Carte blanche à Marion Gardair : Redécouvrir Nan Goldin à travers Toute la beauté et le sang versé 2 heures ago
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Partager Partager L'Invité·e Carte blanche à Marion Gardair : Redécouvrir Nan Goldin à travers Toute la beauté et le sang versé La Rédaction2 heures ago Pour sa troisième carte blanche, notre invitée de la semaine, la curatrice française Marion Gardair, revient sur le documentaire de Laura Poitras consacré à Nan Goldin, « Toute la beauté et le sang versé », sorti en 2023. Le film retrace le parcours de cette artiste majeure, dont l’œuvre intime et politique s’entrelace avec ses combats contre les violences, le sida ou encore la crise des opioïdes. Il dresse le portrait puissant d’une figure essentielle de la résistance artistique et militante. Un documentaire visible gratuitement sur Arte jusqu’en juin prochain. J’ai manqué l’occasion de voir au cinéma, à sa sortie en 2022, le documentaire Toute la beauté et le sang versé, de Laura Poitras, récompensé du Lion d’or à la Mostra de Venise, qui retrace la vie et l’œuvre de Nan Goldin. Je l’ai découvert récemment (il est visible gratuitement sur Arte Replay jusqu’en juin) et l’ai regardé en deux parties, bouleversée par sa puissance. En toile de fond se raconte l’histoire de Nan Goldin, marquée par les drames : le suicide de sa sœur aînée alors qu’elle était très jeune, puis la nécessité de fuir le domicile familial, l’expérience de la violence domestique à travers la série The Ballad of Sexual Dependency et la perte de ses amis et compagnons de route — David Armstrong, Peter Hujar, Cookie Mueller… Self Portrait at New Year’s Eve, Malibu California 2006 © Nan Goldin On découvre aussi son combat avec PAIN, l’association qu’elle a fondée pour dénoncer la responsabilité de la famille Sackler dans la crise des opioïdes aux États-Unis. Nan Goldin a elle-même été confrontée à l’addiction à la suite d’une blessure. Avec son collectif, l’artiste mène des actions coup de poing dans de grands musées, tels le Metropolitan Museum of Art, pour interpeller le monde de la culture sur le mécénat des Sackler. Le documentaire revient également sur l’exposition culte Witnesses: Against Our Vanishing, que Nan Goldin a organisée en 1989 à Artists Space New York, en pleine crise du sida. Réunissant des artistes touchés par l’épidémie, l’exposition déclencha une controverse nationale après le retrait d’un financement public du gouvernement américain. Se dessine alors le portrait d’une artiste activiste qui se tient toujours debout malgré la perte de nombre d’êtres chers. Je n’ai pas encore vu sa rétrospective qui vient d’ouvrir au Grand Palais, et ce documentaire m’a donné envie d’y courir. 🎥 Le documentaire « Toute la beauté et le sang versé »est à voir gratuitement sur Arte en cliquant-ici. INFORMATIONS PRATIQUES Le Grand Palais3, avenue du Général Eisenhower 75008 Paris mer18mar(mar 18)11 h 00 mindim21jui(jui 21)19 h 00 minNan GoldinThis Will Not End WellLe Grand Palais, 3, avenue du Général Eisenhower 75008 Paris Détail de l'événementPhoto : Nan Goldin, Self-portrait in blue bathroom, London, 1980 © Nan Goldin « J’ai toujours voulu être cinéaste. Mes diaporamas sont des films composés de photos », explique Nan Goldin. Détail de l'événement Photo : Nan Goldin, Self-portrait in blue bathroom, London, 1980 © Nan Goldin « J’ai toujours voulu être cinéaste. Mes diaporamas sont des films composés de photos », explique Nan Goldin. La rétrospective « This Will Not End Well » organisée par le Grand Palais est la première exposition en France à présenter une vue d’ensemble de l’œuvre de la photographe Nan Goldin en tant que cinéaste, à travers ses diaporamas et vidéos. Elle comprend The Ballad of Sexual Dependency (19812022) son magnum opus ; The Other Side (1992-2021) un portrait historique réalisé en hommage à ses ami·e·s trans qu’elle a photographié·e·s entre 1972 et 2010 ; Sisters, Saints, Sibyls (2004-2022) un témoignage sur le traumatisme des familles et le tabou du suicide ; Memory Lost (2019-2021) un voyage claustrophobe à travers le sevrage de la drogue ; Sirens (2019-2020) une plongée dans l’extase de la drogue ; et Stendhal Syndrom (2024), une oeuvre inspirée de six mythes tirés des Métamorphoses d’Ovide, qui explore ce trouble décrit par Stendhal comme une perte de connaissance face à la beauté écrasante de l’art. Au Grand Palais, l’exposition se déploie au sein de pavillons uniques conçus par Hala Wardé, architecte qui collabore souvent avec Goldin. Chaque pavillon est pensé en fonction de l’œuvre qu’il accueille. Ensemble, ils forment un village. Celui-ci s’étend à la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, où sera présentée l’installation conçue pour cet espace en 2004 dans le cadre du Festival d’Automne, Sisters, Saints, Sibyls. Nan Goldin (née à Washington D.C. en 1953) est l’une des artistes les plus influentes de notre époque. Son travail d’exploration de l’expérience humaine est légendaire et a profondément influencé de nombreuses générations. Sa première œuvre, The Ballad of Sexual Dependency, documente la vie à Provincetown, New York, Berlin et Londres des années 1970 jusqu’aux années 1990. Goldin a photographié avec une immense tendresse son entourage d’amis créatif·ve·s et bohèmes. Ses photographies nous offrent des instantanés de l’intimité et du couple, du quotidien et des fêtes extravagantes, de l’espoir et du désespoir. Montrant une génération qui connaissait la liberté de la vie avant le sida et évoluait dans un monde alternatif en marge de la société, l’œuvre de Goldin constitue également un témoignage de son époque. Vers 1980, Goldin a commencé à présenter son diaporama The Ballad of Sexual Dependency dans divers clubs et lieux publics à New York, ainsi que dans les cinémas underground et les festivals de cinéma en Europe. Elle l’actualisait et le rééditait à chaque projection et actionnait plusieurs projecteurs, sur le fond d’une bande sonore éclectique. La capacité de Goldin à revisiter ses diaporamas constitue depuis lors le cœur de sa pratique artistique. Au cours des quarante dernières années, elle a produit environ une douzaine de diaporamas différents, des portraits de ses ami·e·s aux récits d’évènements familiaux traumatisants. Depuis 2004, elle y intégre de nouveaux éléments que ce soit des images animées, des voix ou encore des documents d’archives. Nan Goldin a toujours abordé des questions sociales telles que le genre, la santé mentale ou le sida suivant différentes approches. Memory Lost évoque les côtés les plus sombres de la dépendance aux drogues. En 2017, Goldin a fondé P.A.I.N. (Prescription Addiction Intervention Now), un groupe d’action directe ciblant spécifiquement la famille Sackler, une famille de milliardaires tenue pour responsable du déclenchement de la crise épidémique des overdoses d’opioïdes. Les Sackler sont d’importants donateurs pour de nombreux musées internationaux de renom. Cependant, bon nombre de ces institutions ont réagi à la pression de P.A.I.N. et ont retiré toute trace du nom des Sackler de leurs espaces. Bien que le titre de l’exposition « This Will Not End Well » puisse sembler sombre et prémonitoire, il est également rempli d’ironie et d’émotion. Il est une affirmation de ce que Fredrik Liew, commissaire de la rétrospective, décrit comme la « joie de vivre inébranlable caractéristique de Goldin. » Sous la houlette du Moderna Museet à Stockholm où elle a été présentée du 29 octobre 2022 au 26 février 2023, « This Will Not End Well » a fait l’objet d’une tournée internationale à laquelle ont participé le Stedelijk Museum à Amsterdam (7 octobre 2023 – 28 janvier 2024), la Neue Nationalgalerie à Berlin (23 novembre 2024 – 6 avril 2025) et le Pirelli HangarBicocca à Milan (9 octobre 2025 – 15 février 2026). Commissaire Fredrik Liew, Directeur des expositions et des collections, conservateur en chef au Moderna Museet à Stockholm Commissaire associée pour la présentation à Paris Barbara Kroher, Responsable de la programmation des expositions au GrandPalaisRmn Scénographe Hala Wardé, HW architecture La scénographie de l’exposition est soutenue par Kvadrat et Sahco. L’exposition est organisée par le Moderna Museet, Stockholm, en collaboration avec le GrandPalaisRmn, Paris et l’AP-HP Sorbonne Université, Paris, le Stedejlik Museum, Amsterdam, la Neue Nationalgalerie, Berlin et le Pirelli HangarBicocca, Milan Grand Palais – Salon d’honneur et Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière Dates18 Mars 2026 11 h 00 min - 21 Juin 2026 19 h 00 min(GMT+00:00) LieuLe Grand Palais3, avenue du Général Eisenhower 75008 ParisOther Events Le Grand Palais Get Directions CalendrierGoogleCal À LIRE Nan Goldin expose l’intime en grand format au Grand Palais Une rétrospective majeure de Nan Goldin à Paris Nan Goldin dans un sublime documentaire de Laura Poitras Marque-page0
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