Chrystèle Roveda, directrice du Centre du patrimoine arménien, est notre invitée By La Rédaction 4 jours ago
Rafael Pavarotti, la couleur comme manifeste au musée des Arts décoratifs By Alix Decreux 2 jours ago
Paris Photo 2026 : Interview Anna Planas, directrice artistique By Marie-Elisabeth De La Fresnaye 3 jours ago
La Biennale de la Petite Photographie, une manifestation manifeste Rencontre avec Éric Antoine 20 octobre 2026
A la MEP, Interview Nanténé Traoré : aux confins de l’indicible et de la dissolution de l’image 14 octobre 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep : En manque d’oxygène, un documentaire de Samuel Sotto By La Rédaction 5 heures ago
Partager Partager Interview Art ContemporainOtherSide Linda Sanchez, Journal d’une artiste confinée Marie-Elisabeth De La Fresnaye24 avril 2020 Aux questions que je lui pose : Comment vivez-vous ce confinement ? Cette période est-elle inspirante, anxiogène, stimulante ou tout à la fois ? Comment imaginez-vous le monde d’après et à quel prix ?..Linda Sanchez me livre cette chronique tranchante et singulière, entre angoisses et épiphanies, évidences et inconnu, au-delà de toutes les injonctions et compromis possibles. Il m’est difficile de répondre à l’ensemble de ces questions. Les mots pèsent. De cette situation, de la manière dont la crise est gérée, de ce qu’il en adviendra et de la manière dont nous en tirerons les conséquences.. qui a assez de recul pour y répondre ? Depuis quatre semaines de confinement, en écoutant autour de moi (collègues, amis ) et mon ressenti, il y a une injonction implicite à poursuivre l’activité coûte que coûte, et donc par les moyens interposés, de mails, visio-conférence, restitutions virtuelles, téléphone, compte-rendus pédagogiques…par ailleurs, nous sommes submergés de propositions audio-visuelles, de plateformes et d’interfaces, de dessins d’artistes, de formats de remplacement. Ceci produit pour moi un sentiment de frustration et presque d’ angoisse supplémentaire. Cette demande qui nous est faite de traduire, vite, tirer des conclusions, recueillir des partis-pris, s’avancer déjà pour l’avenir, produit un décalage désarmant, qui reflète bien nos mécanismes, notre acharnement, notre peur du vide. Mais pour une fois, on ne peut plus prétendre à une singularité. L’originalité d’un parti-pris ou d’un positionnement, n’a pas de sens. Dans ce monde-ci, où nous sommes tous des vecteurs potentiels ou avérés du virus, nous ne sommes rien sans les autres, et inversement (notre précaution, notre prudence, notre civisme, notre courage, notre reconnaissance..) La planète souffle, mais juste un fragment de seconde à l’échelle de son temps. Un chaos fantasmagorique se produit de même que le cinéma avait déjà posé tant d’images et de représentations sur ce type de situation. La complète et intemporelle saturation des hôpitaux, des masques rachetés comptant sur le tarmac, le réquisitionnement des réfugiées dans les champs, des chiffres qui ne comptent pas les morts dans les hépads, l’information perlée et disparate, la gestion du service funéraire, l’incivisme dans les supermarchés,… Cette crise révèle bien la fragilité de notre système de globalisation (industriel, social et économique), notre anthropocentrisme millénaire. Le temps se dilate, nous faisons l’expérience du silence, de l’arrêt du monde qu’on connaît, et ce présent est étrange, surréaliste. C’est une trêve. Disparaître (dans l’atelier) est un usage et des laps de temps que je protège et auxquels je tiens beaucoup. Travailler entre plusieurs temporalités, celle de son travail et celles qu’il convoque en même temps que le reste des vitesses du monde. Déplier un temps qu’à soi, avec ses propres règles et ses systèmes pluriels. Mais là, le décalage de réalité change tout. C’est une question de coexistences (naturelle et culturelle). On peut se demander ce qu’il reste et ce qui tient, dans sa structure et son contenu, après ça, dans l’art. En changeant de paradigme, des pans de certitudes sont sensés tomber, l’avenir et le mouvement n’est fait que de ces choses relatives les unes par rapport aux autres. Linda Sanchez est représentée par la galerie Papillon, Paris. Elle est lauréate du Prix Découverte des Amis du Palais de Tokyo et de la 4ème Bourse Révélations Emerige en 2017. Je l’avais rencontrée à cette occasion. http://galeriepapillonparis.com/?biographie/Linda-Sanchez A LIRE : Covid-19 et l’art : Marion Papillon, Présidente Comité professionnel des galeries d’art, directrice galerie Papillon Rencontre avec Marion Papillon, Art Brussels et Choices Paris 2019 Marque-page0
Covid-19 et l’art : Patricia Laigneau, Château du Rivau «La recherche d’une modernité différente moins consumériste émergera si nous devenons plus humanistes»
Evénements Paris Photo 2026 : Interview Anna Planas, directrice artistique Avec 246 exposants,199 galeries et 48 éditeurs venus de 38 pays, la 29ᵉ édition de Paris Photo célèbre en avant-première le Bicentenaire ...
L'Interview Illégalité ordinaire Entretien avec l’avocate Joëlle Verbrugge Joëlle Verbrugge est avocate et photographe, membre du collectif DR, c’est ainsi qu’elle s’est spécialisée dans le droit photographique. Elle vient de ...
L'Interview La Biennale de la Petite Photographie, une manifestation manifeste Rencontre avec Éric Antoine Investir une galerie de 4m² en plein cœur de Paris ? C’est le pari fou que vont relever Clair Deweggis et Éric ...
Interview Art Contemporain Fondation d’entreprise Martell, 10 ans de co-création, rencontre Anne-Claire Duprat, directrice
Interview Art Contemporain « A History of the Mechanization of the Feminized Body » au Musée Tinguely, Bâle
Interview Art Contemporain Brice Dellsperger au FRAC Occitanie Montpellier : rencontre Eric Mangion, directeur
Interview Art Contemporain Mrac Occitanie, les 20 ans ! Brice Dellsperger, Philippe Decrauzat… interview Clément Nouet, directeur
Chrystèle Roveda, directrice du Centre du patrimoine arménien, est notre invitée By La Rédaction 4 jours ago
Rafael Pavarotti, la couleur comme manifeste au musée des Arts décoratifs By Alix Decreux 2 jours ago
Paris Photo 2026 : Interview Anna Planas, directrice artistique By Marie-Elisabeth De La Fresnaye 3 jours ago
La Biennale de la Petite Photographie, une manifestation manifeste Rencontre avec Éric Antoine 20 octobre 2026
A la MEP, Interview Nanténé Traoré : aux confins de l’indicible et de la dissolution de l’image 14 octobre 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep : En manque d’oxygène, un documentaire de Samuel Sotto By La Rédaction 5 heures ago