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Nous recevons un grand nombre de portfolios sur la crise sanitaire qui nous touche depuis début mars. Chaque semaine, nous sélectionnerons une série pour la partager avec vous. Aujourd’hui, découvrez « Intérieur extérieur » réalisé par le photographe français Guillaume Nédellec. Il a souhaité traduire le confinement par un travail de surimpression faisant ainsi se mêler des scènes intérieures avec des fragments extérieurs.

Mars 2020. Le Covid-19 s’est installé en Europe, obligeant les gouvernements à prendre des mesures de confinement de la population. Jusque-là, le monde nous paraissait vaste et notre liberté de mouvement sans véritablement de limite. Et puis brusquement, il s’est amoindri. Désormais, les frontières étaient celles du foyer et du kilomètre alentour.
Ayant pour habitude d’aller tout chercher à l’extérieur – le travail, la nourriture, les loisirs, le lien social – ce confinement nous a obligé à rester à l’intérieur : à l’intérieur de notre lieu de vie, à l’intérieur de notre famille, à l’intérieur de nos livres et surtout à l’intérieur de nous-mêmes. Et là, soudainement, le monde s’est finalement élargi.
Intérieur/Extérieur raconte l’histoire d’un monde en expansion, au-delà ce que l’on peut regarder avec les yeux – fenêtre sur l’extérieur, enrichi de ce que l’on peut voir avec le coeur – fenêtre sur l’intérieur. En somme, deux réalités qui s’entremêlent.
Le vide extérieur étant essentiellement synonyme d’angoisse, j’ai souhaité parler du trop-plein intérieur en utilisant la surimpression pour créer des images plus proches de la poésie que du réel et montrer une autre facette du confinement : la connexion au monde intérieur, synonyme d’espoir.

Photographe et designer graphique indépendant, j’exerce l’essentiel de mes activités entre la région Auvergne-Rhône-Alpes et Paris.
J’ai découvert la photographie il y a bientôt quinze ans lors de mes voyages.
Depuis lors, je travaille sur des thématiques liées à la famille, au territoire, à la mémoire et à la société. Proche de la photographie documentaire, j’ai développé un regard personnel d’auteur.
Je réalise mes premières commandes pour la presse en 2019. La même année, ma série la Route Napoléon est shortlistée au Prix Mentor de Lyon.
Toujours en 2019, je réalise mon premier diaporama sonore sur les Enfants d’Izieu, remarqué au Prix des Nouvelles écritures début 2020.
Je suis membre du Studio Hans Lucas depuis 2016.

Site web : http://www.gui-n.com

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Comment participer ?
Pour soumettre votre travail à la rédaction, il vous suffit d’envoyer à info@9lives-magazine.com

• Une série composée de 10 à 20 images. Vos fichiers doivent être en 72DPI au format JPG avec une taille en pixels entre 900 et 1200 pixels dans la plus grande partie de l’image ;
• Des légendes (si il y a) ;
• Un texte de présentation de votre série (pas de format maximum ou minimum) ;
• Une courte biographie avec les coordonnées que vous souhaitez rendre public (site web, email, réseaux sociaux…)

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