Carte blanche à Gwénaëlle Fliti : Selkies : Nouveau média – croiser pop culture et photographie pour rendre l’image plus accessible 2 jours ago
« Picture Perfect » l’exposition manifeste à BOZAR, Bruxelles : Rencontre Christel Tsilibaris, commissaire 5 jours ago
« Picture Perfect » l’exposition manifeste à BOZAR, Bruxelles : Rencontre Christel Tsilibaris, commissaire 5 jours ago
Rencontre avec Danaé Panchaud, Centre de la photographie, Genève, santé mentale et enjeux de monstration des images 9 mars 2026
Masterclass Oeildeep : Voir venir la barbe bleue, un conte psychologique par Emmanuelle Corne 13 mars 2026
« Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre »… Beauté et laideur à BOZAR, Bruxelles 2 jours ago
Salon du dessin, 34ème édition : Interview Florence Chibret-Plaussu, nouvelle co-présidente 3 jours ago
Entretien avec Fabienne Grasser-Fulchéri, directrice de l’eac : « Interroger la capacité de la collection Albers-Honegger à écrire de nouveaux récits » 5 jours ago
Partager Partager Il fut un temps, pas si lointain au regard de l’Histoire, où l’Europe se couvrait de bûchers destinés à brûler sorcières, mages et autres hérétiques. Ce n’est qu’en 1782 que la dernière femme accusée de sorcellerie a été exécutée en Europe (en Suisse). Et puis, la magie s’est cachée, les lumières ont promulgué l’âge de la science et de la Raison, les sorcières se sont tues… Mais, elles n’ont pas disparu ! Et certaines autrices les révèlent depuis peu. Parmi elles, Anne Voeffray vient de publier chez BSN Press, un ouvrage aussi surprenant que questionnant intitulé sobrement Sorcières. © Anne Voeffray Elles sont femmes, mères, filles. Il y a quelques hommes, mais très peu, parce que de tout temps les sociétés se sont acharnées sur les femmes plus que sur les hommes. Il y a un chien aussi. Présentés sous forme de fiches, à la manière de celles de police du début du XXème siècle, les personnages du livre d’Anne Voeffray auraient toutes et tous pu être accusés autrefois de sorcellerie. C’est pourquoi, en en-tête, se trouve le prénom et l’initiale du nom de la personne et surtout le motif accusatoire : ainsi Fabienne Jeanne T. « une hérétique, habitée par sa passion pour les sorcières » ou Virginie K. « féministe depuis l’enfance ». C’est aussi Isabelle L. « femme de feu et de sang », Dominique R. « anticonformiste, atypique, un peu trop impertinent ». Puis deux photographies, une de face, une de profil, parce que le profil révèle tout autant des personnes, une date au tampon. On est là face à de dangereux criminels, peut-être ! Plus loin interviennent des éléments plus formels : l’âge, le nombre d’enfants, la forme de l’oreille, du nez ou de l’œil et systématiquement ce langage légèrement abscons qui permettait de décrire ces deux derniers à l’époque de l’anthropométrie. Enfin, à la question du genre, du sexe, les réponses sont diverses : féminin, femme, masculin, non binaire. Il y a donc quelque chose de doucement subversif, gentiment moqueur et facétieux dans la mise en forme des fiches. Mais ce serait limiter le travail de Sorcières que de n’y voir que ça. Exposition au Musée Jenisch, Monique Jacot © Anne Voeffray Parce que cet ouvrage prolonge une réflexion plus vaste initiée par les féministes actuelles (notamment Mona Chollet) : qui serait accusé de sorcellerie si par malheur les temps obscurs de l’Inquisition revenaient ? Et pourquoi ? Force est de constater que les motivations à torturer, enfermer et brûler des humains ne manqueraient pas. Mais, fondamentalement, la principale serait avant tout la recherche de la Liberté. Parce que les sorcières sont des femmes libres, des gens qui réfléchissent, agissent par eux-mêmes, pour eux mais aussi pour les autres. Qu’elles soient féministes, autonomes, qu’elles ressentent les énergies, cueillent des plantes sauvages, qu’elles posent des questions dérangeantes, toutes ces femmes, ces quelques hommes sont avant tout conscients, libres et veulent faire bouger les choses. Et c’est peut-être ça qui fait de ces acteurs du XXIème siècle et du livre d’Anne Voeffray une ouverture vers l’avenir : la conscience que rien ne doit rester figé, bloqué. On peut changer de modèle sociétal, on peut mettre fin aux inégalités (et pas seulement celles qui frappent les femmes), on peut aller vers un monde où le respect du vivant ne serait pas que des mots, mais pour que tout ça advienne, il est nécessaire de mettre en avant celles, ceux qui possèdent en eux cette part de magie et de pouvoir. Anne Voeffray en fait sans nul doute partie et Sorcières est peut-être le grimoire des magiciennes de maintenant et de demain. Couverture Sorcières Site de Anne Voeffray Site de BSN Press Marque-page2
Photo Masterclass Oeildeep : Chimères, les nouveaux habitants de Nikos Djail Cette semaine, nous poursuivons la restitution d’une Masterclass Œildeep un peu particulière. L’équipe, composée de Sonia Seraidarian, Diana Lui et Jean-Christian Bourcart, ...
News Le FOAM d’Amsterdam présente ses 30 nouveaux talents à suivre ! Chaque année, le FOAM d’Amsterdam dévoile les noms de ses jeunes talents issus d’un appel à candidatures international. En plus des 15 ...
L'Invité·e Carte blanche à Gwénaëlle Fliti : 3 livres photo pour prolonger Sinners Pour sa troisième carte blanche, notre invitée de la semaine, la fondatrice et rédactrice en chef du futur média Selkies, Gwénaëlle Fliti, ...
Carte blanche à Gwénaëlle Fliti : Selkies : Nouveau média – croiser pop culture et photographie pour rendre l’image plus accessible 2 jours ago
« Picture Perfect » l’exposition manifeste à BOZAR, Bruxelles : Rencontre Christel Tsilibaris, commissaire 5 jours ago
« Picture Perfect » l’exposition manifeste à BOZAR, Bruxelles : Rencontre Christel Tsilibaris, commissaire 5 jours ago
Rencontre avec Danaé Panchaud, Centre de la photographie, Genève, santé mentale et enjeux de monstration des images 9 mars 2026
Masterclass Oeildeep : Voir venir la barbe bleue, un conte psychologique par Emmanuelle Corne 13 mars 2026
« Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre »… Beauté et laideur à BOZAR, Bruxelles 2 jours ago
Salon du dessin, 34ème édition : Interview Florence Chibret-Plaussu, nouvelle co-présidente 3 jours ago
Entretien avec Fabienne Grasser-Fulchéri, directrice de l’eac : « Interroger la capacité de la collection Albers-Honegger à écrire de nouveaux récits » 5 jours ago
Carte blanche à Gwénaëlle Fliti : Selkies : Nouveau média – croiser pop culture et photographie pour rendre l’image plus accessible