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Partager Partager Son exposition vient tout juste de fermer ses portes à la galerie La Chambre Claire à Douarnenez, mais sa série Chroniques de l’oiseau perdu de la photographe Christine Lefebvre est publié aux éditions Filigranes. Un oiseau minuscule dans l’immensité du monde, et ensuite quelques fragments de paysages, de lieux, de mémoires… L’espace, le temps, le vide. Les corps traversent les pages dans un lent mouvement silencieux. Tout est quiet, mais légèrement inquiet. On devine le vent parcourant les nuées, les glaces vibrant de leur froideur séculaire et les montagnes, immobiles, contemplant les nuages. Puis, les oiseaux s’envolent, les corps s’évadent et les cascades éclaboussent l’instant. Tout est ici. Tout. Et nous oublions peu à peu le beuglement du monde, sa clameur sans fin pour revenir là, dans le présent, dans le maintenant. Avec Chroniques de l’oiseau perdu, Christine Lefebvre signe un ouvrage exceptionnel au parfum méditatif et contemplatif. D’abord par ses images que l’on croirait sorties tout droit d’un rêve à la poésie surannée et charmante. Ici, tout est, rien ne paraît. Photographe de l’instant, du lieu, Christine saisit avec acuité ces fragments de temps ténus qui composent la beauté de la Vie loin du charivari, des foules compactes, des mains agrippées aux téléphones portable ; elle nous embarque là où nous n’allons plus, pressés, obsédés de la montre et de la réussite que nous sommes. La mélancolie des lieux, la fuite des oiseaux, ne sont-elles pas aussi des métaphores de nos conditions humaines trop numériques et versatiles ? Certainement, si l’on y songe. Nous avons perdu la capacité d’extase, la volonté du regard et ainsi, nous oublions le vol des oiseaux, la pesanteur des pierres. Nous oublions aussi nos corps, leurs beautés et leurs vivacités. Nous ne sommes plus. Mais il ne s’agit pas que de ça. © Christine Lefebvre Il y a aussi dans cet ouvrage comme une mélancolie du monde. Christine Lefebvre semble nous inviter à revenir à ce qui disparaît, pour au moins, une fois encore, en profiter, nous baigner dans cette beauté. A l’heure où les effectifs d’oiseaux s’effondrent, ou la banquise fond à une vitesse vertigineuse, à l’heure où l’humain s’autodétruit avec aveuglement et complaisance, ne serait-il pas urgent de revenir à des choses aussi singulières qu’essentielles ? Un vol d’oiseau, la simplicité d’un corps nu ou d’un galet poli par l’eau, les fissures d’un iceberg, le dessin délicat, presque à l’encre de Chine, d’un arbre… Décidément, tout est ici. Mais, si nous ne le regardons plus, ce qui est une chose, nous sommes aussi acteurs et complices de la destruction. Les photographies de Christine Lefebvre ne moralisent pas, elles témoignent et offrent. Et à notre époque, qui prend le temps, encore, d’offrir vraiment ? © Christine Lefebvre Nous n’avons qu’une planète et nous ne la regardons plus… Ces chroniques ont quelque chose d’un peu triste aussi, parce que demain, quand tout aura disparu, que le dernier oiseau sera mort et la dernière branche sciée, que nous restera-t-il à contempler ? Les Chroniques de l’oiseau perdu est un livre d’une très grande beauté avec ses images à l’esthétique japonisante, mais c’est aussi et surtout, un ouvrage nécessaire. Sans esbroufe, sans faux-semblant, Christine Lefebvre nous pointe ce qui est. À nous d’en prendre conscience, à nous de lever un peu la tête de nos écrans… Sinon demain ou à peine plus tard, il n’y aura plus rien d’autre à méditer que ce livre. INFORMATIONS PRATIQUES Chroniques de l’oiseau perdu Christine Lefebvre Editions Filigranes Relié couverture cartonnée et toilée 72 photographies en couleurs 80 pages ISBN : 978-2-35046-605-7 30€ https://www.christinelefebvre.be/ https://www.filigranes.com/livre/chroniques-de-loiseau-perdu/ https://www.lachambreclairegalerie.fr/ Marque-page2
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