Pour sa cinquième édition, la résidence Prisme, organisée par l’ADAGP et la Cité internationale des arts, vient de désigner trois artistes lauréats : Charles-Arthur Feuvrier et Floryan Varennes, tous deux artistes travaillant l’installation, ainsi que la photographe française Théa Guéniot. Cette résidence s’adresse à des artistes – dont un·e photographe émergent – résidant hors Île-de-France, invités à développer, durant trois mois au sein de la Cité internationale des arts, un projet portant sur les enjeux écologiques. Chaque lauréat·e bénéficie d’une bourse de 6 000 €.

Afin de favoriser la mobilité des artistes de la scène française, l’ADAGP et la Cité internationale des arts se sont associés en 2021 pour mettre en place un dispositif de soutien permettant à trois artistes basés hors Île-de-France, dont un photographe émergent qui travaille sur un projet portant sur les enjeux écologiques, de bénéficier pendant trois mois d’une résidence de recherche et de l’accompagnement professionnel de la Cité internationale des arts.

Pour cette 5e édition, le jury était composé de Bénédicte Alliot (directrice générale de la Cité internationale des arts), Anne Le Troter (artiste) et Marion Vasseur-Raluy (directrice du centre d’art de Brétigny). Il a choisi, parmi 140 candidatures reçues, celles de :

– Charles-Arthur Feuvrier (installation),
– Théa Guéniot (photographie)
– Floryan Varennes (installation)

Les lauréats bénéficient d’une résidence de trois mois à la Cité internationale des arts, d’une bourse de vie d’un total de 6 000 €, ainsi que d’un accompagnement artistique et professionnel et d’une mise en réseau assurés par la Cité internationale des arts.

La résidence de la photographe travaillant sur un projet écologique a reçu le soutien d’Alexandre Tzonis et Liane Lefaivre.

Portrait de Théa Guéniot
© Raphaël Kondé

Née en 1994 à Tahiti, vit et travaille à Marseille. Arrivée en France Métropole en 2013 pour étudier la photographie à l’ETPA de Toulouse, elle obtient son diplôme avec le prix spécial du jury. Elle intègre ensuite l’École Nationale Supérieure de la Photographie de Arles en 2016 afin de continuer à y développer sa démarche artistique. Son travail photographique principal se concentre sur une collectivité d’outre-mer au sein de la République française : la Polynésie. Au travers de plusieurs travaux photographiques et un mémoire sur l’image de l’exotisme, Théa questionne l’imagerie coloniale, les représentations identitaires et notre vision du lointain. Récemment, elle oriente son travail vers des techniques photographiques plus expérimentales, cherchant à créer des images sensibles à la matérialité et aux variations du vivant en utilisant des procédés naturels et des ressources locales. Cette approche expérimentale, qui associe chimie végétale et photographie argentique, devient pour elle un moyen d’allier mémoire visuelle et sensibilisation écologique, en explorant la matière et l’histoire de l’image par des procédés durables et alternatifs.

https://theagueniot.com/

Ericka Weidmann
Après des études d'Arts Appliqués et de photographie, elle rejoint un magazine en ligne consacré à la photo en tant que directeur artistique, poste qu'elle occupera pendant 10 ans. En 2010, elle s'installe comme DA en indépendant. En parallèle, elle devient responsable éditorial pour Le Journal de la Photographie et c'est en septembre 2013 qu'elle co-fonde le quotidien L’Oeil de la Photographie pour lequel elle est rédactrice en chef jusqu'en septembre 2016 avant de fonder 9 Lives magazine ! Ericka Weidmann est également journaliste pigiste pour d'autres médias.

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