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Pour sa première carte blanche, notre invité de la semaine, le photographe et directeur artistique Didier Bizet nous parle du travail émouvant et sensible d’Eric Roux-Fontaine. Il nous le présente aujourd’hui : « son travail est un remède efficace à notre époque contrariée, il nous canalise également alors que la modernité nous cristallise, et c’est beau ».

La peinture a toujours été importante dans ma quête iconographique et spirituelle, celle de mon ami Eric Roux-Fontaine en fait partie. C’est un travail poétique et romantique. Le voyage et tous les imaginaires qu’il contient constituent la source d’inspiration primordiale de l’artiste. Dans ses toiles aux accents oniriques, Eric Roux-Fontaine témoigne d’une personnalité sensible et d’un regard nomade, attiré par toutes les beautés qu’il rencontre au fil de ses pérégrinations. Sa peinture d’une grande sensibilité illustre des paysages aux histoires d’un temps qui nous est proche et lointain à la fois. À chaque visite de son atelier, ses voyages extraordinaires m’évoquent un modernisme qu’il fuit, pour laisser place à des histoires de la terre qui se seraient égarées dans un vaste temps.

Pierre Vavasseur est écrivain, critique et journaliste français. « Mais de quoi survivent les mondes disparus ? Sur quoi s’appuient-ils pour renaître ? Sur les souvenirs et les rêves qui s’y sont attardés avant d’essaimer de nouveau. Eric Roux-Fontaine en sait quelque chose. Il a habité une autre terre. Rien ne dit que nous n’en étions pas et que nous n’étions pas capables, comme lui, d’y tendre l’oreille et d’en nourrir nos yeux ; mais il s’y est accordé mieux que tous. Mieux que tout autre, il a saisi le jeu de murmures et de sonorités chaudes propres à exalter leurs couleurs, à raviver leurs brouillons et, de la sorte, à laisser les jungles tendres reprendre le pouvoir sur des royaumes usés. » Quant à Florence-Valérie Alonzo, Professeure de lettre et critique, elle rajoute : « Il y va d’une respiration, d’une nécessité existentielle qui sourdent d’entre les lignes. De l’aube jusqu’aux errances volontaires se dessine un voyage multiple qui traverse les paysages d’Eric Roux-Fontaine. Tamiser le monde, le pétrir en le regardant, le transfigurer en le peignant, en extraire la substantifique moelle, ses partitions végétales. Mains comme veines de la vie remplies de poudre de couleur. Quand la tête bascule, le sourire naît et fuse au-delà des usages. «Je veux traduire l’engourdissement du réel. J’ai éprouvé le paysage, sa lumière, son absolu jusqu’à la folie. Je ne peins pas un cerf. Je suis un cerf. » avoue-t-il, à moins qu’il ne soit ce Chien du soleil. Sa peinture est sans heure ni saison ».

Son travail est un remède efficace à notre époque contrariée, il nous canalise également alors que la modernité nous cristallise, et c’est beau.

Eric Roux-Fontaine est représenté en France par la galerie Felli la galerie Alain Daudet et la galerie l’oeil du Prince. La Hugo Galerie à New York. M fine Arts Galerie à Boston et enfin la Waltman Ortega Gallery à Miami.

https://www.rouxfontaine.com

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