Cette semaine, ce n’est pas une mais deux invitées que nous accueillons : Émilie Chazelle et Margaux Hannart, sont les deux cofondatrices du festival FLASH, qui ouvre sa première édition à Fontenay-sous-Bois, dans le Val-de-Marne (94) cette fin de semaine. FLASH est une nouvelle manifestation photographique, sociale et citoyenne, consacrée aux territoires périphériques, à qui nous souhaitons un franc succès pour cette inauguration !

Émilie Chazelle et Margaux Hannart cofondent en 2024 FLASH, un festival de photographie artistique, citoyen et participatif, né de la volonté d’utiliser l’image comme outil de témoignage et de questionnement sur les transformations sociales et urbaines. Il met en valeur les territoires périphériques, vus comme des espaces centraux de création, d’expérimentation et de visibilité pour la photographie. Implanté à Fontenay-sous-Bois (94), la première édition de FLASH se tiendra du 18 septembre au 7 novembre 2026.
Margaux a participé à trois éditions des Rencontres d’Arles avant de rejoindre l’agence The Odds Art et les salons a ppr oc he et unRepresented. Elle accompagne des artistes en photographie et en performance, orchestrant chaque aspect de leur carrière (exposition, édition, collaboration, collection privée et publique). Émilie est directrice artistique indépendante et experte en stratégie de communication. Elle travaille pour le Réseau LUX, fédérant 33 membres, et accompagne des artistes dans le développement de leur pratique.

https://flashphotofestival.fr/

Le portrait chinois d’Emilie Chazelle

Portrait d’enfance d’Emilie Chazelle © Archives personnelles

Si j’étais une œuvre d’art : Love is the message, the message is death d’Arthur Jafa
Si j’étais un musée ou une galerie : Le BAL, un lieu à taille humaine, exigeant, qui envisage l’image comme un moyen de penser le monde, avec une forte dimension politique, documentaire et expérimentale.
Si j’étais un·e photographe : Martine Barrat. Pour la mise en lumière des marges
Si j’étais un livre : Nadja d’André Breton. Pour la grande liberté d’agir de Nadja
Si j’étais un film : La Haine de Matthieu Kassovitz. Parce que ce film me rappelle l’endroit où j’ai grandi et son intemporalité me touche
Si j’étais un morceau de musique : Little Wing de Jimi Hendrix. Pour son esprit psychédélique

Si j’étais une photo accrochée sur un mur : Une image de Nan Goldin. Pour son combat
Si j’étais un souvenir d’enfance : Les trajets de RER entre Cergy Préfecture et Paris
Si j’étais un sentiment : La joie. Parce qu’elle fait avancer
Si j’étais un objet : Un appareil photo Agfamatic 2008
Si j’étais une expo : Ain’t No Grave Gonna Hold My Body Down, Stacy Kravitz à Images Vevey 2026
Si j’étais un lieu d’inspiration : Le Tour, petit village perché à 1400 mètres d’altitude, en vallée de Chamonix avec vue sur le mont-blanc. Pour se ressourcer et se régénérer ou La Grande Motte – Pour sa sociologie, son intention, l’utopie des vacances et son architecture
Si j’étais une boisson : Un café allongé ou un rosé piscine. Cela dépend de la saison et du moment de la journée !
Si j’étais un héros ou une héroïne : Rosa Parks
Pour son audace et son engagement
Si j’étais un vêtement : Une salopette. Pratique en période de montage
Si j’étais un instant décisif : Le déclenchement d’un FLASH
Si j’étais un procédé photographique : Une pellicule périmée, pour la part d’aléatoire, la surprise du résultat et cette façon de laisser une place à ce qui échappe à la maîtrise.

Le portrait chinois de Margaux Hannart

Portrait d’enfance de Margaux Hannart © Archives personnelles

Si j’étais une œuvre d’art : Paysage de feu d’Etel Adnan. Pour son travail de la couleur
Si j’étais un musée ou une galerie : Le CLAC, Centre Lozérien d’Art & Citoyenneté. Pour les valeurs que nous partageons avec FLASH
Si j’étais un·e photographe : Dorothea Lange. Pour sa Photographie sociale, documentaire et politique
Si j’étais un livre : Aimez-vous Brahms… de Françoise Sagan. Pour son talent à restituer les états d’âme du quotidien
ou Fief de David Lopez. Pour son talent à décrire les moments de latence dans les zones périurbaines
Si j’étais un film : Marie Antoinette de Sofia Coppola. Pour la photographie du film, les couleurs, les costumes et la bande-originale
Si j’étais un morceau de musique : Pulling Our Weight de The Radio Dept.

Si j’étais une photo accrochée sur un mur : La série She won’t open her eyes de Katrien de Blauwer. Celle par qui j’ai débuté ma petite collection.
Si j’étais un souvenir d’enfance : Mes après-midi en banlieue chez ma meilleure copine Lola
Si j’étais un sentiment : L’étonnement. Car toute photographie comporte sa part d’inattendu
Si j’étais un objet : Un bureau. Parce qu’il faut savoir poser ses idées et sa pensée
Si j’étais une expo : Masculinities d’Alona Pardo. Pour ma première année aux Rencontres et mon amie Lucie
Si j’étais un lieu d’inspiration : Mon village cévenol, Pour mon oncle et ses histoires
Si j’étais une boisson : Une Vals. Pour son côté rafraichissant et mon côté allemand
Si j’étais un héros ou une héroïne : Marjane Satrapi. Pour son combat emblématique et celui de toutes les artistes iraniennes qui risquent leur vie
Si j’étais un vêtement : Une culotte. Car c’est un événement quand elle se montre ou qu’on l’aperçoit
Si j’étais un instant décisif : La tombée de la nuit. Pour cette lumière entre chien et loup et qui laisse advenir tout ce qui se passera durant la nuit
Si j’étais un procédé photographique : Le tissage photographique. C’est celui de l’artiste Susanne Wellm, découverte en 2024 sur le salon a ppr och e.

INFORMATIONS PRATIQUES

ven18sepToute la journéesam07novFLASHHalle Roublot, 95 Rue Roublot, 94120 Fontenay-sous-Bois 0 Ajouter à ma wishlist

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FLASH ! Un nouveau festival photo consacré aux territoires périphériques

La Rédaction
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