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Partager Partager Créé en 2014 par Laurent Dumas, Président du groupe Emerige, la Bourse Révélations Emerige est devenue un tremplin incontournable de la scène française et au-delà. Une décennie qui a vu les règles du jeu se métamorphoser avec l’impact des réseaux sociaux, l’internationalisation grandissante d’un marché de plus en plus vorace et compétitif, l’émergence de nouveaux modèles disruptifs sur fond de crises et de catastrophe écologique. Nombreux sont celles et ceux qui sont passés par le radar de Gaël Charbau, commissaire dès le début de la Bourse, avant d’entamer une trajectoire prometteuse grâce à un réseau de partenaires solides : la galerie invitée en l’occurrence Nathalie Obadia cette année, la Villa Noailles ou l’Institut français de Madrid. L’impression première qui se dégage de ces 12 artistes nominés est une composante picturale forte. La sculpture et la vidéo arrivent ensuite. Mais cette appétence pour la peinture que l’on retrouve chez cette génération n’est pas une survivance docile d’une certaine tradition, bien au contraire, il s’agit d’une confrontation irrévérencieuse où le sarcasme et l’humour cachent une portée politique forte et notamment chez les artistes femmes. Elles convoquent le genre du portait, du nu académique, du paysage tout en tordant le coup aux diktats qui ont dominé l’histoire de l’art. Vue de l’exposition Bourse Révélations Emerige 2023 Emilie Caie, peintre autodidacte, s’attaque au male gaze dans des nus tout sauf conventionnels où domine un sens de l’obscène sur fond de natures mortes anarchiques. Morgane Ely interroge le féminisme digéré par l’industrie culturelle dominante à partir de techniques vernaculaires de l’estampe, collectant ses sources sur les réseaux sociaux. La féminité exacerbée en devient privée de sa substance et la pulsion scopique tourne court. Juliet Casella se saisit aussi du binge-watching, cette ingestion constante d’images pour opérer des chocs visuels à partir du sampling, technique hybride qui caractérise cette génération. Ses collages surréalistes et faussement acidulés traduisent un monde au bord du précipice. Pour Na Liu la peinture est le ressort de tout une mise en scène aux côtés de la vidéo et de l’installation. Un spectacle enveloppant et liquide où le public devient le réceptacle d’un rituel fantasmagorique. Johanna Mirabel associe la peinture à des souvenirs d’enfance en Guyanne et à la fuite du temps. Elle s’empare d’une technique traditionnelle guyanaise, le Tembé, l’art des esclaves marrons composé de motifs géométriques aux couleurs vives issues de pigments naturels qu’elle recycle dans de grandes toiles où l’architecture, les tentures, les effets de perspective donnent un côté vertigineux à ces scènes. Thaïs Zakï Tembo, originaire d’une mine d’émeraudes au nord-est du Brésil se saisit de son histoire pour dénoncer colonialisme et captation des richesses dans des performances, installations, sculptures et peintures à partir de rituels d’écriture. Ses récits allégoriques disent un quotidien sauvage et meurtrier. Hugo Ruyant dans sa série de toiles aux couleurs pop « Survie et délices » se saisit de la figure du lécheur suspendu à une grappe de raisons chez Jérôme Bosch pour revenir sur ce plaisir sans limite que l’on retrouve aussi chez Le Caravage avec son « Jeune Bacchus malade » qui serait un autoportrait en creux. L’hédoniste pris à son propre piège dans une contradiction assumée. Ismaël Bazri avec sa série de photographies « Islam goes to Hollywood » découverte lors des Rencontres d’Arles 2022 (École Kourtrajmé, Ateliers Médicis) et « La fin de leur monde » souligne les contradictions inhérentes à notre époque et le métissage de deux cultures. Les photographies qui ont tous les codes esthétiques publicitaires sont encadrées par les tapis de prière de ses parents. Une femme habillée en burkini est au volant d’une voiture de sport jaune, clin d’œil aux années 1970 avec Cardin ou Courrèges. Puissante, elle bouscule les réalités des pays arabes. Avec « French pic nic, Fos sur mer » l’artiste reprend et détourne les codes de la peinture du paysage (Monet, Seurat) avec les centrales nucléaires présentes au loin dans cet environnement faussemnt idyllique. Du côté de la sculpture, Mathilde Albouy interroge la dimension performative des objets du quotidien. Un peigne en bois à l’échelle humaine, intitulé « On dirait que je rentre en moi-même », une paire d’épingles également de grande taille surnommées « Come on in » ou des mains articulées à des pieds métalliques « May you never see again » créent des courts-circuits entre leur caractère domestique premier et devenir toxique. Une dissection en règle du déterminisme social lié au féminin. L’artiste faisait partie de la remarquable exposition House of Dreamers à la Fondation Boghossian, Bruxelles. Enfin Moïse Togo se saisit de la vidéo pour mettre en lumière les conséquences parfois dramatiques de rituels spirituels pratiqués en Afrique, en ce qui concerne les albinos en proie à des traques violentes et macabres avec 75000 € ou les jeunes filles à leur puberté avec Pierres chaudes. Pendant le confinement il a pu, depuis Roubaix, collecter histoires et témoignages entremêlées à différentes techniques de captation numériques autour de ces persécutions repoussant les limites entre documentaire et vidéo. A noter que le ou la lauréate, élu·e par un jury de professionnels, bénéficie de l’accompagnement de la galerie partenaire de l’édition, de la mise à disposition d’un atelier pendant un an et d’une dotation de 15 000 € pour la réalisation de son exposition personnelle à la galerie l’année suivante. La lauréate, Johanna Mirabel a été élue le 17 octobre dernier. INFOS PRATIQUES : 10ème édition Bourse Révélations Emerige Jusqu’au 5 novembre 2023 190 rue Lecourbe 75015 Paris Visites commentées et ateliers Accueil – Revelations Emerige (revelations-emerige.com) Marque-page0
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