Carte blanche à La Kabine : La Kabine fête ses 5 ans, cinq années d’engagement pour l’image contemporaine 2 juillet 2026
Carte blanche à La Kabine : Le Festival OFF Arles des images au delà des marges. Faire centre depuis les marges 1 juillet 2026
Traversée du medium photographique au Musée d’Art moderne de Fontevraud : Rencontre Dominique Gagneux, directrice 22 juin 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Ceci dit prenez soin de vous par Lucy Vigoureux 19 juin 2026
Fondation d’entreprise Martell, 10 ans de co-création, rencontre Anne-Claire Duprat, directrice 30 juin 2026
« A fleur de peau » : le monstrueux, ses persistances et ses symptômes au MO.CO. Montpellier 29 juin 2026
Partager Partager Avec plus de 22 000 visiteurs lors de la semaine d’ouverture, cette 57ème édition des Rencontres d’Arles est un succès non démenti malgré les fortes chaleurs ! Un évènement qui n’a jamais été aussi scruté, commenté, relayé, la planète arty et sa kirielle d’affiliés ayant décidé de commencer sa transhumance estivale en Camargue… Une tendance qui reflète l’emprise de plus en plus forte du marché et que l’on retrouve aussi dans les foires et dont l’impact joue sur le surtourisme. De plus ce phénomène est-il au service des photographes dont le travail est de plus en plus précarisé et menacé ? C’est l’une des questions que l’on se pose en sillonnant, matcha à la main, les ruelles et quartiers de plus en plus gentrifiés. Malgré tout, plusieurs propositions résistent à cette vague d’uniformisation du regard, soulignant toute la spécificité de cette manifestation unique au monde. Magali Paulin, Pavillon de l’Indochine, construit pour l’Exposition coloniale de Nogent-sur-Marne de 1907. Jardin d’agronomie tropicale René-Dumont, Nogent-sur-Marne, juillet 2024Avec l’aimable autorisation de l’artiste. Si comme le rappelle avec justesse Nadine Hounkpatin, commissaire 2026 du Prix Découverte Louis Roederer « la vérité photographique n’est définitivement pas à trouver, mais à construire, patiemment, dans le frottement de récits situés, construits, attentifs aux silences » l’ensemble de cette édition 2026 des Rencontres se veut attentive aux marges, zones intermédiaires, géographies discontinues, récits interstitiels à commencer par Magali Paulin, lauréate prix du Jury de la Fondation Louis Roederer pour son projet Matières fantômes et Mallory Lowe Mpoka, prix du Public Fondation Louis Roederer pour le projet Cosmologies des héritières qui remporte également le prix photo Madame Figaro en soutien aux artistes femmes émergentes. Martine Barrat, Block Party [Fête de quartier], Harlem, 1992Avec l’aimable autorisation de l’artiste et la Galerie Rouge. Lee Shulman et Omar Victor Diop, Being There, 2023Avec l’aimable autorisation des artistes. La thématique retenue par Christoph Wiesner et Aurélie de Lanlay, directeur et directrice adjointe du festival « Relire les mondes » infuse nombre de propositions comme la formidable redécouverte de Martine Barrat et les gangs de Harlem, Ming Smith et le jazz, l’Afrique et la période des indépendances : Ghana et Le roman photo de Paul Kodjo, le regard décolonial par Omar Victor Diop, l’archive chez Sammy Baloji, le collage par Thato Toeba mais aussi la Méditerranée avec Anne-Lise Broyer, Bruno Boudjelal, Katia Kameli (Le roman algérien, dont une partie avait été exposée au Frac Sud) ou encore Orianne Ciantar Olive (Ruines circulaires). Sammy Baloji, Clémentine Samba Mushidi, Kasaji, province du Lualaba, 2018Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la galerie Imane Farès, Paris Bruno Boudjelal, Brazzaville, Congo, 2008Avec l’aimable autorisation de l’artiste. L’un des temps forts qui se note dans le choix de l’affiche est le focus sur « Ghana !, rêver l’indépendance 1957-1976 » par la commissaire française d’origine ghanéenne, Damarice Amao qui témoigne de l’effervescence du medium dans les années 1960 pour une jeune nation en quête d’une identité visuelle. C’est sous l’impulsion du premier président de la République Kwame Nkrumah que le pays quitte son nom de Côte de l’Or et s’ouvre aux regards extérieurs avec Paul Strand invité en 1963 ou Marc Riboud, chacun produisant un livre déterminant dans la construction du Ghana moderne, aux côtés de l’ouvrage The Road Makers de la poétesse Efua Suther et du photographe Willis E. Bell. Sans oublier les photographes ghanéens consacrés ou plus émergents : James Barnor, Felicia Abban ou l’artiste Rita Mawuena Benissan (commande spéciale). Harry Gruyaert, Carnaval, Anvers, Belgique, 1992Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de Gallery FIFTY ONE, Anvers. Amère déception cependant pour William Klein dont l’exposition à la Chapelle du Muséon Arlaten, annoncée à grand renfort est toujours fermée ! Heureusement que le street-photographer flamand Harry Gruyaert (Gallery Fifty One) et ses traversées urbaines d’Anvers, New York, Paris…que m’avait décrites Roger Szmulewicz, le directeur de la galerie lors de la foire Art Antwerp (relire son entretien) sont aussi flamboyantes. Eduard Albert « Billy » Meier, Troisième cliché d’une série de huit images représentant un « vaisseau pléiadien », Ober-Sädelegg, Suisse, 8 mars 1975Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de FIGU. A l’ère des fake news et de l’IA, réjouissante plongée dans les images d’ovnis et autres phénomènes aérospatiaux non identifiés (PAN) avec Nous ne sommes pas seuls par le philosophe et spécialiste de l’histoire des médias, Philippe Baudoin qui parle d’une culture du doute. A partir de deux corpus : des images d’archives privées et publiques en ufologie, science dédiée au phénomène OVNI et une sélection d’artistes contemporains, le parcours séquencé en 3 parties, ouvre sur l’esthétique de ces images, leur beauté plastique, fait parler des témoins de ces « rencontres rapprochées » en rapport avec la place de l’inexpliqué dans notre société pour terminer par les croyances, le lien entre des communautés, les rituels, voir les dérives potentielles. Hu Weiyi, Monts Qilian no 1, 2023, série Érosion, 2021-en coursAvec l’aimable autorisation de l’artiste. Autre fil rouge de ces Rencontres, les contaminations de l’image en lien avec la nature ou le corps avec notamment Erosion de Hu Weiyi, lauréat prix JIMEI x Arles Discovery Award 2025, qui transforme son acide gastrique en processus de transformation des images (Ground Control) ou le projet de Lara Tabet et Yasmine Chemali, lauréates BMW Art Makers 2026, Le corps vitré (Cloître Saint-Trophime) à partir d’un protocole de bactériologies aquatiques agissant sur la surface photosensible pour donner à voir des images sur vitraux d’une grande magie. Flower Power investit le Jardin d’été autour de 5 artistes : Matei Bejenaru (1963), Suzanne Lafont (1949), Alice Pallot (1995), Anaïs Tondeur (1985), Jiang Zhi (1971). Alice Pallot rencontrée à Hangar Brussels et à la MEP, propose une découverte problématique : l’impact polluant de la mousse florale utilisée dans la plupart des bouquets de fleuristes. A signaler également L’image cannibale qui réunit 8 artistes autour de la notion de la chair, de la chute et du dédoublement (Chapelle de la charité). Park Chan-wook, Hakone, 2017Avec l’aimable autorisation de l’artiste. Lee Ufan Arles invite le cinéaste Park Chan-wook (Old Boy, chef d’oeuvre de la Trilogie de la violence), une première sous le commissariat de la journaliste Valérie Duponchelle. Par un matin calme réunit un corpus de ces 15 dernières années. Park Chan-wook revendique une approche très instinctive de la photographie qui remonte à sons enfance et pendant ses études à l’université où il rejoint le club photo. Contrairement au cinéma où tout est sous contrôle, ce n’est pas le cas comme il le souligne, il peut donner libre cours au hasard dans une veine assez surréaliste, autour d’objets devenus de véritables natures mortes. L’accrochage très réussi favorise les courts-circuits. https://www.leeufan-arles.org/expositions Olivier Metzger, Snapshot, 2013© Olivier Metzger/Modds. Pur moment de flottement avec Olivier Metzger (1973-2022 – représenté par l’agence Modds), lauréat du Prix Découvertes des Rencontres d’Arles 2009, ancien infirmier en psychiatrie, formé à l’Ecole nationale de la photographie d’Arles, adepte de l’étrange, au vocabulaire immédiatement reconnaissable. L’écrivain Eric Reinhardt lui rend hommage dans un ouvrage publié par Actes Sud « Somewhere and Somehow » titre de l’exposition à Croisière. L’exposition dédiée aux animaux par la directrice de Photo Elysée, Nathalie Herschdorfer, Modèle animal n’arrive pas convaincre malgré sa rigueur formelle, le spectre des thématiques abordé et la liste impressionnante de ses auteurs : Henri Cartier-Bresson, Sophie Calle, Lucien Clergue, Andreas Gursky, Karen Knorr, Pieter Hugo… peut-être trop de classification et pas assez d’humour ? Claudine Doury, La Petite Vera, lac Baïkal, Sibérie, 1998Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la galerie in camera. Grand moment de poésie suspendu avec Nos rêves lointains, regards sur la collection de la FNAC par les commissaires Fannie Escoulen et Laure Augustins sur un texte de Nathacha Appanah qui ponctue le parcours à partir de capsules sonores (Monoprix). Du côté de LUMA, (Arles associé) à ne pas manquer Stan Douglas, Bodies never lie, une rétrospective envoutante du photographe et vidéaste canadien à partir d’une nouvelle commande de LUMA, Exquisite Corpse, autour de la récupération par le régime de Franco du flamenco dans des vidées culturelles nationalistes. Egalement l’exposition de la cinéaste et artiste ouzbèke Saodat Ismailova installée en France, Amanat, La Forêt sacrée qui mêle son, archives et essai visuel autour de la transformation et lente érosion des paysages centrasiatiques millénaires. Une invocation puissante aussi immatérielle que philosophique. Stan Douglas, Vancouver, 15 juin 2011Avec l’aimable autorisation de l’artiste, de Victoria Miro et de David Zwirner. Moment d’émotion également face à In Search of… Incredible de l’artiste, poète et réalisateur Julianknxx suite à une résidence à LUMA autour de la trace, la mémoire, la transmission à partir de la transformation de la matière, le sel qui devient une métaphore de la perte, de l’héritage colonial, de l’extraction, du déplacement. Autant d’enjeux qui prolongent plusieurs propositions du festival. https://luma.org/arles/abecedaire/julianknxx Vous avez jusqu’au 4 octobre pour visiter les expositions arlésiennes ! INFORMATIONS PRATIQUES Les Rencontres d'Arles32, rue du Docteur Fanton 13200 Arles lun06jul(jul 6)10 h i mindim04oct(oct 4)19 h i minLes Rencontres d'Arles 2026Des mondes à relireLes Rencontres d'Arles, 32, rue du Docteur Fanton 13200 Arles 0 Ajouter à ma wishlist Détail de l'événementPhoto : Carlos Idun-Tawiah, Many Reasons to Live Again [De nombreuses raisons de vivre à nouveau], 2022 Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galería Alta. Dans une période où Détail de l'événement Photo : Carlos Idun-Tawiah, Many Reasons to Live Again [De nombreuses raisons de vivre à nouveau], 2022 Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galería Alta. Dans une période où tout semble pousser à simplifier, à opposer et à réduire, nous avons souhaité que ces 57e Rencontres d’Arles créent au contraire un espace pour accueillir la complexité et la sensibilité. Non pour adoucir artificiellement la violence du réel, mais pour lui restituer toute sa profondeur. Pour regarder ce monde parfois inquiétant sans cesser d’y chercher des formes de beauté, de relation et de liberté. La photographie a cette capacité rare de tracer des routes et des cheminements inédits qui décentrent notre regard. Médium essentiel, elle révèle ce qui nous échappe, ce qui subsiste, circule, se transmet et relie. Capable de conjuguer la grande Histoire avec des récits plus intimes, la photographie ouvre sur de possibles bifurcations. Ce décentrement du regard anime l’œuvre de grandes figures, telles que William Klein – auquel les Rencontres rendent hommage à l’occasion du centenaire de sa naissance –, et qui n’a cessé de bousculer les formes et les conventions. Cette édition permet également de redécouvrir Martine Barrat, dont l’œuvre puissante et singulière nous plonge dans les quartiers marginalisés de la Goutte d’Or à Paris et du New York des années 1970, entre Harlem et le Bronx. Nous célébrons aussi Ming Smith, dont la vision libre et poétique a frayé de nouvelles voies dans l’histoire de la photographie américaine. Harry Gruyaert, de son côté, nous convie à un travelling urbain éclatant de couleur au fil de compositions millimétrées, de New York à Zanzibar en passant par Paris, Tokyo et Mumbai. Une nouvelle cartographie du monde se dessine à travers l’attention portée aux circulations, aux routes, aux passages et aux lignes de fracture qui traversent les territoires. Entre l’Afrique et la Méditerranée, entre les frontières héritées et les mouvements d’émancipation désirés, les artistes réimaginent les géographies. Bruno Boudjelal rappelle combien l’image naît parfois de la rencontre entre un paysage extérieur et une vie intérieure. Ses traversées ne documentent pas : elles donnent forme à une expérience. Elles laissent poindre quelque chose de plus ténu, où spiritualité, souvenir et sensation s’entremêlent. La Méditerranée, elle aussi, apparaît dans les images d’Anne-Lise Broyer comme un lieu habité par plusieurs temps, un espace de sédimentation, d’attente et de projection. En Algérie, la mémoire enfouie des années noires se révèle progressivement dans l’œuvre au long cours de Katia Kameli. Réunies dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, ces trois expositions racontent les multiples visages du bassin méditerranéen. Plus loin sur le continent africain, entre le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Congo, s’esquissent des histoires de libération, de transmission et de réappropriation. Avec Ghana !, l’indépendance se lit dans les images, de Paul Strand à James Barnor, et se prolonge dans un imaginaire collectif toujours à l’œuvre, jusque dans le travail de Carlos Idun-Tawiah, qui signe l’affiche de cette 57e édition. Avec Paul Kodjo, c’est toute une culture visuelle ivoirienne qui se construit : inventive, populaire, moderne, capable d’absorber des influences multiples pour inventer sa propre langue. Chez Sammy Baloji, la photographie devient une machine à confronter les temps, faisant dialoguer les récits familiaux, les histoires souterraines, les mémoires empêchées et les conséquences très contemporaines de l’extractivisme. Achille Mbembe écrit très justement : « Nos crises, y compris écologiques, découlent de la croyance que l’humain est supérieur aux autres espèces. » Le vivant s’impose donc au cœur de cette édition comme une nécessité. Plus qu’un thème abstrait, il oblige à reconnaître que le monde ne se limite pas à nos catégories. À cet égard, l’exposition Modèle animal traverse deux siècles de photographie, révélant combien l’animal est indissociable de l’histoire du médium : observé, étudié, aimé, mis en scène, exploité, malmené, admiré, fantasmé. Photographier l’animal, ce n’est pas seulement représenter une altérité ; c’est aussi accepter de voir apparaître d’autres manières d’être au monde. Ce même mouvement traverse les œuvres de Lisa Oppenheim, Meghann Riepenhoff et Lara Tabet. Toutes trois rappellent que l’image est un milieu vivant, en perpétuelle évolution. Avec Meghann Riepenhoff, la nature travaille la matière même de l’image et y laisse son empreinte. Avec Lisa Oppenheim, une mémoire botanique disparue ressurgit par l’interprétation et la conjugaison de techniques anciennes et de technologies nouvelles de l’image. Avec Lara Tabet, lauréate du programme BMW Art Makers, les strates géologiques, archéologiques et organiques viennent souligner que rien n’est immobile, que toute forme témoigne de plusieurs temps et autant de devenirs. Une attention particulière est par ailleurs portée à un versant plus intime de l’œuvre d’Edward Steichen, à l’occasion du Luxembourg Photography Award. Photographe, conservateur et précurseur, il était aussi botaniste, attentif aux correspondances entre les formes, les saisons, les cultures et les images. Parce que l’apprentissage du regard commence dès le plus jeune âge et qu’un festival transmet autant qu’il montre, il était essentiel de faire toute leur place aux enfants dans cette édition. L’extraordinaire collection de livres photo jeunesse rassemblée dans l’exposition R comme regarder rappelle ainsi – avec joie, invention et intelligence – que la photographie peut être un espace de découverte pour tous les âges, un lieu où le regard se forme librement. Cette année encore, les Rencontres d’Arles font la part belle à l’émergence de nouvelles voix sur nos scènes artistiques. L’exposition du Prix Découverte Fondation Louis Roederer reprend ses quartiers à l’Espace Monoprix, sous le commissariat de Nadine Hounkpatin. Elle tisse une réflexion sur la vérité en photographie à travers la sélection de sept artistes internationaux faisant du médium un espace de commun, de relation, d’engagement et de responsabilité. La programmation met également à l’honneur les jeunes commissaires, à l’instar d’Alessandra Chiericato, lauréate 2024 de la bourse de recherche curatoriale des Rencontres d’Arles, qui développe une analyse originale de la nature cannibale des images. Ce qui relie toutes ces propositions, si différentes dans leurs formes, leurs époques et leurs géographies, c’est sans doute une même attention à ce qui transforme : les récits qui se déplacent, les mémoires qui ressurgissent, les formes de vie qui résistent, les images qui, loin de figer le monde, nous aident à le relire. Aurélie de Lanlay, toute l’équipe du festival et moi-même nous réjouissons de vous accueillir à Arles dès le 6 juillet pour vous faire découvrir l’ensemble de la programmation de cette 57e édition des Rencontres d’Arles. Dates6 Juillet 2026 10 h 00 - 4 Octobre 2026 19 h 00(GMT-11:00) LieuLes Rencontres d'Arles32, rue du Docteur Fanton 13200 ArlesOther Events Get Directions How do you plan to get there? CalendrierGoogleCal Tarifs : Forfaits TOUTES EXPOSITIONS Une entrée par lieu, valable du 6 juillet au 4 octobre Tarif 42 € réduit : 33 € Forfait JOURNÉE Une entrée par lieu, valable sur une journée Tarif plein 35 € réduit : 29 € Billetterie en ligne : https://billetterie.rencontres-arles.com/accueil/ https://www.rencontres-arles.com/fr Marque-page0
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