Covid-19 et les éditeurs : Entretien avec Cécile Sayuri Poimboeuf-Koizumi, Chose Commune

2039 Views |  1
Temps de lecture : 1 minute et 56 secondes

La crise sanitaire liée au covid-19 touche tous les acteurs du monde de la photographie. Face aux annonces faites par le gouvernement et les différents ministères pour apporter un soutien financier aux professionnels, nous avons souhaité leur donner la parole. Aujourd’hui, nous partageons le témoignage de Cécile Sayuri Poimboeuf-Koizumi, de la maison d’édition Chose Commune. Il semblerait que le secteur de l’édition, déjà en souffrance, ait été quelque peu « oublié »…

Chose Commune est une maison d’édition fondée en 2014 par l’éditrice Cécile Poimboeuf-Koizumi et le photographe Vasantha Yogananthan. Aujourd’hui, ce sont 7 livres-objets au design particulièrement soigné qui voient le jour chaque année. L’une des grandes spécificités de Chose Commune est de gèrer sa propre distribution en faisant de l’achat ferme en librairie, ce qui facilite la rapidité d’entrées financières. Ainsi, les ventes du précédent livre permettent de financer le prochain… Dans un contexte déjà difficile, le secteur de l’édition va subir de plein fouet la fermeture des librairies, et la suppression des événements comme les foires, les salons, expositions ou les foires qui permettent une plus grande visibilité et qui représentent une économie importante pour un éditeur. Les différentes manifestations qui devaient permettre d’inaugurer leur nouvel ouvrage, celui de Issei Suda, ont malheureusement toutes été annulées. L’inquiétude se porte surtout sur les mois qui vont venir. Deux livres devaient normalement voir le jour, et sortir pour le salon Offprint en mai, mais il est impossible, avec le confinement, de les imprimer. Passée la période d’été, il semblerait que les sorties soient repoussées à la rentrée de septembre.
Le CNL (Centre national du livre) quant à lui a annoncé la création d’une aide exceptionnelle aux maisons d’édition indépendantes d’un montant de 500 000 euros. Des subventions seront accordées selon « la gravité de la situation du demandeur et du risque quant à la continuité de son activité, pour un montant compris entre 3 000 et 10 000 € » (non cumulable avec le fonds national de solidarité).

Attention : cet entretien a eu lieu avant les diverses annonces du gouvernement et des structures culturelles pour aider le secteur de l’édition.

https://chosecommune.com

A LIRE :
Vasantha Yogananthan, Cinquième lauréat d’Immersion de la Fondation d’entreprise Hermès
Le Prix Camera Clara 2018 décerné à Vasantha Yogananthan
Prix Nadar 2016 : les 10 livres préférés du jury
Autre témoignages de photographes :
Covid-19 et les photographes : Entretien avec Chau-Cuong Lê « Les doutes et les angoisses resurgissent »
Covid-19 et les photographes : Témoignage d’une photographe Anonyme « Les critères du fonds de solidarité sont injustes ! »
Covid-19 et les photographes : Témoignage de David Giancatarina « Je n’ai droit à aucune aide ! »
Covid-19 et les photographes : Entretien avec Marlène Hodée « Mon activité est impactée jusqu’en 2021 ! »
Covid-19 et les photographes : Entretien avec Jean-Louis Courtinat
Sur le même thème
Le covid-19 fait ses premières « victimes » dans la programmation culturelle
Aide spécifique du Cnap pour les photographes et les auteurs
Les critères d’attribution du fonds de solidarité doivent être repensés !
Rencontre avec Matthieu Baudeau, vice-Président de l’UPP Le fonds national de solidarité ouvert aux photographes auteurs !
Covid-19 : La photographie, un secteur en pleine paralysie Un point sur les aides financières publiques
Formidable élan de solidarité dans le secteur culturel face au Covid-19
COVID-19 et Les conséquences sur l’art

X
X