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Partager Partager Pour sa quatrième et exceptionnellement cinquième, carte blanche, notre invitée de la semaine, Adélie de Ipanema, a choisi de nous présenter deux photographes qui collaborent avec Polka à travers deux nouveaux clichés. Le premier est issu de la série colorisée « Motel 42 » de la jeune photographe Éloïse Labarbe-Lafon, et le second provient de la série « The Edge » du photographe russe Alexander Gronsky. Deux générations et deux visions pour terminer l’année en beauté ! Éloïse Labarbe-Lafon, Motel 42 Clearfield, Pennsylvannia © Eloïse Labarbe-Lafon / Courtesy Polka Galerie Éloïse Labarbe-Lafon, 30 ans, a rejoint Polka au printemps dernier. Elle représente la nouvelle génération de photographes : ceux qui ne se contentent pas de capturer des images, mais explorent le médium, le questionnent et le réinventent. Dans sa série « Motel 42 », chaque chambre visitée devient un décor éphémère, chaque cliché un huis clos intime où solitude, doute et sensualité se mêlent. Mais Éloïse ne s’arrête pas à la simple image : elle y ajoute des touches de peinture, des couleurs délicates et des empreintes de doigts, transformant la photographie en un objet hybride, à mi-chemin entre image et tableau. L’œuvre devient alors autant un récit qu’une réinvention sensible de l’expérience vécue. Cette démarche illustre parfaitement ce qui nous intéresse chez Polka : observer comment la photographie, au-delà du sujet, continue d’évoluer. Les jeunes photographes d’aujourd’hui repensent le médium, le mêlent à d’autres techniques et créent un langage visuel singulier. Éloïse Labarbe-Lafon incarne cette audace, cette poésie et cette liberté qui font de la photographie un art en mouvement, capable de surprendre, de toucher et de durer. Alexander Gronsky, The edge, 2009 © Alexander Gronsky / Courtesy Polka Galerie Alexander Gronsky est un photographe russe avec lequel Polka collabore presque depuis ses débuts. Ce qui nous lie à lui, ce n’est pas seulement la beauté de ses images, mais l’engagement qui traverse son travail. Ses photographies sont magnifiques, mais jamais gratuites. Chaque image est pensée, construite, souvent politique. Alexander peut passer des heures à attendre la lumière, à ajuster chaque détail, pour capturer exactement ce qu’il souhaite transmettre. En 2022, lorsque le conflit en Ukraine a éclaté, il a choisi de rester à Moscou, agissant de l’intérieur, malgré les risques. Il m’avait confié, dès les premiers jours, son souhait de vendre certaines de ses photographies pour soutenir la cause ukrainienne. Avec lui, nous avons lancé « 3 jours pour l’Ukraine », avec 35 artistes de Polka. Ensemble, nous avons reversé plus de 80 000 euros à la Fondation de France. Son engagement a été un moteur et nous a permis à notre tour de nous mobiliser concrètement. Alexander Gronsky illustre parfaitement ce que Polka cherche à suivre : des photographes qui dépassent le cadre du médium, qui explorent l’image et son pouvoir, qui font de chaque cliché un outil de réflexion et d’action. Son travail rappelle que la photographie n’est jamais neutre : elle peut émouvoir, provoquer, interpeller, et parfois faire bouger les lignes. https://www.polkagalerie.com/ https://www.polkamagazine.com/ Marque-page0
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