L’art du mignon au Louvre Lens, que cache le succès de telles images ? By Marie-Elisabeth De La Fresnaye 1 jour ago
Du Japon d’après-guerre aux expérimentations contemporaines : la photographie japonaise à la BnF 16 octobre 2026
A la MEP, Interview Nanténé Traoré : aux confins de l’indicible et de la dissolution de l’image 14 octobre 2026
La Biennale de la Petite Photographie, une manifestation manifeste Rencontre avec Éric Antoine By Ericka Weidmann 4 jours ago
A la MEP, Interview Nanténé Traoré : aux confins de l’indicible et de la dissolution de l’image 14 octobre 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep : Petit précis de la vie d’artiste par Julie Guerineau By La Rédaction 5 heures ago
Partager Partager Cap sur l’émergence à Komunuma, Romainville avec la 72ème édition de Jeune Création. Parmi ce tremplin réunissant 48 artistes, on remarque en particulier le projet de l’artiste français, Olivier Bémer que j’avais découvert lors de Révélations Emerige en 2019. Diplômé du Fresnoy, il faisait partie de l’exposition collective « Panorama 23.. par le rêve ». Il a répondu à mes questions. Olivier Bémer est né à Paris en 1989 où il vit et travaille. Il a participé à plusieurs expositions collectives, notamment lors du Prix Emerige 2019, au Fresnoy Studio National, au Centre Wallonie-Bruxelles de Paris, dans la Grande Halle de La Villette ainsi qu’au Palais des Beaux-Arts de Paris. L’écran constitue le médium principal de sa pratique qui oscille entre images fixes et animés, son, texte et interactivité. Son travail interroge le rapport que nous entretenons avec les objets techniques et cherche en particulier à déconstruire une vision fantasmée de la technologie en la présentant non pas comme une solution mais comme le symptôme de notre profonde inadaptation. Quelle opportunité représente pour vous Jeune Création ? Jeune Création, ainsi que d’autres prix destinés aux jeunes artistes, ont deux principaux avantages. Le premier est de donner un peu de visibilité à notre travail en organisant une exposition et des visites dans des lieux auxquels nous n’aurions pas forcément accès. Ensuite, le second et le plus important, c’est qu’on y rencontre nos pairs; d’autres artistes de notre génération avec qui ont peut partager, entre autres sujet, notre avis sur Jeune Création. Olivier Bémer, installation mug phenomena, Jeune Création, courtesy the artist Vous y présentez mug phenomena avec le soutien de la Bourse des Amis des Beaux Arts, pouvez vous nous décrire ce qui se joue ? Il s’agit d’une installation composée d’une quarantaine d’impressions 3D et d’une video en image de synthèse dans laquelle on retrouve les modèles ayant servi aux impressions 3D. Plusieurs choses sont à l’oeuvre dans cette installation. Le rapport entre les déclinaisons d’un objet et son propre déclin en tant qu’objet utile. Le bruit qui s’ajoute à une information à chaque fois qu’on la répète. Et une tentative de créer des objets uniques en cherchant à les reproduire. Ensuite il y a le souhait de mettre en concurrence ces itérations d’objet par le dis cours. Créer une fausse authenticité à chaque objet pour créer une sorte de rivalité mimétique. Quitte à perdre toute rationalité et tout lien entre l’objet, sa forme, et son usage. Olivier Bémer, Noon, video installation 2021 courtesy the artist Vous proposiez Noon à l’occasion de « Panorama 23.. par le rêve » (Le Fresnoy), quels enjeux ? Noon est un film d’animation de quinze minutes, un plan séquence en vue subjective, dans lequel nous suivons les déambulations d’un avatar qui après avoir découvert la lumière, rencontre son ombre portée. Sur son passage, une succession de lampes de plus en plus perfectionnées l’aideront à pourchasser obstinément son double, jusqu’à dissoudre l’espace dans un épais brouillard surexposé dans lequel plus rien ne reste visible. Mais quand l’aveuglement devient total et que notre personnage perd le contrôle, ce dernier cherche alors à regagner l’obscurité. L’histoire peut alors recommencer. Dans Noon, ombre et lumière prennent une forme allégorique. Le désir obsessionnel d’une disparition des ombres au profit du lumineux répond au mirage du progrès par la technique ; rationaliser son environnement en effaçant sa part de doute et d’indéterminé. Le film nous précipite dans une chronologie technique dans laquelle notre avatar voit son identité lui échapper à mesure qu’il cherche à en éclairer les multiples représentations. Olivier Bémer, Alice & John 2017 courtesy the artist Vous avez fait partie de l’exposition des Révélations Emerige L’effet Falaise avec ALICE, chatterbot perdue dans son propre reflet narcissique, que nous disent vos avatars réduits à négocier en permanence avec leur libre arbitre ? Dans la vidéo Alice & John (2017), j’avais alimenté un chatterbot avec les paroles d’Imagine de John Lennon. Mon souhait était de créer une tension simple entre ancien et nouveau. La chanson très idéaliste et représentative d’une époque, contre le robot cynique, étron d’esprit et peu chaleureux. Ce qui m’intéresse c’est ce qui se joue entre ces deux archétypes et puis d’en faire un duo assez cocasse incapable de communiquer. Quels autres projets vous animent ? Je travaille actuellement à l’écriture d’un film d’animation sur la vie des abeilles qui mélangera contre-vérités scientifiques et fausses images documentaires. Aussi, suite à Jeune Création j’ai la chance de participer à la prochaine Saison d’Orange Rouge, une association qui permet à des artistes de travailler avec une classe de collégiens. Un projet qui me réjouit et qui j’espère me permettra de déplacer ma pratique de nouveaux horizons. Site d’Olivier Bémer : Olivier Bémer (olivierbemer.eu) Infos pratiques : Jeune Création, 72ème La Chaufferie / Fondation Fiminco 43 rue de la commune de Paris, Romainville www.jeuncreation.org Evénement terminé Marque-page0
Evénements L’art du mignon au Louvre Lens, que cache le succès de telles images ? Qui n’a jamais succombé face à un chaton ou un chiot farceur et maladroit dans ces vidéos (LOLcats) qui pullulent sur les ...
Evénements Irving Penn : quand la mode devient photographie À la Maison Européenne de la Photographie, une exposition léchée comme du papier glacé retrace plus de 60 ans de photographie de ...
L'Interview La Biennale de la Petite Photographie, une manifestation manifeste Rencontre avec Éric Antoine Investir une galerie de 4m² en plein cœur de Paris ? C’est le pari fou que vont relever Clair Deweggis et Éric ...
Interview Art Contemporain Fondation d’entreprise Martell, 10 ans de co-création, rencontre Anne-Claire Duprat, directrice
Interview Art Contemporain « A History of the Mechanization of the Feminized Body » au Musée Tinguely, Bâle
Interview Art Contemporain Brice Dellsperger au FRAC Occitanie Montpellier : rencontre Eric Mangion, directeur
Interview Art Contemporain Mrac Occitanie, les 20 ans ! Brice Dellsperger, Philippe Decrauzat… interview Clément Nouet, directeur
L’art du mignon au Louvre Lens, que cache le succès de telles images ? By Marie-Elisabeth De La Fresnaye 1 jour ago
Du Japon d’après-guerre aux expérimentations contemporaines : la photographie japonaise à la BnF 16 octobre 2026
A la MEP, Interview Nanténé Traoré : aux confins de l’indicible et de la dissolution de l’image 14 octobre 2026
La Biennale de la Petite Photographie, une manifestation manifeste Rencontre avec Éric Antoine By Ericka Weidmann 4 jours ago
A la MEP, Interview Nanténé Traoré : aux confins de l’indicible et de la dissolution de l’image 14 octobre 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep : Petit précis de la vie d’artiste par Julie Guerineau By La Rédaction 5 heures ago