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Partager Partager EvénementsPhoto Copacabana Palace de Peter Bauza est exposé à Paris La Rédaction2 mars 2017 Nous avons pu découvrir le travail du photographe allemand Peter Bauza en septembre dernier à Visa pour l’image Perpignan, son sujet « Copacabana Palace » a reçu le Visa d’or dans la catégorie magazine. Il est aujourd’hui présenté à Paris et l’exposition est inaugurée ce soir à la galerie Cosmos. Peter Bauza fait l’état des lieux d’un projet immobilier dans la banlieue de Rio de Janeiro commencé il y a 30 ans et jamais achevé. Tantôt appelé « Jambalaya» du nom d’une émission de télé-réalité locale, tantôt « Carandiru » comme la plus grande prison du pays, ou « Copacabana Palace », comme l’hôtel cinq étoiles qui illumine la plage de Rio, les 6 blocs d’immeubles sont devenus le refuge pour quelques 300 familles « sans toit ni terre ». Aujourd’hui, les immeubles sont délabrés et menacent de s’effondrer. Le taux d’humidité est très élevé. Les eaux usées stagnantes favorisent l’apparition de maladies telles que la dengue, la méningite, la gastro-entérite et les affections dermatologiques. Dans certains bâtiments, des étages entiers se sont écroulés, laissant place à des trous béants. Mais qui sont ces occupants du Copacabana Palace, assez forts pour survivre et résister dans un environnement si hostile ? Beaucoup vivaient dans des favelas, certains ont fui les dealers, d’autres ne pouvaient plus payer leur loyer qui augmentait chaque mois ou dormaient dans la rue ; certains se sont même vu attribuer un logement mais n’ont jamais pu emménager, car les narcotrafiquants contrôlent les logements sociaux. Peter Bauza a passé 7 mois dans ce qui est tout à la fois « le Paradis et l’Enfer, la folie et la passion ». Mais le photographe se dit surtout frappé par l’entraide, omniprésente. Très vite, les leaders de cette communauté bien organisée l’ont accepté et lui ont ouvert en grand leurs portes… « J’ai eu l’occasion de devenir l’un d’eux, de commencer à comprendre ce que signifie être un squatteur », explique le photographe qui a passé de nombreuses nuits dans une tente à l’intérieur de l’un des appartements abandonnés. « La vie est dure là-bas, les chats ont peur des rats tellement ceux-ci sont gros. » En se mêlant à la communauté, Peter Bauza a réussi à capturer des instantanés de la vie intime des habitants, des moments de prière aux scènes de fête, en passant par le désarroi et la drogue. Ses images forment un récit poétique et nous parlent de la souffrance de ces personnes qui tentent de survivre dans l’espoir de jours meilleurs. Il nous montre leurs forces et leurs faiblesses, leurs échecs et leurs réussites dans leurs efforts quotidiens pour faire face à cette situation hostile. « Une vie qui mérite d’être considérée, une vie avec des visages et des voix… » Copacabana Palace est un exemple typique de la lutte pour la survie d’un million de Brésiliens qui vivent dans des situations identiques, alors que le gouvernement dépense des sommes colossales en infrastructures pour des événements sportifs et que le pays subit une grave crise économique. EXPOSITION Copacabana Palace Peter Bauza Du 2 au 31 mars 2017 Cosmos Galerie 56, bd Latour Maubourg 75007 Paris http://www.cosmosphoto.com http://www.peterbauza.com LIVRE Copacabana Palace Peter Bauza Editions Lammerhüber 24 × 30 cm 208 pages, 185 photos ISBN 978-3-903101-19-7 http://edition.lammerhuber.at Marque-page0
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