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Partager Partager Cette semaine, dans notre rubrique L’Invité·e, nous accueillons un ovni de l’édition indépendante française : Pierre Bessard. Il se définit comme un « compositeur de livres d’art », et lorsque l’on connaît ses ouvrages en édition limitée, cette définition est particulièrement juste. Pierre a eu mille vies : ancien photoreporter pour l’AFP, il a également été réalisateur de documentaires avant de se plonger dans l’édition photographique. Pour lui, chaque livre est une expérience unique et porté par sa passion, jusqu’à vendredi, il nous propose de partager avec lui ses expériences à travers ses cartes blanches éditoriales. Portrait d’enfance de Pierre Bessard © Archives personnelles Pierre Bessard est compositeur de livres d’art, spécialisé dans la photographie contemporaine. Il conçoit le livre comme un espace de respiration et de regard, où l’image dialogue avec le silence, le papier et le temps. Son travail s’inscrit dans une approche exigeante et artisanale de l’édition : choix des papiers, attention portée à la reproduction, respect du rythme des images et fidélité à la vision des photographes qu’il accompagne. À la croisée de l’art, de la mémoire et du geste éditorial, Pierre Bessard défend une photographie pensée pour durer, loin de l’immédiateté. https://editionsbessard.com/ Le portrait chinois de Pierre Bessard : Si j’étais une œuvre d’art : je serais Les Ambassadeurs de Hans Holbein le Jeune (1533), chef-d’œuvre anamorphique de la National Gallery de Londres, où le crâne déformé au premier plan défie le regard pour révéler la vanité des honneurs mondains. Si j’étais un musée ou une galerie : je serais le MAC de Niterói d’Oscar Niemeyer, soucoupe futuriste surplombant la baie de Guanabara à Rio – découvert à bord du yacht d’Anna, mon amie brésilienne, une coupe de champagne à la main, dans une intimité qui transcende l’architecture. Si j’étais un·e artiste : : je serais Robert Rauschenberg pour ses Combines-Paintings – hybrides mi-peinture mi-sculpture, néo-dadaïstes et précurseurs du pop-art – ou Julian Schnabel pour ses plate-paintings, où la matière brute transcende la toile en geste monumental. Si j’étais un livre : je serais l’ensemble de mes chevets du moment : Mon amie Nane de Paul-Jean Toulet, Claire de Jacques Chardonne, La Brière d’Alphonse de Châteaubriant, Querelle de Brest de Jean Genet et L’Homme pressé de Paul Morand – quintette d’élégances littéraires où se mêlent mélancolie poétique, intimité provincia. Si j’étais un film : je serais Voyage en Italie de Roberto Rossellini (1954), odyssée intime d’un couple en crise traversant les ruines antiques, où le dépaysement révèle les failles et les possibles réconciliations de l’âme. Si j’étais un morceau de musique : je serais Spiegel im Spiegel d’Arvo Pärt, méditation minimaliste où le piano et le violon se répondent en un miroir infini de silences et de pureté tintinnabulante. Si j’étais une photo accrochée sur un mur : je serais le tirage grand format « Boy & Girl with Ice Cream » de la série Last Resort, somptueux cadeau de Martin Parr offert il y a quelques semaines – un cadeau souvenir qu’il a tenu à me laisser, d’une beauté bouleversante, et dont la présence rend d’autant plus douloureux le départ trop précoce de celui qui a tant compté pour moi et ma maison d’édition. Si j’étais une citation : « Je suis né pour faire une vie, pas une carrière. » Pierre Bessard. Si j’étais un sentiment : je serais la bienveillance joyeuse, parce que je cherche à apaiser, à écouter profondément et à insuffler une énergie positive dans chaque échange, tout en étant très romantique lol. Si j’étais un objet : le masque Kanaga dogon, énigme sculpturale où l’oiseau se fait homme aux quatre membres : un totem du Mali dans mon salon, reliant ciel et terre en une tension sacrée et anthropomorphique. Si j’étais une expo : je serais une proposition silencieuse, à l’iconographie rare et à la scénographie dégagée, conçue moins pour saturer le regard que pour installer une disponibilité intérieure. Si j’étais un lieu d’inspiration : je serais l’Annapurna (8091 m), l’un des 14 géants himalayens de plus de 8000 m, dont l’ascension vertigineuse appelle une ambition mesurée : gravir d’abord le Manaslu (8163 m), plus accessible et moins impitoyable, pour cultiver la persévérance avant l’extrême. Si j’étais un breuvage : Le Champagne Jacques Selosse 2002, essence chardonnay d’Avize Grand Cru : deux parcelles d’une pureté cristalline, où la minéralité s’élève en apothéose contemplative. Si j’étais un héros ou héroïne : je serais Ella Maillart, exploratrice des années 1930 qui traversa la Chine, l’Asie mineure, l’Asie centrale et l’URSS, unissant en elle l’élan de la voyageuse, l’acuité de l’écrivaine et la sensibilité de la photographe. Si j’étais un vêtement : je serais la veste forestière Arnys de 1947, ce modèle parisien épurée, coupe magistrale, alliance d’élégance fonctionnelle, empreinte de l’esprit Le Corbusier, fidèle allié des errances urbaines comme des horizons lointains – celle que je porte. CARTES BLANCHES DE NOTRE INVITÉ • Carte blanche à Pierre Bessard : la Risographie (mardi 13 janvier 2026) • Carte blanche à Pierre Bessard : The 11 Collection (mercredi 14 janvier 2026) • Carte blanche à Pierre Bessard : POLARAKI — L’archive brûlante by Pierre Bessard (jeudi 15 janvier 2026) • Carte blanche à Pierre Bessard : Les Dogons de la falaise de Bandiagara (vendredi 16 janvier 2026) À LIRE Pierre Bessard, l’éditeur qui ne connaît pas la crise Enquête : Comment se porte l’édition photographique française indépendante ? Marque-page0
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