Carte blanche à Christophe Lunn : Martin Puryear

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Pour sa première carte blanche, notre invité de la semaine « spécial Paris Photo », Christophe Lunn, collectionneur et marchant, a souhaité nous parlé de l’artiste sculpteur américain Martin Puryear.

En plus de la photographie, j’ai toujours apprécié les œuvres en volume. Un de mes sculpteurs préféré, que mon père a exposé en 1969, puis collectionné jusque dans les années 1980, est Martin Puryear. La façon dont il travaille les matières, surtout le bois, combine savoir faire ancestrale et abstraction moderne. Il aborde des thèmes proches de lui, qui questionnent l’identité, la culture et l’histoire. Je me rappelle d’une installation monumentale à la Chapelle de la Salpêtrière en 1999, un édifice en bois contournant le puit de lumière sous la coupole, tel un escalier en colimaçon menant aux cieux. Une œuvre d’une force et d’une poésie immense. Ou, en 2016, « Big Bling » : une sculpture de 12 m de haut en bois, grillage en fer, coiffé d’un maillon de chaine recouvert à la feuille d’or. Installé à Madison Park, en plein centre de New York, cet œuvre rappelle que la richesse des États-Unis s’est construit sur le dos d’esclaves. En 2019, Martin Puryear représentera les États-Unis à la Biennale de Venise.

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