Les 15 ans de mécénat de la Fondation Louis Roederer : Rencontre avec Audrey Bazin, Directrice artistique 13 avril 2026
Bicentenaire de la photographie à Bruxelles : Interview Emilie Terlinden, Botanique (2/2) 1 avril 2026
« Clair-obscur » : des forces du ténébrisme à la lumière, Pinault Collection par Emma Lavigne 17 avril 2026
Partager Partager Jusqu’au 21 juin, Paris accueille l’une des plus grandes figures de la photographie contemporaine états-unienne : Nan Goldin. Simultanément au Grand Palais et à la Pitié Salpêtrière, l’œuvre de la photographe se déploie dans une scénographie immersive mêlant diaporamas et vidéos. C’est l’une des grandes expositions attendues en France en 2026 ! La rétrospective This Will Not End Well se situe à la croisée de la photographie et du cinéma. Une première dans l’Hexagone, qui retrace 50 ans de carrière et réunit ses œuvres majeures. Nan Goldin a toujours rêvé de devenir cinéaste : comme elle l’explique, ses diaporamas sont des films composés de photographies. Ces diaporamas, qu’elle revisite pour chaque occasion, sont au cœur même de sa pratique artistique. Twisting at my birthday party, NYC 1980 © Nan Goldin Nan Goldin n’a que 11 ans lorsque sa sœur Barbara met fin à ses jours en s’allongeant sur une voie ferrée. Bien que ses parents lui fassent croire à un accident, Nan sait, au plus profond d’elle-même, ce qui s’est réellement passé. Dès lors, une faille s’ouvre, amorçant un long parcours ponctué de fragilité psychique, d’excès, de ruptures et de marginalité, autant d’éléments qui nourriront une incroyable création. French Chris at the Drive-in, N.J 1979 © Nan Goldin Dans les années 1980, Nan Goldin s’empare du médium photographique pour se raconter sans tabou. Elle participe à révolutionner la pratique en faisant de sa vie, une œuvre. Elle se met en scène, photographie son intimité, ses amours et ses amitiés, sans filtre. Elle contribue également à documenter l’existence d’une génération entière évoluant au sein de communautés marginalisées. Cette rétrospective poursuit sa tournée internationale, débutée à Stockholm en 2022, pour s’installer à Paris tout le printemps. Elle propose une expérience immersive ; l’architecte Hala Wardé transforme le Grand Palais en un étrange village, où chaque pavillon accueille une œuvre spécifique. Pensés en fonction des séries présentées, ces espaces plongent pleinement le visiteur dans l’univers de Nan Goldin, traversant les thèmes qui lui sont chers : la mort, la dépendance, l’amour, le corps ou encore la résistance politique, et plus largement la condition humaine. Brian and Nan in Kimono 1983 © Nan Goldin On y retrouve ses opus majeurs, de “The Ballad of Sexual Dependency” à “Memory Lost”, en passant par “Sirens” ou “Stendhal Syndrome”, un travail plus récent réalisé en 2024. Pour l’occasion, à la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, l’installation conçue il y a plus de vingt ans et intitulée “Sisters, Saints, Sibyls sera de nouveau présentée au public. Un témoignage” intime et personnel sur le traumatisme et le tabou du suicide. INFORMATIONS PRATIQUES Le Grand Palais3, avenue du Général Eisenhower 75008 Paris mer18mar(mar 18)11 h 00 mindim21jui(jui 21)19 h 00 minNan GoldinThis Will Not End WellLe Grand Palais, 3, avenue du Général Eisenhower 75008 Paris Détail de l'événementPhoto : Nan Goldin, Self-portrait in blue bathroom, London, 1980 © Nan Goldin « J’ai toujours voulu être cinéaste. Mes diaporamas sont des films composés de photos », explique Nan Goldin. Détail de l'événement Photo : Nan Goldin, Self-portrait in blue bathroom, London, 1980 © Nan Goldin « J’ai toujours voulu être cinéaste. Mes diaporamas sont des films composés de photos », explique Nan Goldin. La rétrospective « This Will Not End Well » organisée par le Grand Palais est la première exposition en France à présenter une vue d’ensemble de l’œuvre de la photographe Nan Goldin en tant que cinéaste, à travers ses diaporamas et vidéos. Elle comprend The Ballad of Sexual Dependency (19812022) son magnum opus ; The Other Side (1992-2021) un portrait historique réalisé en hommage à ses ami·e·s trans qu’elle a photographié·e·s entre 1972 et 2010 ; Sisters, Saints, Sibyls (2004-2022) un témoignage sur le traumatisme des familles et le tabou du suicide ; Memory Lost (2019-2021) un voyage claustrophobe à travers le sevrage de la drogue ; Sirens (2019-2020) une plongée dans l’extase de la drogue ; et Stendhal Syndrom (2024), une oeuvre inspirée de six mythes tirés des Métamorphoses d’Ovide, qui explore ce trouble décrit par Stendhal comme une perte de connaissance face à la beauté écrasante de l’art. Au Grand Palais, l’exposition se déploie au sein de pavillons uniques conçus par Hala Wardé, architecte qui collabore souvent avec Goldin. Chaque pavillon est pensé en fonction de l’œuvre qu’il accueille. Ensemble, ils forment un village. Celui-ci s’étend à la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, où sera présentée l’installation conçue pour cet espace en 2004 dans le cadre du Festival d’Automne, Sisters, Saints, Sibyls. Nan Goldin (née à Washington D.C. en 1953) est l’une des artistes les plus influentes de notre époque. Son travail d’exploration de l’expérience humaine est légendaire et a profondément influencé de nombreuses générations. Sa première œuvre, The Ballad of Sexual Dependency, documente la vie à Provincetown, New York, Berlin et Londres des années 1970 jusqu’aux années 1990. Goldin a photographié avec une immense tendresse son entourage d’amis créatif·ve·s et bohèmes. Ses photographies nous offrent des instantanés de l’intimité et du couple, du quotidien et des fêtes extravagantes, de l’espoir et du désespoir. Montrant une génération qui connaissait la liberté de la vie avant le sida et évoluait dans un monde alternatif en marge de la société, l’œuvre de Goldin constitue également un témoignage de son époque. Vers 1980, Goldin a commencé à présenter son diaporama The Ballad of Sexual Dependency dans divers clubs et lieux publics à New York, ainsi que dans les cinémas underground et les festivals de cinéma en Europe. Elle l’actualisait et le rééditait à chaque projection et actionnait plusieurs projecteurs, sur le fond d’une bande sonore éclectique. La capacité de Goldin à revisiter ses diaporamas constitue depuis lors le cœur de sa pratique artistique. Au cours des quarante dernières années, elle a produit environ une douzaine de diaporamas différents, des portraits de ses ami·e·s aux récits d’évènements familiaux traumatisants. Depuis 2004, elle y intégre de nouveaux éléments que ce soit des images animées, des voix ou encore des documents d’archives. Nan Goldin a toujours abordé des questions sociales telles que le genre, la santé mentale ou le sida suivant différentes approches. Memory Lost évoque les côtés les plus sombres de la dépendance aux drogues. En 2017, Goldin a fondé P.A.I.N. (Prescription Addiction Intervention Now), un groupe d’action directe ciblant spécifiquement la famille Sackler, une famille de milliardaires tenue pour responsable du déclenchement de la crise épidémique des overdoses d’opioïdes. Les Sackler sont d’importants donateurs pour de nombreux musées internationaux de renom. Cependant, bon nombre de ces institutions ont réagi à la pression de P.A.I.N. et ont retiré toute trace du nom des Sackler de leurs espaces. Bien que le titre de l’exposition « This Will Not End Well » puisse sembler sombre et prémonitoire, il est également rempli d’ironie et d’émotion. Il est une affirmation de ce que Fredrik Liew, commissaire de la rétrospective, décrit comme la « joie de vivre inébranlable caractéristique de Goldin. » Sous la houlette du Moderna Museet à Stockholm où elle a été présentée du 29 octobre 2022 au 26 février 2023, « This Will Not End Well » a fait l’objet d’une tournée internationale à laquelle ont participé le Stedelijk Museum à Amsterdam (7 octobre 2023 – 28 janvier 2024), la Neue Nationalgalerie à Berlin (23 novembre 2024 – 6 avril 2025) et le Pirelli HangarBicocca à Milan (9 octobre 2025 – 15 février 2026). Commissaire Fredrik Liew, Directeur des expositions et des collections, conservateur en chef au Moderna Museet à Stockholm Commissaire associée pour la présentation à Paris Barbara Kroher, Responsable de la programmation des expositions au GrandPalaisRmn Scénographe Hala Wardé, HW architecture La scénographie de l’exposition est soutenue par Kvadrat et Sahco. L’exposition est organisée par le Moderna Museet, Stockholm, en collaboration avec le GrandPalaisRmn, Paris et l’AP-HP Sorbonne Université, Paris, le Stedejlik Museum, Amsterdam, la Neue Nationalgalerie, Berlin et le Pirelli HangarBicocca, Milan Grand Palais – Salon d’honneur et Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière Dates18 Mars 2026 11 h 00 min - 21 Juin 2026 19 h 00 min(GMT+00:00) LieuLe Grand Palais3, avenue du Général Eisenhower 75008 ParisOther Events Le Grand Palais Get Directions CalendrierGoogleCal À LIRE Nan Goldin expose l’intime en grand format au Grand Palais Marque-page0
News Le tirage photographique à l’honneur dans le dispositif « Maîtres d’art – Élèves » Depuis 1994, le ministère de la Culture pilote un programme de transmission des savoir-faire des métiers d’art. Pour la première fois, le ...
L'Interview La photographie à l’assaut du crime. Rencontre avec l’historien, Bruno Fuligni Bruno Fuligni est écrivain et historien, passionné par l’histoire policière et criminelle. Il a constitué au fil du temps une impressionnante collection ...
News La photographe américaine Carol Guzy remporte le World Press Photo of the Year Pour la deuxième année consécutive, c’est une femme qui remporte le World Press Photo of the Year. Un prix majoritairement masculin puisque ...
Les 15 ans de mécénat de la Fondation Louis Roederer : Rencontre avec Audrey Bazin, Directrice artistique 13 avril 2026
Bicentenaire de la photographie à Bruxelles : Interview Emilie Terlinden, Botanique (2/2) 1 avril 2026
« Clair-obscur » : des forces du ténébrisme à la lumière, Pinault Collection par Emma Lavigne 17 avril 2026