Tania Arancia, lauréate de la bourse de soutien à la création contemporaine française caribéenne et amazonienne 2 minutes ago
PhotoBrussels Festival : dix années d’engagement en faveur de la création photographique belge 2 jours ago
Partager Partager Cette semaine, nous partageons avec vous une série réalisée par la photographe documentaire Noémie Lecampion. Dans Sur la pointe des pieds, elle se penche sur les adultes porteurs de troubles du spectre autistique (TSA). À travers des portraits et des témoignages, la photographe donne à voir l’intimité de celles et ceux atteints de ce trouble. Les modèles sont équipés d’une poire afin de déclencher eux-mêmes le moment de la prise de vue. Estimé en France à environ 700 000 personnes, le nombre d’individus concernés est important, et beaucoup demeurent non ou mal diagnostiqués. Cette rubrique vous est consacrée : si vous souhaitez partager vos portfolios, n’hésitez pas à nous soumettre vos travaux ! Sur la pointe des pieds «Lorsque l’on pense autisme, c’est tout d’abord à l’enfant ou l’adolescent qu’on fait référence. La série « Sur la pointe des pieds » permet une mise en lumière d’adultes autistes qui ont entre 20 et 60 ans. Cette série photographique est le résultat d’un travail de plusieurs années. Le parcours différent de chacun d’entre eux crée un discours commun porteur à tous. Les photographies sont frontales, telles quelles, sans recherche de mise en scène. Les personnes nous laissent entrer dans leur intimité, leurs sujets de discussions, leurs centres d’intérêts et leur environnement intime. Non seulement Noémie utilise un procédé photographique argentique permettant de prôner la lenteur de la prise de vue, mais aussi, leur laisse la possibilité de choisir avec une poire de déclenchement à quel instant se prendre en photo. Ils sont maîtres de leur choix. C’est une façon d’affirmer leur existence. A travers ce procédé, ils décident du regard que l’on portera sur eux. Ils le maîtrisent. Affirmer son image et se montrer tels qu’ils sont au naturel, sans artifice, sans tricher. Sensibiliser, lutter contre les clichés et interroger la place de chacun dans notre société est le but de cette série. Eux, qu’on efface volontairement à cause de leur «différence», leur «étrangeté», leur « bizarrerie» n’ont plus à se cacher. La photo n’est que la finalité d’une confiance mutuelle établie entre le sujet et la photographe.» En France, environ 700 000 personnes sont porteuses de Troubles du spectre autistique (TSA). Un grand nombre d’individus est encore non ou mal diagnostiqué (ou souvent à un âge avancé). Loin de la curiosité médiatique où les capacités hors normes sont utilisées avec un syndrome autistique, c’est bel et bien un handicap de tous les jours. Les troubles autistiques se manifestent de manières différentes car il faut rappeler que chaque personne est unique. Pourtant des similitudes apparaissent, c’est la triade autistique : difficultés de communication et d’interactions sociales, comportements répétitifs et intérêts restreints. Les expressions courantes avec le terme « autiste » sont révélatrices de bien de moqueries ou d’incompréhensions face à ce handicap. Maya (nom modifié par le modèle), 24 ans, Haute-Garonne. Au coeur de son jardin secret, c’est la première fois que Maya ouvre la porte de sa chambre à une inconnue. Regroupant toutes ses passions, c’est dans cet univers que Maya se réfugie. Lilia, 27 ans, Ile-de-France. Surnommée «le lutin», Lilia s’est créé un alter ego pour se façonner une identité. Elle porte des cagoules en laine, des oreilles de farfadet et possède plusieurs objets fétiches comme cette main en plastique qu’elle aime toucher. «Bleu» (nom modifié par le modèle), 34 ans.Extrait de la chanson «Fields of gold» de Sting, chanson qui calmait «Bleu» étant enfant. Céline, 30 ans, Haute-Garonne La photographie est prise dans le passage qui relie la chambre de Céline et de sa soeur jumelle Marie. La déesse Bastet, symbole de bienveillance, est l’objet choisi par Céline. Alexandra, 28 ans, Haute-Garonne Alexandra est chionosphérophile, le chat est son animal totem. Elle ne se sépare jamais de son doudou «noeud». Anthony, 21 ans, Haute-Garonne. Timothé, 27 ans, Haute-Garonne. C’est dans son studio de 20 m2 dans Toulouse que Timothé s’est créé son refuge de gamer, avec pour icône le jeu Zelda. Amandine, 26 ans, Tarn-et-Garonne. Marie, 30 ans, Haute-Garonne. «Foxy» est un petit renard bleu avec écrit au creux de l’oreille : «l’autisme est mon super pouvoir». Marie le garde précieusement et l’emmène lors de ses déplacements. Le caresser et le savoir près d’elle la rassure et limite son anxiété lorsqu’une crise se profile. Noémie Lecampion est une photographe auteure et documentaire née en 1998 à Strasbourg. Diplômée d’une licence en Design à l’Université Toulouse Jean Jaurès, elle y rédige un mémoire sur «La photographie dématérialisée», interrogeant à la fois la genèse du médium et son impact écologique. En 2019, elle intègre l’ETPA à Toulouse, où elle reçoit le Grand Prix Photo, consacrant une démarche déjà marquée par une forte exigence artistique et documentaire. Son travail photographique s’inscrit dans une recherche intime et engagée. Noémie Lecampion explore les récits personnels, les mémoires enfouies, les silences partagés. Elle utilise la photographie comme un vecteur de transmission, un outil pour révéler les histoires individuelles et les inscrire dans un récit collectif. Son approche repose sur une imprégnation profonde du sujet, nourrie par des enquêtes historiques, artistiques et humaines. En 2022, elle réalise Monochrome, une série consacrée au peintre Yves Klein. Ce projet, soutenu depuis 2023 par la Fondation Yves Klein, mêle archives, rencontres et déplacements à travers la France, pour retracer le parcours du peintre et interroger la matérialité du vide, la lumière et le bleu IKB. Sa démarche, à la fois poétique et lyrique, révèle une sensibilité et une capacité à faire dialoguer les disciplines. Noémie aborde également des problématiques sociales au long cours. En 2023, elle crée Sur la pointe des pieds, une série documentaire sur le handicap invisible, centrée sur le quotidien d’adultes diagnostiqués autistes (TSA). Ce travail est publié dans le magazine Autisme et Nous en 2025, et prolongé dans le cadre de la résidence Banlieues Plurielles à Montreuil. Son intérêt pour le design et la photographie se conjugue dans la série Le monstre de la création (2025, en cours), où elle conçoit des objets à échelle réelle inspirés de clichés et de phrases entendues dans le quotidien des femmes. Ce projet hybride, entre création d’objets et scénographie plastique, interroge les normes, les représentations et les formes du langage. Son travail est exposé dans des festivals tels que Les Nuits Photographiques de Pierrevert, le Festival Manifesto à Toulouse, et les Promenades Photographiques de Vendôme. Elle collabore également avec la presse, poursuivant une pratique où l’image reste toujours au service du réel, du sensible et du partage. https://www.noemielecampion.com https://www.instagram.com/noemie.lecampion/ À (RE)LIRE Monochrome, hommage à Yves Klein par Noémie Lecampion Vous êtes photographes et vous souhaitez donner de la visibilité et de la résonance à votre travail ? Notre rubrique Portfolio vous est consacrée ! Comment participer ? Pour soumettre votre travail à la rédaction, il vous suffit d’envoyer à info@9lives-magazine.com • Une série composée de 10 à 20 images. Vos fichiers doivent être en 72DPI au format JPG avec une taille de 2000 pixels dans la plus grande partie de l’image ; • Des légendes (s’il y a) ; • Un texte de présentation de votre série (pas de format maximum ou minimum) ; • Une courte biographie avec les coordonnées que vous souhaitez rendre public (site web, email, réseaux sociaux…) Marque-page0
Tania Arancia, lauréate de la bourse de soutien à la création contemporaine française caribéenne et amazonienne
News Tania Arancia, lauréate de la bourse de soutien à la création contemporaine française caribéenne et amazonienne Le nom de la lauréate de la seconde édition de la bourse de soutien à la création contemporaine française caribéenne et amazonienne, ...
Evénements PhotoBrussels Festival : dix années d’engagement en faveur de la création photographique belge Dès demain, la capitale européenne vibrera pendant un mois entier au rythme de la photographie. En 2016, alors que Hangar voyait le ...
News Olenka Carrasco et La Chica, duo lauréat de la 7ᵉ édition du Prix Swiss Life à 4 mains C’est lors de la soirée de remise de prix, organisée lundi soir dans les nouveaux locaux de la Fondation Swiss Life France, ...
Tania Arancia, lauréate de la bourse de soutien à la création contemporaine française caribéenne et amazonienne 2 minutes ago
PhotoBrussels Festival : dix années d’engagement en faveur de la création photographique belge 2 jours ago
Tania Arancia, lauréate de la bourse de soutien à la création contemporaine française caribéenne et amazonienne