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Partager Partager Tout au long du mois de mars, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, nous partagerons avec vous une sélection d’ouvrages de femmes photographes réalisée par des éditrices françaises. Pour poursuivre ce dossier éditorial, c’est Cécile Poimbœuf-Koizumi qui nous présente son prochain ouvrage à paraître fin mars et consacré à la photographe japonaise, Fusako Kodama. Intitulé « 1960-1980 » ce premier livre publié en Occident réunit des photographies inédites venues immortaliser l’effervescence du Japon de cette époque. Couverture du livre © Chose Commune Roppongi, Tokyo 1972© Fusako Kodama / Chose Commun Certaines rencontres sont immédiates. J’ai découvert le travail de Fusako Kodama sur le stand de la galerie japonaise The Third Gallery Aya à Paris Photo il y a 4 ans, en 2021. J’ai tout de suite été saisie par la beauté de ses photographies, empreintes d’une forte nostalgie du Japon d’avant — celui qui me rappelle la jeunesse de ma mère, que je connais grâce aux nombreuses photographies de famille. Après avoir fait quelques recherches plus approfondies sur Fusako Kodama, quelle ne fut pas ma surprise de voir qu’elle n’avait pas publié depuis près de 30 ans, et que même au Japon, elle fait partie de ces figures connues de certains initiés seulement. Kawasaki, Kanagawa 1983© Fusako Kodama / Chose Commune Je me suis empressée d’écrire à sa galerie, Tomoka Aya, pour en savoir plus et surtout, pour lui proposer d’éditer et publier un livre, présentant des photographies inédites. Quelques mois plus tard, je rencontre Fusako Kodama à Tokyo, qui me montre un grand nombre de photographies vintage qui composent son archive, et à partir desquelles j’ai fait la sélection qui se trouve dans notre livre à paraître ce mois-ci, 1960/80. Shinjuku, Tokyo, 1970© Fusako Kodama / Chose Commun Comme son titre l’indique, notre livre s’intéresse à ces années précisément, rendant compte de l’effervescence du Japon des villes et des campagnes. Le travail de Fusako Kodama se centre beaucoup sur l’humain, notamment les enfants, qu’elle cadre de manière inhabituelle et spontanée. On sent la photographe avec son sujet, et non à côté, alors qu’il semble évident qu’elle ne les connaît pas, que ce sont là des rencontres furtives au hasard d’une rue. J’ai pris beaucoup de plaisir à éditer ce travail, donnant vie à une série qui n’en était pas une à l’origine, et rendant tangible un livre qui n’avait pas vocation à exister, si la rencontre n’avait pas eu lieu. À PROPOS DES ÉDITIONS CHOSE COMMUNE : Chose Commune est une maison d’édition française basée à Marseille, dirigée par la cofondatrice Cécile Poimbœuf-Koizumi depuis sa création en 2014. Animés par la volonté de découvrir — ou redécouvrir — des figures oubliées ou encore inconnues de la scène internationale, nous dessinons, éditons et publions des livres d’artistes dans les domaines de la photographie, des œuvres sur papier et de la céramique. Chacun de nos livres est conçu dans l’idée d’exister « seul » — pensés en étroite collaboration avec l’artiste et toujours façonnés avec attention, ils sont le fruit d’une rencontre et d’un travail de recherche indépendant, incarnant notre engagement à soutenir et diffuser des travaux essentiels et singuliers. https://www.chosecommune.com INFORMATIONS PRATIQUES 1960-1980 Fusako Kodama Chose Commune Parution : Fin mars 2025 168 pages, 26 x 22 cm, Français / Anglais / Japonais ISBN : 979-10-96383-43-6 50 € 50€ https://chosecommune.com/book/1960-80 À LIRE Covid-19 et les éditeurs : Entretien avec Cécile Sayuri Poimboeuf-Koizumi, Chose Commune Marque-page2
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