La Maison Européenne de la Photographie accueille la première grande rétrospective consacrée à la photographe néerlandaise Dana Lixenberg. L’occasion d’explorer plus de 30 ans de carrière à travers un portrait de l’Amérique contemporaine. Plongée dans l’ensemble de son œuvre, « American Images » est à découvrir jusqu’au 24 mai prochain. Profitez-en également pour visiter les deux autres expositions programmées : Joel Quayson – How Do You Feel ? au studio, et « Faire groupe » dans la petite galerie.

Dana Lixenberg, DJ, 1993
© Dana Lixenberg
Courtesy of the artist and Grimm Amsterdam | London |
New York

Née à Amsterdam en 1964, la photographe Dana Lixenberg traverse l’Atlantique à l’âge de 25 ans pour s’installer à New York. Elle découvre alors un nouveau continent qu’elle apprend à apprivoiser, et c’est par la photographie qu’elle partage sa vision de l’Amérique contemporaine à travers les portraits d’anonymes ou de célébrités. Venue d’Europe, elle conserve une distance naturelle et nécessaire vis-à-vis de son territoire d’adoption et de celles et ceux qui l’habitent, cherchant à les affranchir de tout stéréotype. Durant sa carrière, et à partir des années 90, elle collabore régulièrement avec des titres de presse internationaux, réalisant des portraits de grandes figures de la culture populaire. En parallèle à ce travail de commande, elle développe un travail plus personnel, abordant des sujets plus sombres, en conservant la même démarche : qu’elle photographie des personnalités publiques ou des marginaux, elle restitue toujours leur pleine humanité.

Dana Lixenberg, Fred Charlie Weyiouanna, Serpentine Hot Springs, 2007
© Dana Lixenberg
Courtesy of the artist and Grimm Amsterdam | London | New York

Dana Lixenberg s’attache également à des travaux au long cours. C’est notamment le cas de sa série emblématique “Imperial Courts”, qui documente depuis 1993 les habitants d’un ensemble de logements sociaux à Los Angeles. Photographier l’Amérique contemporaine, c’est aussi s’intéresser aux invisibles : des familles sans-abri dans l’Indiana, ou encore les populations directement touchées par le réchauffement climatique, comme dans sa série réalisée au cœur du village iñupiaq de Shishmaref, en Alaska, menacé par la fonte du pergélisol.

Dana Lixenberg, Kamaal “Q-Tip” Fareed, Ali Shaheed
Muhammad and Malik “Phife” Taylor (A Tribe Called Quest),
1997
© Dana Lixenberg
Courtesy of the artist and Grimm Amsterdam | London |
New York

Cette première rétrospective française s’étend sur deux étages de la MEP. Elle s’ouvre sur une galerie de portraits réalisés sur près de vingt ans, à partir du milieu des années 1990, reflétant l’étonnante diversité de la société et de la culture américaines de l’époque. S’y côtoient des stars du rap et de la pop aux réalités plus sombres, telles que les travailleuses du sexe au Nevada ou une femme condamnée à mort au Texas.

Un espace entier est consacré à sa série sur les familles sans-abri de Jeffersonville, un travail mené sur sept ans au fil de plusieurs séjours. Le troisième étage est entièrement dédié à “Imperial Courts”, permettant de suivre l’évolution de ce projet toujours en cours. L’exposition dévoile également une série de Polaroids, offrant une lecture inédite de la construction de son œuvre.

INFORMATIONS PRATIQUES

mer11fev(fev 11)11 h 00 mindim24mai(mai 24)20 h 00 minDana LixenbergAmerican WorksLa Maison Européenne de la Photographie, 5/7 Rue de Fourcy 75004 Paris

mer11fev(fev 11)11 h 00 mindim05avr(avr 5)20 h 00 minJoel QuaysonPrix Dior de la Photographie et des Arts Visuels pour Jeunes Talents 2025La Maison Européenne de la Photographie, 5/7 Rue de Fourcy 75004 Paris

À LIRE
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Rencontre avec Julie Jones, nouvelle directrice de la MEP

Ericka Weidmann
Après des études d'Arts Appliqués et de photographie, elle rejoint un magazine en ligne consacré à la photo en tant que directeur artistique, poste qu'elle occupera pendant 10 ans. En 2010, elle s'installe comme DA en indépendant. En parallèle, elle devient responsable éditorial pour Le Journal de la Photographie et c'est en septembre 2013 qu'elle co-fonde le quotidien L’Oeil de la Photographie pour lequel elle est rédactrice en chef jusqu'en septembre 2016 avant de fonder 9 Lives magazine ! Ericka Weidmann est également journaliste pigiste pour d'autres médias.

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