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Troisième jour du festival des Rencontres d’Arles, et journée chargée pour Sophie Hedtmann – historienne de la photographie et journaliste – qui nous communique ses expositions coups de cœur, voici ce qu’elle a retenu du ‘gros morceau’ des anciens Ateliers SNCF.

On commence par la Grande Halle de la fondation Luma, où est exposée une immense sélection de photographies réalisées par Annie Leibovitz entre 1970 et 1983. Ces archives ont été récemment acquises par la Fondation de Maja Hoffmann. Ici, on s’attardera en particulier sur le mur de souvenirs de la tournée des Rolling Stones de 1975. Aujourd’hui, le groupe de rock mythique fête leur 55 ans d’existence.

> Annie Leibovitz
The Early Years, 1970–1983: Archive Project #1
Du 27 mai au 24 septembre 2017
La Grande Halle 13200 Arles
https://www.rencontres-arles.com/fr/expositions/view/201/annie-leibovitz

Au magasin électrique, on retrouve le photographe suisse Karlheinz Weinberger, l’auteur de l’affiche de l’édition 2017 du festival. Curatée par François Cheval, en partenariat avec la galerie Esther Woerdehoff, « Swiss Rebels » nous plonge dans l’univers des Halbstarke (voyous zurichois) de la fin des années 50 aux années 70, photographié par Weinberger, alors photographe amateur d’une revue gay. Il photographie méthodiquement ces exclus de la société suisse allemande fascinés par Elvis Presley et James Dean, et les étudie à la manière d’un ethnologue, avec empathie, curiosité et respect.
N’hésitez pas à lire l’article de Yan Morvan dans Citizen K (au prix de vente de 1€) pour en savoir plus sur cette exposition…

> Karlheinz Weinberger
Swiss Rebels
Du 3 juillet au 24 septembre 2017
Le magasin électrique 13200 Arles
https://www.rencontres-arles.com/fr/expositions/view/164/joel-meyerowitz

Direction l’Atelier des Mécaniques pour découvrir l’exposition « Une poétique de l’Humain » de Paz Errázuriz présentée dans la programmation Latina! du festival. Les images de cette photographe chilienne brisent de nombreux tabous dans la société privée de liberté qu’était le Chili jusqu’à la restauration de la démocratie. Chronologique et thématique, l’exposition rassemblera environ 150 tirages des années 1970 à nos jours.

> Paz Errázuriz
Une poétique de l’Humain
Du 3 juillet au 24 septembre 2017
Atelier des Mécaniques 13200 Arles
https://www.rencontres-arles.com/fr/expositions/view/170/paz-errazuriz

Toujours à l’Atelier des Mécaniques, l’exposition pleine d’humour de Silin Liu avec « I’m everywhere » qui regroupe plusieurs de ses séries. La jeune photographe chinoise de 27 ans est la lauréate du Jimei X Arles Discovery Award.

> Silin Liu
I’m everywhere
Du 3 juillet au 24 septembre 2017
Atelier des Mécaniques 13200 Arles
https://www.rencontres-arles.com/fr/expositions/view/167/toutes-proportions-gardees

Enfin, nous terminons par le Nouveau Prix Découverte avec les 10 artistes sélectionnés et présentés à l’Atelier des Mécaniques. On retiendra particulièrement les séries de Guy Martin  (présenté par la galerie britannique Nineteensixtyeight) et Juliette Agnel (présentée par la galerie Françoise Paviot).
La série de Guy Martin s’ouvre sur l’époque bénie turque du parc Gezi pour se prolonger jusqu’à la tentative de coup d’État en 2016 et les purges qui s’ensuivent. On y trouve également des photographies prises sur les tournages de feuilletons turcs, autant d’anticipations cauchemardesques mais néanmoins réalistes qui documentent aussi l’histoire récente de la Turquie.
Longtemps habitée par l’idée même de ciel étoilé, c’est l’été dernier, dans le désert espagnol et dans les hauteurs des Pyrénées, que Juliette Agnel a enfin trouvé les images qu’elle portait en elle. La série des Nocturnes est apparue, après une lente maturation de fabrication.

> Nouveau Prix Découverte
Du 3 juillet au 24 septembre 2017
Atelier des Mécaniques 13200 Arles
https://www.rencontres-arles.com/fr/expositions/view/164/joel-meyerowitz

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