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Partager Partager Depuis sa création en 2005, le Festival Angkor Photo apporte une visibilité et un soutien à la création photographique en Asie du Sud-Est. Chaque année, la manifestation réunie professionnel·les et passionné·es de photographie au cœur de la ville de Siem Reap, située aux portes des ruines d’Angkor, au Cambodge. Cette année, l’association a lancé sa première série de bourses à la création, modestement dotées, elles permettent néanmoins d’aider les jeunes photographes à finaliser un projet entamé. Le comité de sélection, composé de Sean Lee, Anshika Varma et Katrin Koenning, ont sélectionné les quatre projets lauréats pour recevoir une bourse respective de 500$. Les travaux soumis ont permis de saluer la qualité des travaux menés dans la région, malgré un contexte de crise sanitaire. Voici le palmarès et les projets en cours primés : Anupam Diwan, Inde Mother’s Garden © Anupam Diwan Mother’s Garden est une série débutée lors des fermetures des frontières du pays au début de la pandémie en 2020, alors que je rentrais avec mon frère aîné chez nous à Chhattisgarh, un État situé dans le centre de l’Inde. Il y a environ cinq ans, mes parents ont construit une maison dans une ville appelée Tilda. Le jardin est devenu le refuge de ma mère, dans cette ville industrielle parfois triste et solitaire. Et c’est ce qui s’est passé pour moi lorsque le confinement est devenu inévitable et que le monde s’est rétréci. http://www.anupamdiwan.com IG @anupamdiwan Farhana Satu, Bangladesh জল/জীবন (Eau/Vie) © Farhana Satu Je vis dans le sud-ouest du Bangladesh, dans un région côtière, où existe l’une des plus grande forêt de mangrove au monde nommée Sundarban. Situés au confluent du Brahmapoutre et du Gange, les villages sont entourés d’un réseau de rivières entrecroisées et d’un vaste delta avec des milliers de variétés d’arbres, de plantes et de plantes grimpantes. Les habitants vivent en communion avec cette nature. Dans cette partie du pays, le réchauffement climatique augmente la gravité et la fréquence des cyclones, des tempêtes, des sécheresses, des inondations et de la salinité des eaux… L’élévation du niveau de la mer signifie que certains littoraux du Bangladesh pourraient disparaître complètement. Le changement climatique a un impact réel et immédiat sur la vie quotidienne des Bangladais. Les experts prédisent que d’ici 2050, 17 % du Bangladesh seront immergés. Pourtant, les gens luttent contre cette crise et essaient d’exister. http://www.farhanasatu.com IG @aronnika Saobora Narin, Cambodge By the way © Saobora Narin Depuis plus de deux décennies, les migrants locaux s’installent temporairement dans de petites cabanes ou dans des forêts aux abords de la ville. D’année en année, le climat change, la ville grandit, les lacs rétrécissent et l’eau devient plus sombre et plus épaisse. La vie est si difficile que certaines familles ont choisi de retourner dans leur ville natale. Celles qui restent s’accrochent au moindre espoir, leur permettant de combattre cette dure réalité. IG @saoboranarin RA, Myanmar Reverse River © R.A Ce sujet traite du coup d’État militaire organisé à Myanmar le 1er février dernier. Ce n’est pas le premier coup d’État, le Myanmar est sous régime militaire depuis 1962. Pendant cette longue période, la fausse image de l’armée, le racisme systématique, les idées patriarcales et d’autres propagandes toxiques se sont répandus créant des conflits entre majorité bamar et minorités ethniques, entre les citadins et les ruraux, et aussi entre les différentes générations. La génération Z, s’est immunisée de ce contrôle militaire, mais beaucoup croient encore que les militaires sont les sauveurs du pays. IG @arloo_puri Marque-page0
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