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Partager Partager Pour sa première carte blanche, notre invitée de la semaine, Frédérique Founès, co-fondatrice de l’agence Signatures, présidente du CLAP et directrice artistique du Moulin Blanchard, lève le voile sur les neurodivergences, et plus particulièrement sur les « dys ». Ces handicaps invisibles, ô combien difficiles à vivre dans nos sociétés, et dont la photographie peut pourtant venir libérer. Ce texte explore comment la photographie, loin d’être un simple outil de compensation, peut se révéler pour les « dys » un véritable territoire d’expression et d’émancipation. Si je commence cette semaine par évoquer un fait personnel, c’est qu’il a profondément influencé mes choix professionnels tout au long de ma carrière. Mais aussi parce que, au fil des années, des amis m’ont régulièrement confié leurs enfants et adolescents « dys », souvent en difficulté, fragilisés par le système scolaire et convaincus d’être « moins capables » que les autres. Ils me les ont envoyés pour que je leur raconte autre chose sur leur handicap invisible. Pour que je leur explique qu’il existe aussi une grande richesse dans cette neurodivergence. Que nos cerveaux, qui recomposent les cadres, peuvent devenir des outils intuitifs de création et de fantaisie. Mon dépistage est arrivé tardivement : dyspraxie, dyslexie, dyscalculie, dysgraphie. Une série de mots venus mettre un nom sur des années de décalages, de stratégies et de contournements permanents, mais également sur un auto-apprentissage très stimulant. Autoportrait réalisé dans l’œuvre immersive de Olafur Eliasson “Multiple shadow house » Je serai toujours celle qui met trois fois plus de temps que les autres à regrouper ses affaires avant de partir, celle qui perd ses clés, ses cartes de paiement, voire son sac, celle qui se trompe de jour et d’heure de rendez-vous tout en ayant vérifié de multiples fois, celle qui vérifie ses textes, mails et calculs de manière obsessionnelle avant de les communiquer, persuadée qu’une « coquille », qu’une erreur s’est glissée quelque part et c’est souvent le cas. J’ai définitivement renoncé à écrire certains mots sans assistance, « accueil » restant probablement mon Everest. Mon diagnostic m’a permis de comprendre qu’au fil du temps, j’avais développé autre chose, des détours, des compensations, une façon parallèle de penser qui a fini par devenir une force. Dans les métiers de la photographie, de la direction artistique et de la conception d’expositions, cette façon de fonctionner est devenue familière. Parce que penser en images avant de penser en mots change profondément la manière de regarder le monde, et c’est le Graal des dys. Travailler avec des photographes, diriger une agence photo ou construire une exposition demande rarement un esprit parfaitement linéaire, cela demande surtout une capacité à percevoir des liens invisibles, à construire des narrations visuelles et à ressentir des atmosphères. Autoportrait réalisé dans l’œuvre immersive de Olafur Eliasson “Multiple shadow house » Je fonctionne donc souvent par intuition. Là où certains organisent les idées dans un ordre précis, mon cerveau fabrique plutôt des constellations, des associations rapides entre des images, des références, des émotions et des récits. Cette pensée globale foisonante m’a souvent davantage aidée que freinée. Évidemment, le revers existe toujours, les dossiers administratifs restent un petit cauchemar auquel je me suis adaptée et les relectures me prennent beaucoup de temps, bien que je sois devenue une pro du code typo pour me rassurer. Mais avec le temps, j’ai compris que ces difficultés cohabitaient avec un imaginaire singulier. L’Angleterre a plusieurs années d’avance sur la France dans l’appréhension des dys. Le concept de Dyslexic Thinking, développé notamment par Kate Griggs, a permis de renverser les idées reçues, en mettant en avant leurs compétences, narratives, visuelles et innovantes, leur pensée globale ainsi que leur facilité à résoudre des problèmes. Ces profils atypiques sont aujourd’hui recherchés par certaines entreprises anglaises, au point que cette singularité est parfois revendiquée et valorisée sur les curriculums vitae. Amis dys, réjouissez-vous de votre différence, ce qui a longtemps été vécu comme une faiblesse peut aussi devenir une force considérable. INFORMATIONS PRATIQUES Moulin Blanchard11 Rue de Courboyer 61340 Perche-en-Nocé ven17avr(avr 17)14 h 00 mindim24mai(mai 24)18 h 30 minSaison 2026 du Moulin BlanchardMoulin Blanchard, 11 Rue de Courboyer 61340 Perche-en-Nocé Détail de l'événementPhoto : Sapeurs de Bacongo © Baudoin Mouanda La saison 2026 est inaugurée au Moulin Blanchard avec un premier cycle d’expositions sous la direction artistique de Frédérique Founès. Le vendredi 17 avril, Détail de l'événement Photo : Sapeurs de Bacongo © Baudoin Mouanda La saison 2026 est inaugurée au Moulin Blanchard avec un premier cycle d’expositions sous la direction artistique de Frédérique Founès. Le vendredi 17 avril, le Moulin Blanchard ouvrira ses portes pour la saison 2026. A l’occasion du 200ème anniversaire de la photographie, notre directrice artistique, Frédérique Founès, propose pour cette première partie printanière un panorama du portrait de studio à travers trois expositions: – Les grands portraits de Nadar Nadar (1820-1910), l’un des plus importants portraitistes du Second Empire, sut fixer avec une finesse psychologique hors du commun les visages de célébrités diverses, artistes, savants, hommes politiques, tels Delacroix, George Sand, Baudelaire, Victor Hugo, Sarah Bernhardt, et bien d’autres. – Sape et Studio, photographies de Malick Sidibé et Baudoin Mouanda L’exposition explore deux univers photographiques, de générations et de pays différents : celui de la jeunesse de Bamako (au Mali) dans les années 1950-60, capturée en noir et blanc par le célèbre Malick Sidibé et les défilés contemporains très colorés de la Société des ambianceurs et des personnes élégantes (SAPE) de Brazzaville (au Congo), saisis par Baudouin Mouanda. – The others, photographies d’Olivier Culmann/Tendance floue La série « The Others » se fonde et s’est développée sur deux axes principaux : le premier s’interroge sur l’aptitude et les capacités de la photographie à représenter la réalité du monde. Le second explore les modes de représentation à travers le cas particulier des pratiques de la photographie de studio de quartier en Inde. En reproduisant sur lui-même l’apparence des Indiens rencontrés dans son quotidien, il n’en représente que ce qu’il a réussi à en percevoir. Également, au Manoir de Courboyer (maison du Parc naturel régional du Perche), en avant-première du Festival Moulin Blanchard hors les murs dont le thème est cette année « La pomme dans tous ses états », du 13 avril au 24 juin : « La Sagesse des arbres », photographies de Michel Séméniako. Dates17 Avril 2026 14 h 00 min - 24 Mai 2026 18 h 30 min(GMT-11:00) LieuMoulin Blanchard11 Rue de Courboyer 61340 Perche-en-NocéOther Events Moulin Blanchard11 Rue de Courboyer 61340 Perche-en-NocéHoraires d’ouverture: sam, dim & jrs fériés 14h-19h Entrées: 5€, étudiants et demandeurs d’emploi 2,50€, - 16 ans gratuit, gratuit le week-end d’ouverture Moulin Blanchard Get Directions CalendrierGoogleCal Moulin Blanchard11 Rue de Courboyer 61340 Perche-en-Nocé sam30mai(mai 30)14 h 00 minmer15jul(jul 15)18 h 30 minFestival Moulin Blanchard hors les murs 2026La pomme dans tous ses étatsMoulin Blanchard, 11 Rue de Courboyer 61340 Perche-en-Nocé Dates30 Mai 2026 14 h 00 min - 15 Juillet 2026 18 h 30 min(GMT-11:00) LieuMoulin Blanchard11 Rue de Courboyer 61340 Perche-en-NocéOther Events Moulin Blanchard11 Rue de Courboyer 61340 Perche-en-NocéHoraires d’ouverture: sam, dim & jrs fériés 14h-19h Entrées: 5€, étudiants et demandeurs d’emploi 2,50€, - 16 ans gratuit, gratuit le week-end d’ouverture Moulin Blanchard Get Directions CalendrierGoogleCal À LIRE Covid-19 et les agences : Rencontre avec Frédérique Founès de Signatures, maison de photographes Rencontre avec Frédérique Founès : Lancement du CLAP dans la continuité du mouvement #PayeTaPhoto Nos invitées de la semaine sont Frédérique Founès et Marie Karsenty Saison 2026 au Moulin Blanchard : Le portrait, entre regard et mémoire Marque-page0
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