Cette semaine, nous avons le grand plaisir d’accueillir la photographe Gabrielle Duplantier comme Invitée de la semaine ! Son actualité est riche : alors qu’elle vient de sortir son nouvel ouvrage, Pâle, publié chez Origini Edizioni, la galerie bruxelloise L’Enfant sauvage lui consacre une exposition rétrospective qui réunit trois de ses séries majeures, « Volta », « Terres basses » et « Wild Rose », toutes publiées sous forme de livres par David Fourré, aux éditions lamaindonne. Découvrez aujourd’hui son portrait chinois !

Portrait d’enfance de Gabrielle Duplantier © Archives personnellesGabrielle Duplantier est une photographe franco-américaine, née en 1978.
Après des études en Arts plastiques et en Histoire de l’art à Bordeaux et Toulouse, elle s’investit dans la pratique de la photographie seule et s’installe à Paris ou elle travaille comme assistante de photographes ou photographe de plateau.
En 2001, elle retourne vivre dans le Sud Ouest de la France où elle à grandit.
Elle se lance alors dans une série d’images sur le Pays basque voisin, où paysages, personnages, animaux, familiers ou non, apparaissent en visions impressionnistes.
Depuis des prises de vues instinctives à des expérimentations dans son laboratoire, c’est avec patience que se développera son écriture photographique personnelle : inspirée par les peintres, un univers intimiste, particulièrement féminin, qui révèle du fantastique dans l’ordinaire, et un traitement sombre et délicat du noir et blanc.
Depuis ses premiers pas en photographie, elle parcourt et re-parcourt les mêmes lieux, le Pays basque, le Portugal ou l’Inde.
Le monde de Gabrielle Duplantier semble aimanté par deux pôles avec lesquels elle se maintient en contact pour produire l’énergie propre à son travail photographique : le profane et le sacré. Son approche des êtres et des choses est éminemment physique et sensuelle, elle relève non d’une contemplation à distance mais d’une plongée dans les sensations – ce qu’on a pu appeler dans l’histoire de la photographie le stream of consciousness, le flux de conscience dans lequel le photographe s’immerge pour en tirer des visions puissamment subjectives, telles que furent celles de William Klein, de Robert Frank ou des photographes japonais du mouvement Provoke. Mais c’est aussi une recherche de spiritualité qui ouvre ses photographies à une forme d’élévation par la lumière.
C’est au travers de l’édition photo et notamment la rencontre avec David Fourré des éditons lamaindonne que Gabrielle trouve son plus beau lieu d’expression, ensemble ils publient trois livres : Volta (2014, réédité en 2021), Terres Basses (2018) et Wild Rose (2024) pour lequel elle obtient la Bourse Polycopie&Co pour le livre photographique et qui sera finaliste du Prix des libraires France Photobook.
En 2022, elle est choisie pour incarner la résidence annuelle du Festival Images Singulières à Sète (livre édité par le Bec en l’Air) puis en 2025 celle du Festival International de Photographie de Valparaiso au Chili, travail qui sera exposé et publié en un ouvrage en octobre 2026.
Sa dernière publication, Pâle est sorti durant l’été 2026 avec les italiens d’ Origini Edizione.
Elle est membre depuis 2013 du projet collectif Temps Zéro, orchestré par Stéphane Charpentier et fut exposée auprès des maitres de la Trembling photography au Musée Botanique de Bruxelles pour l’exposition historique Eyes Wild Open en 2018.
Actuellement, grâce a une bourse a la création du CNAP, Gabrielle finalise son travail autour du Pays basque entamé 24 ans plus tôt.

https://gabrielleduplantier.com/fr/accueil

Le portrait chinois de Gabrielle Duplantier

Si j’étais une œuvre d’art : Christina’s world de Andrew Wyeth
Si j’étais un musée ou une galerie : La Casa Azul à Coyoacán (Mexique)
Si j’étais un·e photographe : Diane Arbus ou Edward Steichen
Si j’étais un livre : Le livre de ma mère, Albert Cohen
Si j’étais un film : Thelma et Louise
Si j’étais un morceau de musique : tout de Alt-J
Si j’étais une photo accrochée sur un mur : Un enfant égyptien de Denis Dailleux
Si j’étais un souvenir d’enfance : Une glace à la plage au sud du Portugal
Si j’étais une citation : Là où il y a moins, je trouve plus
Si j’étais un sentiment : Le doute
Si j’étais un objet : Un sécateur
Si j’étais une expo : Mathieu Pernot les Gorgan
Si j’étais un lieu d’inspiration : Les campagnes
Si j’étais un breuvage : Du vin rouge
Si j’étais un héros ou une héroïne : Indiana Jones
Si j’étais un vêtement : Une veste
Si j’étais un instant décisif : L’inspiration ?
Si j’étais un procédé photographique : La photo argentique, ni plus, ni moins

INFORMATIONS PRATIQUES

ven25sep(sep 25)14 h i mindim08nov(nov 8)19 h i minGabrielle DuplantierVolta, Terres Basses, Wild RoseL'Enfant Sauvage, 23 Rue de l'Enseignement - 1000 Bruxelles 0 Ajouter à ma wishlist

À LIRE
Carte blanche aux fondateurs de la PODA : Des sentiments traduits en images palpables, Gabrielle Duplantier
Wild Rose, les souvenirs du passé de Gabrielle Duplantier
Carte blanche à David Fourré : Gabrielle Duplantier et lamaindonne
Volta de Gabrielle Duplantier réédité !
Sortie prochaine de Terres Basses par Gabrielle Duplantier aux éditions lamaindonne

La Rédaction
9 Lives magazine vous accompagne au quotidien dans le monde de la photographie et de l'Image.

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