt it ». Barbara Kruger que l’on retrouve d’ailleurs dans les étages avec son célèbre « I Shop therefore I am » d’une redoutable efficacité et selon les mêmes codes visuels reprenant dans une note absurde, la citation de Descartes. © Dorothea Lange, Migrant Mother, 1936 Les différentes sections reprennent les grands motifs du medium : le corps, le paysage, le portrait et… la main, une surprise des mains immobiles et en prière de Maurizio Cattelan à la « mère migrante » de Dorothea Lange en passant par les dérives surréalistes de Dora Mar ou Claude Cahun. Egalement des face à face troublants comme ce masque blanc de Mery Streep qui étire son visage comme une toile devant l’objectif d’Annie Leibovitz, qui faisait partie de la remarquable exposition Les yeux dans les yeux au Couvent des Jacobins (Rennes). Dora Maar, Les années vous guettent, 1936 © Claude Cahun, Sans titre, 1936-1939 Le principe de la sérialité est inhérent à l’acte photographique dans le prolongement d’études amorcées par le criminologue Alphonse Bertillon inventeur de l’anthropométrie, procédé révolutionnaire d’affichage d’individus suspects par la photo de face selon un protocole strict. Une méthode scientifique reprise par des photographes comme August Sander avec les typologies de la société allemande ou Eugène Atget et les petits métiers de Paris. Cette question de la sérialité se retrouve au cœur des choix de Mr Pinault qui a tenu, comme le souligne Emma Lavigne, directrice générale, à constituer de véritables ensembles. Une occasion unique pour le public de découvrir en profondeur la démarche des artistes. Un effet de boucle et de répétition qui joue aussi sur l’architecture même de la Bourse de Commerce. Gustave Le Gray, Effet de soleil dans les nuages – Océan, 1856 Gustave Le Gray et ses séries de marines ouvrent ainsi les perspectives vers les expérimentations de Hiroshi Sugimoto ou Wolfgang Tillmans. Le nu grand genre pictural, est un leitmotiv au cœur de l’invention du medium comme sous l’influence de Matisse et l’orient fantasmé par le male gaze. Edward Weston propose des assemblages de courbes et de sculptures dans des jeux d’ombres et de lumière très méditatifs. A contrario, Anne Leibovitz affirme une maternité triomphante avec Demi Moore enceinte de 7 mois posant pour la Une du Vanity Fair US en 1991, ce qui déclenche une véritable polémique. Le female gaze est en marche…D’ailleurs la femme affiche volontiers sa sexualité avec Helmut Newton et ses célèbres « Big Nudes », des contrastes affirmés, une lumière crue, une provocation sophistiquée dégageant une certaine force érotique. « La Fabrique de l’image » souligne à quel point une même image peut réserver de multiple interprétation à partir d’un exceptionnel ensemble de Richard Avedon la modèle « Dovima with Elephants » (1955) de trois tailles différentes, le photographe lui-même étant incapable de n’en retenir qu’une. © Erwin Blumenfeld. Rex Harrison (actor) and wife Lilli Palmer (actress) superimposed on the eyes of a Siamese catVogue November 15, 1950 Portrait La section « L’art de la composition » ouvre sur le pionnier Roger Fenton et ses deux personnages au bord d’une rivière selon la technique des années 1850 du collodion humique et du papier salé, provocant des nuances vaporeuses proches de l’impressionnisme, auxquelles Turner sera particulièrement sensible. Le parcours s’achève autour de la question de la disparition, de l’effacement, thématiques qui obsèdent François Pinault comme on l’avait remarqué notamment lors de l’exposition troublante « A Triple Tour » à la Conciergerie en 2013. Chez Francesca Woodman le corps devient fantôme lors de mises en scène sous forme de performances toujours dans des pièces vides. Quelque chose résiste et se dérobe. La dernière image choisie par le commissaire est de Man Ray qui est en réalité une peinture sur carton représentant un carré noir. L’abstraction et son absolu. Vues de l’exposition « Le monde selon Penn », Bourse de Commerce – Collection Pinault, Paris, 2026-2027. © Tadao Ando Architecte & Associés, Niney et Marca Architectes, agence Pierre-Antoine Gatier. © Irving Penn. Photo : Nicolas Brasseur. Matthieu Humery, spécialiste d’Irving Penn comme souligné précédemment, décline dans une installation inédite et magistrale réunissant 450 tirages « le monde selon Penn » dans toute la galerie 2. Selon un accrochage tourbillonnant, les fameux Corner portraits voisinent avec les natures mortes, les nus ou portraits de célébrités. Gardons le meilleur pour la fin avec une plongée dans l’iconique Nan Goldin au sous-sol. La photographe et activiste américaine revisite le Syndrome de Stendhal, métaphore du vertige de l’acte de voir, avec ce diaporama et film accompagnés de sa voix dans un dialogue entre les grandes figures mythologiques et des portraits intimes de ses proches. Découverte à Arles, cette œuvre puissante et immersive nous enveloppe. Elle est aussi hantée par l’impermanence et le deuil, la mélancolie et la vieillesse. Une finitude à laquelle même la photographie ne peut se soustraire. Peter Hujar, David Wojnarowicz, 1981 Avec des œuvres de : Eugène Atget ; Richard Avedon ; Cecil Beaton ; Erwin Blumenfeld ; Constantin Brancusi ; Steffi Brandl ; Manuel Alvarez Bravo ; Claude Cahun ; Julia Margaret Cameron ; George Frederic Cannons ; Robert Capa ; Henri Cartier-Bresson ; Maurizio Cattelan ; Robert Cumming ; Imogen Cunningham ; Raymond Depardon ; Maté Dobokay ; Robert Doisneau ; Frantisek Drtikol ; Pierre Dubreuil ; John Edmonds ; Walker Evans ; Richard Fenton ; Jim Goldberg ; Nan Goldin ; Peter Hujar ; Constantin Joffe ; André Kertesz ; Rudolf Koppitz ; Tarrah Krajnak ; Barbara Kruger ; Dorothea Lange ; Louise Lawler ; Gustave Le Gray ; Annie Leibovitz ; Zoe Leonard ; Sherrie Levine ; El Lissitsky ; Dora Maar ; Boris Mikhailov ; Lee Miller ; Tyler Mitchell ; Zanele Muholi ; Ugo Mulas ; Youssef Nabil ; Lusha Nelson ; Helmut Newton ; Meret Oppenheim ; Paul Outerbridge ; Irving Penn ; Richard Prince ; Eileen Quinlan ; Man Ray ; Paul Stone Raymor ; Anne Rehbinder ; Jack Robinson ; Alexander Rodchenko ; August Sander ; Francescco Scavullo ; Sherril Schell ; Karl Schenker ; Ernst Schneider ; Cindy Sherman ; Dayanita Singh ; Edward Steichen ; Paul Strand ; Hiroshi Sugimoto ; Wolfgang Tillmans ; Deborah Turbeville ; Danh Vo ; Arthur Fellig Weegee ; Edward Weston ; Francesca Woodman. En complément : Le catalogue 100 chefs-d’œuvre de la photographie — Collection Pinault Disponible à la librairie-boutique. INFORMATIONS PRATIQUES Bourse de Commerce - Pinault art contemporain2 Rue de Viarmes, 75001 Paris mer07oct(oct 7)11 h i min2027lun18jan(jan 18)20 h i minRemember MeChefs-d’œuvre de la photographie. Collection PinaultBourse de Commerce - Pinault art contemporain, 2 Rue de Viarmes, 75001 Paris 0 Ajouter à ma wishlist Détail de l'événementPhoto : Barbara Kruger, Untitled (Remember me), 1988/2020, vidéo monocanal sur panneau LED, son, 23 sec., 350,1 × 250,1 cm. Courtesy de l’artiste et de Sprüth Magers. À l’occasion du bicentenaire Détail de l'événement Photo : Barbara Kruger, Untitled (Remember me), 1988/2020, vidéo monocanal sur panneau LED, son, 23 sec., 350,1 × 250,1 cm. Courtesy de l’artiste et de Sprüth Magers. À l’occasion du bicentenaire de l’invention de la photographie, Pinault Collection consacre l’automne à une grande exposition hommage. Conçue comme une traversée libre et originale, «Remember Me» investit l’ensemble de la Bourse de Commerce et propose un vaste panorama du médium depuis ses expérimentations originelles jusqu’à ses formes les plus contemporaines. Inspiré de l’ouvrage 100 Chefs-d’œuvre de la photographie. Collection Pinault paru en 2024, le parcours s’apparente à une fugue: une traversée libre, sans chronologie, qui s’autorise des correspondances inattendues, des dialogues entre les genres et les époques, offrant au visiteur une expérience sensible et ouverte de l’histoire de la photographie. « Le titre “Remember Me” est emprunté à l’œuvre de Barbara Kruger, dont l’installation investit la Rotonde et les vitrines de la Bourse de Commerce. Cette image et son injonction “Ne m’oublie pas” condensent ce que la photographie porte de son origine: la trace, l’empreinte, la survivance. Ce n’est pas seulement un titre, mais un prisme de lecture pour l’ensemble de l’exposition. Toutes les photographies rassemblées, de Gustave Le Gray à Wolfgang Tillmans, de Man Ray à Richard Avedon, de Francesca Woodman à Cindy Sherman, demandent à leur manière d’exister dans le regard de l’autre. La photographie n’enregistre pas seulement : elle réclame d’être vue pour ne pas disparaître. Dans cette perspective, chaque section de l’exposition incarne une forme de mémoire. L’installation inédite consacrée à Irving Penn en Galerie 2 réunit, pour la première fois, l’ensemble des photographies de Penn conservées dans la Collection Pinault: un concentré de présence et de survivance, où le studio devient une chambre de mémoire. La Galerie 3, quant à elle, est consacrée au travail de Raymond Depardon sur la France: c’est une traversée du territoire où l’image devient, non sans humour, le témoin patient de ce qui change et persiste. Enfin, le deuxième étage déploie l’exposition générale, une vaste constellation photographique qui fait dialoguer tous les genres et toutes les époques, à travers des correspondances esthétiques, formelles ou iconographiques. Ainsi construite, “Remember Me”se lit comme une fugue: une déam- bulation libre et non chronologique, conçue comme un geste contemporain et une installation monumentale. À travers la Bourse de Commerce—Pinault Collection, ce sont deux siècles de mémoire visuelle qui se répondent, comme si chaque image, au fond, prononçait les mêmes mots: remember me.» — Matthieu Humery, conseiller pour la photographie Commissariat : Matthieu Humery Avec : Berenice Abbott, Laure Albin-Guillot, Manuel Alvarez Bravo, Giulia Andreani, Eugene Atget, Richard Avedon, Edmond Bacot, Cecil Beaton, Hans Bellmer, Werner Bishop, Erwin Blumenfeld, Constantin Brancusi, Steffi Brandl, Claude Cahun, Julia Margareth Cameron, George Frederic Cannons, Robert Capa, Henri Cartier-Bresson, Maurizio Cattelan, A.Costa, Ralph Crane, Robert Cummings, Imogen Cunningham, Liz Deschenes, Robert Doisneau, Maté Dobokay, Frantisek Dritkol, John Edmons, William Eggleston, Walker Evans, Richard Fenton, Toni Frissell, Jaromir Funke, Maurice Goldberg, Nan Goldin, Gustave Le Gray, Florence Henri, Horst P. Horst, George Hoyningen-Huene, Peter Hujar, Constantin Joffe, André Kertesz, Rudolf Koppitz, Tarah Krajnak, Barbara Kruger, Germaine Krull, Dorothea Lange, Louise Lawler, Annie Leibovitz, Sherrie Levine, Zoe Leonard, El Lissitsky, Dora Maar, Robert Mapplethorpe, Adolf de Meyer, Boris Mikhailov, Lee Miller, Tyler Mitchell, László Moholy-Nagy, Zanele Muholi, Ugo Mulas, Youssef Nabil, Hans Namuth, Lusha Nelson, Helmut Newton, Meret Oppenheim, Paul Outerbridge, Mario Peliti, Irving Penn, Rebecca Quaytan, Eileen Quinlan, Man Ray, Wladimir Rehbinder, Alexander Rodchenko, August Sander, Studio Sarony, Francesco Scavullo, Sherril Schell, Karl Schenker, Ersnt Schneider, Cindy Sherman, Dayanita Singh, Edward Steichen, Alfred Steiglitz, Paul Stone Raymor, Paul Strand, Jack Robinson, Hiroshi Sugimoto, Wolfgang Tillmans, Deborah Turbeville, Danh Vo, Weegee, Edward Weston, Francesca Woodman, Liu Zheng, Willy Zielke Date de fin non communiquée. Dates7 Octobre 2026 11 h 00 - 18 Janvier 2027 20 h 00(GMT-11:00) LieuBourse de Commerce - Pinault art contemporain2 Rue de Viarmes, 75001 ParisOther Events Bourse de Commerce - Pinault art contemporain2 Rue de Viarmes, 75001 ParisOuvert de 11h à 19h, nocturne le vendredi jusqu'à 21h. Fermé le mardi. Bourse de Commerce - Pinault art contemporain Get Directions How do you plan to get there? CalendrierGoogleCal Bourse de Commerce - Pinault art contemporain2 Rue de Viarmes, 75001 Paris mer07oct(oct 7)11 h i min2027dim10jan(jan 10)20 h i minLe Monde selon PennChefs-d’œuvre de la photographie. Collection PinaultBourse de Commerce - Pinault art contemporain, 2 Rue de Viarmes, 75001 Paris 0 Ajouter à ma wishlist Détail de l'événementPhoto : Irving Penn, Gerbera Daisy, 2006 © Irving Penn, Condé Nast Pinault Collection Des années 1940 au début des années 2000, « Le monde selon Penn » retrace dans la Galerie Détail de l'événement Photo : Irving Penn, Gerbera Daisy, 2006 © Irving Penn, Condé Nast Pinault Collection Des années 1940 au début des années 2000, « Le monde selon Penn » retrace dans la Galerie 2 le parcours d’Irving Penn grâce à un ensemble exceptionnel de photographies issues de la Collection Pinault. Dans le cadre de l’exposition « Remember Me », la Galerie 2 réunit près de 450 photographies d’Irving Penn issues de la Collection Pinault. Dans une configuration inédite, l’installation « Le monde selon Penn » offre l’occasion rare d’embrasser l’immensité d’une production réalisée entre les années 1940 et le début des années 2000. Irving Penn (1917-2009), photographe américain majeur du 20e siècle, est reconnu pour avoir profondément renouvelé la photographie de mode et le portrait en imposant une esthétique sobre, directe et intemporelle. Plutôt que d’un parcours chronologique ou strictement thématique, il s’agit ici d’une immersion au cœur de l’univers visuel de l’artiste, où portraits de personnalités, photographies de mode, reportages ethnographiques, études de nus, natures mortes ou encore compositions florales dialoguent librement les uns avec les autres. Ces rapprochements révèlent les constantes de son œuvre : la rigueur de la composition, l’attention aux matières, le goût de l’épure, ainsi qu’une capacité unique à saisir la présence humaine et la beauté des formes les plus simples. Les célèbres Corner Portraits côtoient les cigarettes, les fleurs fanées ou encore les silhouettes de mode, formant une vaste mosaïque visuelle qui invite les visiteurs à pénétrer dans l’atelier mental d’Irving Penn. À travers cette installation inédite se dévoilent la cohérence et la modernité d’une œuvre qui n’a eu de cesse de redéfinir les possibilités de la photographie et notre manière de regarder le monde. Perfectionniste, humaniste et éclectique. C’est ainsi que l’on pourrait qualifier, s’il fallait les résumer, l’œuvre et l’immense carrière photographique d’Irving Penn. Irving Penn est avant tout un photographe de studio. La « zone neutre » qu’il y conçoit méthodiquement à l’aide d’un simple fond de toile ou de papier blanc baigné de lumière naturelle définit un cadre spatial décontextualisant et mettant à la fois en exergue la présence physique de ses multiples sujets. Ce principe de travail d’une grande modestie dans sa mise en œuvre le suivra tout au long de sa carrière. Constituant un héritage inestimable pour le monde de la photographie, l’œuvre d’Irving Penn est représenté au sein de la Collection Pinault par un fonds important de ses images, déjà rendues visibles en 2014-2015 à l’occasion de l’exposition monographique « Irving Penn, Resonance » au Palazzo Grassi, à Venise. Commissariat : Matthieu Humery, conseiller en photographie auprès de la Collection Pinault, avec la collaboration de Lola Regard, chargée de projets. Dates7 Octobre 2026 11 h 00 - 10 Janvier 2027 20 h 00(GMT-11:00) LieuBourse de Commerce - Pinault art contemporain2 Rue de Viarmes, 75001 ParisOther Events Bourse de Commerce - Pinault art contemporain2 Rue de Viarmes, 75001 ParisOuvert de 11h à 19h, nocturne le vendredi jusqu'à 21h. Fermé le mardi. Bourse de Commerce - Pinault art contemporain Get Directions How do you plan to get there? CalendrierGoogleCal Marque-page0
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