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Partager Partager Le premier solo show de Théo Viardin « Enigma » à la galerie PACT avait marqué les consciences. Ses créatures entre Sphinx, Œdipe et post-humains, à la fois monstrueuses et fragiles comme échappées d’un songe ou d’une chimère nous tendent un miroir… à la poursuite d’une conversation ininterrompue avec l’histoire de la peinture que je suis heureuse de reprendre avec lui aux Ateliers Lautard à Marseille. Théo Viardin, Vue de l’exposition Enigma, Galerie Pact, 2024 courtesy l’artiste Théo Viardin portait, Ateliers Lautard, 2025 courtesy l’artiste Votre parcours J’ai fait des études de design (DSAA) il y a 10 ans. J’ai été graphiste et je pratiquais la peinture en parallèle ayant évolué dans un contexte familial culturel. J’étais dans un atelier collectif à Paris, « Plateau Urbain » ce qui me permettais de côtoyer plusieurs types de pratiques. J’ai commencé seul et évolué peu à peu vers de plus grands formats. Une première galerie m’a proposé une exposition en Espagne. J’arrive à présent à vivre de ma peinture même si en ce moment le contexte est plus dur. Je suis représenté par la galerie Pact et je collabore avec plusieurs galeries à l’international. Dans l’atelier, Théo Viardin, Ateliers Lautard Marseille, 2025 courtesy l’artiste Galerie Pact : comment s’est fait votre collaboration ? Ils sont venus à moi via les réseaux sociaux et instagram. Cela a mis plusieurs années avant que l’on travaille vraiment ensemble et être représenté à Paris me stressait un peu au début. J’avais envie d’attendre que la peinture que je faisais me plaise ce qui n’a pas été le cas pendant longtemps. Cela tend à s’en rapprocher à présent. Dans l’atelier, Théo Viardin, Ateliers Lautard Marseille, 2025 courtesy l’artiste Votre mur d’inspiration Comme disait Francis Bacon « I am a cement mixer/ Je suis une bétonnière » ce qui semble très juste. J’aime bien la philosophie notamment Nietzsche, son rapport au sens historique, à la généalogie. J’aime l’histoire de l’art et comprendre comment les images se sont formées, un processus qui peut paraitre long même s’il s’est fait assez rapidement. Des choses très canoniques qui restent des épisodes rapides sur une grille temporelle. Nous sommes encore très influencés aujourd’hui par ces images qui constituent encore une base de données iconographique pour de nombreux domaines. J’essaie de conscientiser cela et d’utiliser toutes ces références pour parler du temps présent et à venir. Votre pratique Ce qui permettrait de définir mon travail serait une mise en tension entre une représentation classique de la figure humaine et une esthétique de l’anticipation, de la science-fiction (même si son acceptation en française n’est pas idéale), de l’imaginaire pour voir comment on peut parler d’humanité sans être dans une dimension trop vériste mais plus sensorielle. Plutôt que des titres je cite « Recherche pour » dans la mesure où je n’arrive pas à stabiliser des formes qui me plaisent, je considère que mon travail est toujours en recherche. La prochaine exposition Ce sera à Tokyo courant mars et je viens d’envoyer plusieurs œuvres là-bas. Je suis très content de cette opportunité. La galerie s’appelle BLANK. Elle est basée à Shangaï et à Tokyo. Votre visibilité à l’international Je travaille aussi à l’international avec Kandlhofer à Vienne que j’apprécie beaucoup, NBB Gallery à Berlin et Linseed Project à Shanghai. J’ai cru comprendre que ce n’est pas toujours simple pour les artistes français d’être visibles à l’international même si n’ayant pas fait une école d’art je n’ai pas été confronté à ces questions de cette manière. Les choses se sont faites assez naturellement pour moi. Votre arrivée aux Ateliers Lautard C’est la première fois que je suis dans un atelier partagé et uniquement avec des artistes. Je sors de ma grotte ! Vue de l’exposition « The Guilding Thread », Suzanne Tarasiève galerie, Paris, photo Rebecca Fanuele L’exposition à la galerie Suzanne Tarasiève « The Guilding Thread » J’ai été invité à exposer à la galerie Suzanne Tarasiève par l’artiste Lucien Murat sur la thématique de la transmission et la filiation autour du 2ème anniversaire du décès de la galeriste. L’idée était pour chaque artiste représenté de choisir l’un des artistes avec lesquels il partageait un lien de transmission qu’elle qu’en soit la forme. Avec Lucien nous partageons un intérêt autour des esthétiques de l’imaginaire. Tout s’est fait très rapidement. Une très belle expérience autour d’une formidable équipe. Marseille Ma famille est originaire de Marseille je n’ai jamais vécu ici même si j’y ai fait des incursions nombreuses. J’attendais le moment, les conditions matérielles et affectives pour venir y vivre. Un jour tout a été possible et la première chose a été de trouver un atelier avant un appartement. J’ai vu l’annonce sur le profil de Rebecca et y ai répondu. Suivre l’actualité de Théo : https://www.instagram.com/theo.viardin/?hl=fr Les ateliers Lautard | Théo Viardin Artiste résident aux … Galerie PACT, Paris https://galeriepact.com/artists/theo-viardin/ Marque-page0
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