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Partager Partager La Galerie Polka voit les choses en grand. Pourquoi se contenter d’une seule exposition quand on peut en proposer trois ? Entre Paris intime de Sebastião Salgado, alerte climatique de Nick Brandt et jeux de perspectives de Guillaume Lavrut, la galerie parisienne déploie une programmation photographique dense. Trois univers, trois façons de raconter notre époque – entre mémoire de la ville, urgence climatique et poésie du regard. Paris, le dernier regard de Sebastião Salgado Paris, 1973. © Sebastião Salgado, Courtesy Polka Galerie À quelques rues de là, l’Hôtel de Ville de Paris consacre jusqu’en 2026 une grande exposition hommage à Sebastião Salgado et à ses séries les plus emblématiques. En écho, la Galerie Polka dévoile un pan beaucoup plus intime de son travail : des photographies inédites consacrées à Paris, sa « ville d’adoption ». Dans la préface du hors-série de Polka Magazine publié pour l’occasion, la maire Anne Hidalgo évoque les habitudes du photographe : ses promenades matinales le long du Canal Saint-Martin, la lumière qui glisse sur l’eau, et ce regard attentif posé sur la ville. « Chaque matin, il marchait le long du canal Saint-Martin. Il observait cette lumière si particulière qui glisse sur les rives. Paris nourrissait son regard, et il emportait Paris partout avec lui. » Paris, 2024. © Sebastião Salgado, Courtesy Polka Galerie Ces images, longtemps restées dans les archives, n’avaient jamais été montrées au public. Elles constituent à la fois l’un des travaux les plus récents de Salgado — et le dernier réalisé de son vivant. Mais l’histoire ne s’arrête pas là : en fouillant les archives du studio, sa femme Lélia Wanick Salgado et l’équipe du photographe ont également retrouvé des clichés inédits du Paris des années 1970. Sous la neige, la pluie ou le soleil, la capitale apparaît au fil des saisons — comme un dialogue silencieux entre le premier et le dernier regard du photographe sur la ville. Galerie Polka12, rue Saint-Gilles 75003 Paris ven13mar(mar 13)15 h 00 minsam16mai(mai 16)17 h 00 minSebastião SalgadoParisGalerie Polka, 12, rue Saint-Gilles 75003 Paris Détail de l'événementEn marge de la grande exposition Hommage organisée à l’Hôtel de Ville jusqu’en mai 2026 autour de ses séries photographiques les plus emblématiques, la galerie Polka présente une exposition rassemblant Détail de l'événement En marge de la grande exposition Hommage organisée à l’Hôtel de Ville jusqu’en mai 2026 autour de ses séries photographiques les plus emblématiques, la galerie Polka présente une exposition rassemblant des travaux inédits de Sebastião Salgado sur la ville de Paris, « sa ville d’adoption » , écrit la maire Anne Hidalgo dans la préface du premier hors-série de Polka Magazine publié pour accompagner cet événement. Dates13 Mars 2026 15 h 00 min - 16 Mai 2026 17 h 00 min(GMT-11:00) LieuGalerie Polka12, rue Saint-Gilles 75003 ParisOther Events Galerie Polka Get Directions CalendrierGoogleCal Hôtel de Ville de Paris5 rue de Lobau 75004 Paris sam21fev(fev 21)14 h 00 minsam30mai(mai 30)18 h 30 minHommage à Sebastião SalgadoHôtel de Ville de Paris, 5 rue de Lobau 75004 Paris Détail de l'événementPhoto : Kuwait, 1991 © Sebastião Salgado Paris rend hommage au photographe brésilien reconnu internationalement Sebastião Salgado, disparu le 23 mai dernier à l’âge de 81 ans. Cette exposition hommage est Détail de l'événement Photo : Kuwait, 1991 © Sebastião Salgado Paris rend hommage au photographe brésilien reconnu internationalement Sebastião Salgado, disparu le 23 mai dernier à l’âge de 81 ans. Cette exposition hommage est présentée du 21 février au 30 mai 2026 à la Salle Saint-Jean, au sein de l’Hôtel de Ville de Paris. Conçue par Lélia Wanick Salgado et l’ensemble de son studio, cette exposition réunit près de 200 œuvres et bénéficie d’un prêt exceptionnel de 114 tirages de la Maison Européenne de la Photographie, institution qui tenait particulièrement à cœur au photographe. Sebastião Salgado, né en 1944 au Minas Gerais (Brésil), se destine en premier lieu à une carrière d’économiste. Il travaille dans un premier temps pour l’Organisation Internationale du Café à Londres et commence à photographier au cours de ses nombreux déplacements. Très vite, il laisse de côté cette première carrière et travaille successivement pour les agences Sygma, Gamma et Magnum Photos, avant de fonder sa propre agence avec son épouse en 1994. J’ai voulu montrer différents aspects de l’être humain Sebastião Salgado : le père, le photographe et l’écologiste. Ces trois facettes composent en harmonie une grande partie de son essence. En plus d’être un père aimant, il défendait avec intensité une photographie engagée pour des valeurs essentielles à l’humanité et la planète, ainsi qu’un monde socialement plus égalitaire et écologiquement durable Cette exposition hommage retrace les grandes séries emblématiques qui ont marqué sa carrière de photographe à travers des images iconiques. Elle souligne également le lien profond du photographe avec Paris, où le couple s’était installé en 1969 pour fuir la dictature militaire brésilienne. Durant les derniers mois de sa vie, Sebastião Salgado s’était attaché à photographier, au fil des saisons, la capitale dans laquelle il avait passé plus de 50 ans. Elle souligne également le travail de replantation de la forêt Atlantique amorcé avec Lélia dès la fin des années 1990 avec la fondation de l’Instituto Terra, aujourd’hui devenue une référence en matière de reforestation et de protection de la biodiversité locale. Enfin, l’exposition présente les œuvres picturales du fils du photographe et de son épouse, Rodrigo Salgado. Né avec la trisomie 21, Rodrigo peint depuis son plus jeune âge et son travail sensible reflète les différents états de son existence. Ses œuvres achèvent le parcours de visite, comme un souffle vers l’avenir. Dates21 Février 2026 14 h 00 min - 30 Mai 2026 18 h 30 min(GMT-11:00) LieuHôtel de Ville de Paris5 rue de Lobau 75004 ParisOther Events Hôtel de Ville de Paris5 rue de Lobau 75004 ParisOuvert tous les jours de 10h à 18h30 sauf le dimanche et les jours fériés Hôtel de Ville de Paris Get Directions CalendrierGoogleCal Nick Brandt, chronique photographique du dérèglement climatique Fatuma, Ali and Bupa, Kenya, 2020. De la série The Day May Break Chapitre 1. © Nick Brandt / Courtesy Polka Galerie Autre registre, autre urgence. Avec « The Day May Break », Nick Brandt signe une série monumentale consacrée aux conséquences humaines du dérèglement climatique. Pour la première fois en France, la Galerie Polka présente l’intégralité de cette tétralogie photographique, réalisée depuis 2020. Les premiers chapitres ont été photographiés au Zimbabwe, au Kenya et en Bolivie. Brandt y rencontre des hommes, des femmes et des enfants dont la vie a été bouleversée par des catastrophes environnementales. Dans ses images, ces visages humains côtoient des animaux sauvés ou déplacés : deux formes de déracinement qui se répondent dans une même composition. Zaina, Laila and Haroub, Jordan 2024. De la série The Day May Break Chapitre 4. © Nick Brandt / Courtesy Polka Galerie Le troisième chapitre nous emmène aux Fidji, où la montée des eaux menace les communautés locales. Les habitants sont photographiés directement sous l’eau, suspendus dans une étrange immobilité — comme enfermés dans un immense aquarium. Le dernier volet, réalisé en Jordanie, aborde une autre conséquence du changement climatique : la pénurie d’eau. Des populations entières y sont contraintes de migrer, révélant une forme de résilience face à un environnement devenu hostile. Chez Brandt, l’esthétique spectaculaire sert un propos limpide : « The Day May Break » fonctionne comme un avertissement adressé à notre propre espèce. Galerie Polka12, rue Saint-Gilles 75003 Paris ven13mar(mar 13)15 h 00 minsam16mai(mai 16)17 h 00 minNick BrandtThe Day May Break Chapters One to FourGalerie Polka, 12, rue Saint-Gilles 75003 Paris Détail de l'événementLa galerie Polka est heureuse de présenter pour la première fois en France la tétralogie “The Day May Break” de Nick Brandt. Depuis des années, le photographe britannique alerte sur Détail de l'événement La galerie Polka est heureuse de présenter pour la première fois en France la tétralogie “The Day May Break” de Nick Brandt. Depuis des années, le photographe britannique alerte sur la destruction des écosystèmes et le changement climatique — une tragédie mondiale dans laquelle humains et animaux se trouvent tous deux plongés. Dans ce projet au long cours, Nick Brandt affine encore son travail de portraitiste. En 2020 et 2022, pour les deux premiers chapitres réalisés au Zimbabwe, au Kenya et en Bolivie, l’artiste est allé à la rencontre de personnes touchées par des catastrophes environnementales — sécheresses, inondations et incendies. Déplacés par le changement climatique, ces hommes et ces femmes sont tout autant déracinés que les animaux qui occupent le premier plan des photographies. Sauvés de la vie sauvage à la suite de différents conséquences — destruction de l’habitat, empoisonnement ou braconnage — la survie de ces animaux dépend désormais des soins humains dans les sanctuaires et réserves où ils vivent aujourd’hui, et où les photographies ont été réalisées. Ces animaux ne pourront jamais être réintroduits dans la nature. C’est parce qu’ils sont habitués à la présence humaine il est possible pour des inconnus de s’approcher d’eux sans danger. Humains et animaux ont ainsi été photographiés ensemble, dans le même cadre et au même moment. La brume dense qui entoure les sujets, créée artificiellement, symbolise l’urgence de la crise climatique. La maison brûle, et nous ne pouvons plus détourner le regard. Le troisième chapitre se déroule aux Fidji. Le photographe y met en scène des habitants des îles du Pacifique Sud affectés par la montée des océans liée au changement climatique. Photographiées directement sous l’eau, au large des côtes des îles fidjiennes, les personnes représentées dans ces images incarnent les millions d’individus dont les maisons, les terres et les moyens de subsistance disparaîtront dans les décennies à venir à mesure que les eaux montent. En 2024, le dernier chapitre de “The Day May Break” se déroule en Jordanie. Dans ce pays marqué par la pénurie d’eau, des familles de réfugiés syriens sont contraintes de se déplacer plusieurs fois par an à la recherche de travail là où les pluies tombent. Photographiées ensemble, elles incarnent un symbole d’unité et de résilience face aux défis environnementaux. À rebours d’une photographie consumériste, Nick Brandt construit son univers avec prudence et intention, en utilisant des accessoires qui renforcent la dimension symbolique de ses portraits. Humains et animaux posent ensemble devant son objectif comme les victimes communes de l’Anthropocène. Les titres des photographies nomment les êtres qui les habitent, et mettent un visage sur ceux qui ne sont souvent que noyés dans des statistiques alarmantes. Du premier au dernier chapitre, “The Day May Break” s’est construit comme un avertissement envers notre propre espèce. Une injonction aussi à contrer ce destin funeste : en ligne de mire point l’espoir, qui comme une ampoule suspendue, est à portée de main. En accord avec l’artiste, une partie des recettes provenant de la vente des tirages de Nick Brandt lors de l’exposition sera reversée au Fonds de dotation Grazie, soutenant le projet “Horizon”, qui favorise la revitalisation des territoires ruraux par l’installation de personnes réfugiées autour de leurs savoir-faire. Dates13 Mars 2026 15 h 00 min - 16 Mai 2026 17 h 00 min(GMT-11:00) LieuGalerie Polka12, rue Saint-Gilles 75003 ParisOther Events Galerie Polka Get Directions CalendrierGoogleCal Guillaume Lavrut, le magicien des lignes de fuite Jardin des Tuileries #1. © Guillaume Lavrut / Courtesy Polka Galerie Avec Guillaume Lavrut, la programmation prend un virage plus graphique. Dans « Lignes de fuite », le photographe français compose des images où la perspective devient presque un jeu d’optique. Carrosseries de voitures vintage, courts de tennis de Roland-Garros Stadium, spots de surf de la côte Atlantique ou escaliers du Trocadéro : chaque décor devient une architecture visuelle. Les lignes convergent, guident le regard et structurent l’image. Dans ces compositions impeccables, les personnages se font rares. Lorsqu’ils apparaissent, ils ne sont que de petites silhouettes anonymes, presque effacées dans le décor. Le réel, lui, reste intact : Lavrut ne cherche ni à transformer ni à manipuler ce qu’il voit. Il joue simplement avec la perception du spectateur, comme un illusionniste de la composition. Le bassin des Jardin des Tuileries semble soudain devenir un jardin paradisiaque, tandis que les tours du Sacré-Cœur émergent comme dans un rêve. Une approche qui fait écho à la célèbre phrase de Robert Capa : « Les photos sont là. Il ne reste plus qu’à les prendre. » Chez Lavrut, le monde ressemble parfois à un immense “ready-made” visuel à capturer. Galerie Polka12, rue Saint-Gilles 75003 Paris ven13mar(mar 13)15 h 00 minsam16mai(mai 16)17 h 00 minGuillaume LavrutLignes de fuiteGalerie Polka, 12, rue Saint-Gilles 75003 Paris Détail de l'événementDes carrosseries de voitures vintage aux cours de tennis de Roland Garros, des spots de surf de la côte Atlantique aux escaliers du Trocadéro, Guillaume Lavrut est le roi de la Détail de l'événement Des carrosseries de voitures vintage aux cours de tennis de Roland Garros, des spots de surf de la côte Atlantique aux escaliers du Trocadéro, Guillaume Lavrut est le roi de la ligne de fuite. Dans ses images-perspectives, pas de recherche de la proportion parfaite. La photo ne mime pas le réel. Ce qui n’empêche pas l’auteur de jouer sur la perception du spectateur sans invention ni travestissement, mais avec les codes d’un magicien de la composition. Dates13 Mars 2026 15 h 00 min - 16 Mai 2026 17 h 00 min(GMT-11:00) LieuGalerie Polka12, rue Saint-Gilles 75003 ParisOther Events Galerie Polka Get Directions CalendrierGoogleCal Marque-page0
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