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Nous sommes en 1976 – dans le métro avec Christine – c’est déjà le crise du photojournalisme – J’ai accepté une commande pour un «  tabloïd » à scandale ; «  Spéciale Dernière » payé 60 F la journée (neuf euros mais le litre d’essence est à 1,5 F ( 25 cts €) – Je ne suis pas sûr d’avoir la vocation mais à 20 ans la vie est belle, et on accepte tout.

La photo n’est pas encore un « Art », juste un artisanat avec des ouvriers plus ou moins talentueux. La France a ses héros Cartier- Bresson, Lartigue… Doisneau n’est pas encore reconnu (il faudra attendre les années Mitterrand…). Le photojournalisme est d’essence américaine, la deuxième guerre mondiale et la guerre du Vietnam ont révélé, supporté par les grands magazines, Life et Look, les stars du métier.

Au firmament brille le nom de W.E.Smith…

Un jour peut-être… En attendant une commande pour la presse, c’est le Graal, l’ordinaire consiste en des photos de stands à la porte de Versailles, des portraits d’actrices pour des castings pornos et des polaroids à la terrasse des cafés (Je ne devrais peut-être pas raconter les débuts !?…) – Je m’essaye au Roman-Photo (voir photo).

Le 31 janvier 1976, Christine qui est étudiante aux Beaux-Arts de Paris me traîne à l’inauguration de Beaubourg – Je comprends tout de suite que je ne serai jamais un artiste !

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