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Partager Partager PhotoPortfolio Bestiario, les autoportraits en chienne et en cochonne de Gabriela Rivera Lucero Carine Dolek25 janvier 2018 Littéralement L’artiste chilienne Gabriela Rivera Lucero crée des autoportraits en masques de viscères, qu’elle a créés à l’image des noms d’animaux dont la langue espagnole affuble les femmes pour les dénigrer: chienne, mouche morte, harpie, cochonne, renarde, oiselle. Les masques sont faits de peaux et d’entrailles de poulets, de porc, de poisson, de vache, qu’elle assemble, coud, agrafe. Les morceaux de chair ont été soit achetés à des bouchers, soit récupérés comme déchets non comestibles. Elle accueille sur son corps la rencontre, commune dans l’espagnol d’Amérique Latine, des deux avilissements: celui de la femme et celui de l’animal, dont les restes montrent la consommation carnivore, la dévoration, le mépris. Des créatures privées d’affection, dépouillées de leurs condition, montrées dans toute leur vulnérabilité et leur souffrance. Végétarienne, féministe, activiste, Gabriela Rivera Lucero travaille entre la performance, la photographie et la sculpture. Elle a cofondé Escuela de Arte Feminista et l’ONG-collectif Teritorio Cultural, espace pluridisciplinaire d’échanges autour des féminismes, de la construction sociale des corps, et de la décolonisation. http://gabrielarivera.blogspot.fr Marque-page0
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