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Partager Partager NewsPhoto Le corps vitré, dans les coulisses du BMW ARTS MAKERS 2026 Ericka Weidmann2 minutes ago L’artiste Lara Tabet et la commissaire d’expositions, directrice du Centre de la photographie de Mougins, Yasmine Chemali, lauréates de la 5ᵉ édition du programme BMW ART MAKERS se préparent à présenter une œuvre commune à l’occasion de la 57ème édition du festival des Rencontres d’Arles. Le corps vitré explore les relations entre vivant, image et environnement à travers un procédé expérimental de bactériographie. Découverte des coulisses d’un projet artistique à 4 mains à travers cette vidéo. À la croisée de l’art, des sciences biomédicales et de l’écologie, le projet Le corps vitré explore les relations entre vivant, image et environnement à travers un procédé expérimental de bactériographie. Trois mois après leur nomination, les nouvelles lauréates du programme BMW ART MAKERS, l’artiste Lara Tabet, et la curatrice Yasmine Chemali, présentent Le corps vitré. Ce projet artistique est une nouvelle expérimentation, issue de leur collaboration, qui aboutira à une exposition inédite qui sera montrée dans le cadre des partenariats de longue date que développent BMW avec les Rencontres d’Arles et Paris Photo. Avec « Le corps vitré », Lara Tabet dévoile une série inédite, prolongement de son ambitieux projet « Cartographie personnelle des toxicités enchevêtrées ». À travers de nouveaux dispositifs plastiques, elle explore le vivant comme un réseau poreux et interdépendant, en s’appuyant sur une cartographie sensible des eaux marseillaises. Yasmine Chemali et Lara Tabet, BMW ART MAKERS 2026. Photographie : Randa Mirza À propos de Lara Tabet Lara Tabet est médecin biologiste et artiste plasticienne libanaise basée à Marseille, dont le travail mêle sciences du vivant, technologies et arts visuels. Elle utilise la photographie expérimentale, le bio-art, la vidéo, l’installation et la sculpture pour détourner des protocoles scientifiques en outils de création, explorant les interactions entre le biologique, le technologique et l’environnement. Formée en pathologie clinique à Beyrouth et en photographie à New York, elle a exposé dans le monde entier et reçu plusieurs prix, dont le Prince Claus Mentorship Award en 2022. Lauréate du programme européen STARTS for Water II, elle a participé à diverses résidences artistiques et a enseigné la photographie à Beyrouth et Salzbourg. Yasmine Chemali Formée en histoire de l’art, muséologie et conservation du patrimoine à l’École du Louvre et à l’EHESS, Yasmine Chemali développe depuis plus de dix ans une pratique curatoriale centrée sur la photographie, l’archive et les enjeux contemporains de la représentation. Elle a dirigé la collection Fouad Debbas, spécialisée en photographies du XIXe-XXe siècle, et a été responsable des collections d’art moderne et contemporain au musée Sursock de Beyrouth (2014-2020). Depuis 2020, elle dirige le Centre de la photographie de Mougins, créé pour promouvoir la photographie contemporaine à travers des expositions, résidences et publications. Sa démarche curatoriale valorise les récits minorisés, les images comme outils de pouvoir et résistance, et privilégie des mises en scène sobres favorisant une lecture sensible des œuvres. En parallèle, elle travaille comme commissaire indépendante et participe à des conférences, tout en siégeant au conseil d’administration de la collection privée SARADAR à Beyrouth. INFORMATIONS PRATIQUES Les Rencontres d'Arles32, rue du Docteur Fanton 13200 Arles lun06jul(jul 6)10 h 00 mindim04oct(oct 4)19 h 00 minLes Rencontres d'Arles 2026Des mondes à relireLes Rencontres d'Arles, 32, rue du Docteur Fanton 13200 Arles Détail de l'événementPhoto : Carlos Idun-Tawiah, Many Reasons to Live Again [De nombreuses raisons de vivre à nouveau], 2022 Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galería Alta. Dans une période où Détail de l'événement Photo : Carlos Idun-Tawiah, Many Reasons to Live Again [De nombreuses raisons de vivre à nouveau], 2022 Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galería Alta. Dans une période où tout semble pousser à simplifier, à opposer et à réduire, nous avons souhaité que ces 57e Rencontres d’Arles créent au contraire un espace pour accueillir la complexité et la sensibilité. Non pour adoucir artificiellement la violence du réel, mais pour lui restituer toute sa profondeur. Pour regarder ce monde parfois inquiétant sans cesser d’y chercher des formes de beauté, de relation et de liberté. La photographie a cette capacité rare de tracer des routes et des cheminements inédits qui décentrent notre regard. Médium essentiel, elle révèle ce qui nous échappe, ce qui subsiste, circule, se transmet et relie. Capable de conjuguer la grande Histoire avec des récits plus intimes, la photographie ouvre sur de possibles bifurcations. Ce décentrement du regard anime l’œuvre de grandes figures, telles que William Klein – auquel les Rencontres rendent hommage à l’occasion du centenaire de sa naissance –, et qui n’a cessé de bousculer les formes et les conventions. Cette édition permet également de redécouvrir Martine Barrat, dont l’œuvre puissante et singulière nous plonge dans les quartiers marginalisés de la Goutte d’Or à Paris et du New York des années 1970, entre Harlem et le Bronx. Nous célébrons aussi Ming Smith, dont la vision libre et poétique a frayé de nouvelles voies dans l’histoire de la photographie américaine. Harry Gruyaert, de son côté, nous convie à un travelling urbain éclatant de couleur au fil de compositions millimétrées, de New York à Zanzibar en passant par Paris, Tokyo et Mumbai. Une nouvelle cartographie du monde se dessine à travers l’attention portée aux circulations, aux routes, aux passages et aux lignes de fracture qui traversent les territoires. Entre l’Afrique et la Méditerranée, entre les frontières héritées et les mouvements d’émancipation désirés, les artistes réimaginent les géographies. Bruno Boudjelal rappelle combien l’image naît parfois de la rencontre entre un paysage extérieur et une vie intérieure. Ses traversées ne documentent pas : elles donnent forme à une expérience. Elles laissent poindre quelque chose de plus ténu, où spiritualité, souvenir et sensation s’entremêlent. La Méditerranée, elle aussi, apparaît dans les images d’Anne-Lise Broyer comme un lieu habité par plusieurs temps, un espace de sédimentation, d’attente et de projection. En Algérie, la mémoire enfouie des années noires se révèle progressivement dans l’œuvre au long cours de Katia Kameli. Réunies dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, ces trois expositions racontent les multiples visages du bassin méditerranéen. Plus loin sur le continent africain, entre le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Congo, s’esquissent des histoires de libération, de transmission et de réappropriation. Avec Ghana !, l’indépendance se lit dans les images, de Paul Strand à James Barnor, et se prolonge dans un imaginaire collectif toujours à l’œuvre, jusque dans le travail de Carlos Idun-Tawiah, qui signe l’affiche de cette 57e édition. Avec Paul Kodjo, c’est toute une culture visuelle ivoirienne qui se construit : inventive, populaire, moderne, capable d’absorber des influences multiples pour inventer sa propre langue. Chez Sammy Baloji, la photographie devient une machine à confronter les temps, faisant dialoguer les récits familiaux, les histoires souterraines, les mémoires empêchées et les conséquences très contemporaines de l’extractivisme. Achille Mbembe écrit très justement : « Nos crises, y compris écologiques, découlent de la croyance que l’humain est supérieur aux autres espèces. » Le vivant s’impose donc au cœur de cette édition comme une nécessité. Plus qu’un thème abstrait, il oblige à reconnaître que le monde ne se limite pas à nos catégories. À cet égard, l’exposition Modèle animal traverse deux siècles de photographie, révélant combien l’animal est indissociable de l’histoire du médium : observé, étudié, aimé, mis en scène, exploité, malmené, admiré, fantasmé. Photographier l’animal, ce n’est pas seulement représenter une altérité ; c’est aussi accepter de voir apparaître d’autres manières d’être au monde. Ce même mouvement traverse les œuvres de Lisa Oppenheim, Meghann Riepenhoff et Lara Tabet. Toutes trois rappellent que l’image est un milieu vivant, en perpétuelle évolution. Avec Meghann Riepenhoff, la nature travaille la matière même de l’image et y laisse son empreinte. Avec Lisa Oppenheim, une mémoire botanique disparue ressurgit par l’interprétation et la conjugaison de techniques anciennes et de technologies nouvelles de l’image. Avec Lara Tabet, lauréate du programme BMW Art Makers, les strates géologiques, archéologiques et organiques viennent souligner que rien n’est immobile, que toute forme témoigne de plusieurs temps et autant de devenirs. Une attention particulière est par ailleurs portée à un versant plus intime de l’œuvre d’Edward Steichen, à l’occasion du Luxembourg Photography Award. Photographe, conservateur et précurseur, il était aussi botaniste, attentif aux correspondances entre les formes, les saisons, les cultures et les images. Parce que l’apprentissage du regard commence dès le plus jeune âge et qu’un festival transmet autant qu’il montre, il était essentiel de faire toute leur place aux enfants dans cette édition. L’extraordinaire collection de livres photo jeunesse rassemblée dans l’exposition R comme regarder rappelle ainsi – avec joie, invention et intelligence – que la photographie peut être un espace de découverte pour tous les âges, un lieu où le regard se forme librement. Cette année encore, les Rencontres d’Arles font la part belle à l’émergence de nouvelles voix sur nos scènes artistiques. L’exposition du Prix Découverte Fondation Louis Roederer reprend ses quartiers à l’Espace Monoprix, sous le commissariat de Nadine Hounkpatin. Elle tisse une réflexion sur la vérité en photographie à travers la sélection de sept artistes internationaux faisant du médium un espace de commun, de relation, d’engagement et de responsabilité. La programmation met également à l’honneur les jeunes commissaires, à l’instar d’Alessandra Chiericato, lauréate 2024 de la bourse de recherche curatoriale des Rencontres d’Arles, qui développe une analyse originale de la nature cannibale des images. Ce qui relie toutes ces propositions, si différentes dans leurs formes, leurs époques et leurs géographies, c’est sans doute une même attention à ce qui transforme : les récits qui se déplacent, les mémoires qui ressurgissent, les formes de vie qui résistent, les images qui, loin de figer le monde, nous aident à le relire. Aurélie de Lanlay, toute l’équipe du festival et moi-même nous réjouissons de vous accueillir à Arles dès le 6 juillet pour vous faire découvrir l’ensemble de la programmation de cette 57e édition des Rencontres d’Arles. Dates6 Juillet 2026 10 h 00 min - 4 Octobre 2026 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuLes Rencontres d'Arles32, rue du Docteur Fanton 13200 ArlesOther Events Get Directions CalendrierGoogleCal https://www.rencontres-arles.com/ Marque-page0
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