Carte blanche à Roger Szmulewicz : La rencontre entre un artiste et la galerie, Stig De Block 3 jours ago
Sous la nef, l’éclat comme manifeste : Mickalene Thomas ou l’amour en résistance par Pierre Bessard 1 jour ago
Une journée à Plateforme 10, Lausanne (1) : Photo Elysée « Gen Z un nouveau regard » et « LEHNERT & LANDROCK. Relecture d’une archive coloniale » 3 jours ago
Le collectif MYOP refait le monde au Carré Baudouin à l’occasion de son 20ème anniversaire 4 jours ago
La Saif, pour une défense du droit d’auteur et des droits des auteurs. Rencontre avec Églantine de Boissieu 5 jours ago
Art Genève 2026, Carte Blanche John A Armleder au MAH : Interview Marc-Olivier Wahler, directeur 2 jours ago
Une journée à Plateforme 10, Lausanne (2) : « Vallotton Forever » au MCBA, Lausanne. Entre female gaze, inquiétante étrangeté, humour corrosif 3 jours ago
Rencontre avec Céline Chicha-Castex, conservatrice chargée des estampes XXème de la BnF et co-commissaire « Impressions Nabies » 4 jours ago
Partager Partager « Le Capc recherche 7 personnes fumeuses aux cheveux gris ou blancs capables de faire des ronds de fumée pour une performance… » une annonce qui introduit le côté volontiers iconoclaste de l’artiste invitée par le musée bordelais. Après la remarquable proposition de Kapwani Kiwanga (actuellement à la Biennale de Venise), c’est l’artiste danoise Nina Beier qui se saisit de la monumentalité de l’espace de la nef. Sandra Patron et Cédric Faucq signent le commissariat et expliquent qu’ils ont laissé une grande place à l’inattendu. Volontiers à contre-emploi, l’artiste déjoue nos attentes avec une proposition à ras du sol, toute en horizontalité. Il faut déjà se déchausser pour marcher sur une moquette blanche (une pureté qui va le rester très longtemps ?) et regarder à hauteur d’enfant différents ensembles d’objets qui constituent les ilots d’une narration volontairement déceptive. Un toboggan/éléphant, des voitures à télécommandes/perruques, des cages à oiseau/égouttoirs à vaisselle, des baguettes de pain carbonisées, des natures mortes/vivantes, des insectes en plastique à énergie solaire, des poussettes-jouets réceptacles de mignonettes, des serviettes de bain estampillées de billets de banque… la liste est longue de télescopages en trompe l’œil. Ils en disent long sur les narcissismes et dérives consuméristes de nos sociétés. Vue de l’exposition Auto de Nina Beier, au Capc musée d’art contemporain de Bordeaux, du 08.03.2024 au 08.09.2024.Photo: Arthur Péquin La notion de valeur et de transaction est au cœur de la pratique de l’artiste. Elle gomme toute distance critique entre l’objet et les promesses qu’il véhicule, les truffant de détails comme autant de signes sous-jacents. Ainsi du vase et du chien en porcelaine chinoise dont les motifs renvoient à des périodes décoratives fastes si ce n’est que leur surface est parsemée de trous. De même avec les coco de mer (dits coco fesses de par leur forme) encastrés dans des chaises Thonet, des coquillages que l’on trouve uniquement aux Seychelles pillés par les touristes et aujourd’hui devenus espèce menacée. Une rencontre aux allures surréalistes intitulée Female Nude comme une réponse à la persistance du nu féminin dans l’histoire de l’art. Vue de l’exposition Auto de Nina Beier, au Capc musée d’art contemporain de Bordeaux, du 08.03.2024 au 08.09.2024.Photo: Arthur Péquin Vue de l’exposition Auto de Nina Beier, au Capc musée d’art contemporain de Bordeaux, du 08.03.2024 au 08.09.2024.Photo: Arthur Péquin Les circuits d’acheminement et de diffusion des produits sont également régulièrement interrogés par l’artiste qui évoque ainsi le passé colonial du Capc, les anciens Entrepôts Lainé. Les perruques ou cheveux importés, le café à travers les tasses à l’effigie des « chats porte bonheur » asiatiques, les feuilles de palmier des serviettes, les fauteuils de massage, l’éléphant Jumbo transporté en Europe…Et que penser des mannequins-enfants vêtus de costumes 3 pièces arborant des chiens dans des sacs de grandes marques –contrefaçons (A True Miror). Les projections d’une société de l’hyper contrôle où la réussite et ses symboles s’inculquent dès l’enfance, où le jeunisme est une obligation avec cet appareil de mesure de présence de la jeunesse dans l’exposition (Mosquito) et le chien devenu accessoire ultime du luxe..tous les scénarios sont ouverts. Vue de l’exposition Auto de Nina Beier, au Capc musée d’art contemporain de Bordeaux, du 08.03.2024 au 08.09.2024.Photo: Arthur Péquin Un cauchemar en boucle et ces doubles anthropomorphiques qui, vidés de leur sens sonnent le déclin de l’émerveillement, la dérive de nos pulsions scopiques.. tandis que l’on cherche vainement un sens au titre général AUTO. Parc automobile, miroir grossissant ? le mystère s’épaissit. A noter la sortie de la monographie de l’artiste chez Hantje Cantz. INFOS PRATIQUES : Nina Beier Auto Jusqu’au 8 septembre 2024 Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h Capc 7 rue Ferrère 33000 Bordeaux https://www.capc-bordeaux.fr/ Marque-page0
Evénements Sous la nef, l’éclat comme manifeste : Mickalene Thomas ou l’amour en résistance par Pierre Bessard Il y a, au Grand Palais, une manière très particulière d’entrer dans All About Love : non pas comme on pénètre une exposition, ...
Interview Art Contemporain Art Genève, 14ème édition : Interview Charlotte Diwan, directrice Art Genève 2026 réunit 81 exposants du 29 janvier au 1er février avec un fort contingent français (Lelong, Mennour, Semiose, Christophe Gaillard, ...
Interview Art Contemporain Art Genève 2026, Carte Blanche John A Armleder au MAH : Interview Marc-Olivier Wahler, directeur A l’occasion de la 6ème carte blanche de John M Armleder au Musée d’art et d’histoire (MAH), Genève, Marc-Olivier Wahler poursuit ses ...
Actu Art Contemporain Une journée à Plateforme 10, Lausanne (2) : « Vallotton Forever » au MCBA, Lausanne. Entre female gaze, inquiétante étrangeté, humour corrosif
Actu Art Contemporain 2026, les expos incontournables France/Europe : Leonora Carrington, Hilma af Klint, Sheila Hicks… Biennale de Venise
Carte blanche à Roger Szmulewicz : La rencontre entre un artiste et la galerie, Stig De Block 3 jours ago
Sous la nef, l’éclat comme manifeste : Mickalene Thomas ou l’amour en résistance par Pierre Bessard 1 jour ago
Une journée à Plateforme 10, Lausanne (1) : Photo Elysée « Gen Z un nouveau regard » et « LEHNERT & LANDROCK. Relecture d’une archive coloniale » 3 jours ago
Le collectif MYOP refait le monde au Carré Baudouin à l’occasion de son 20ème anniversaire 4 jours ago
La Saif, pour une défense du droit d’auteur et des droits des auteurs. Rencontre avec Églantine de Boissieu 5 jours ago
Art Genève 2026, Carte Blanche John A Armleder au MAH : Interview Marc-Olivier Wahler, directeur 2 jours ago
Une journée à Plateforme 10, Lausanne (2) : « Vallotton Forever » au MCBA, Lausanne. Entre female gaze, inquiétante étrangeté, humour corrosif 3 jours ago
Rencontre avec Céline Chicha-Castex, conservatrice chargée des estampes XXème de la BnF et co-commissaire « Impressions Nabies » 4 jours ago