L'Invité.e

Notre invitée de la semaine est Selma Bella Zarhloul

Temps de lecture estimé : 4mins

Cette semaine, nous recevons Selma Bella Zarhloul, curatrice indépendante. En attendant l’exposition photographique “Tous à la plage” qu’elle nous proposera à Marseille à la fin du mois, elle partagera avec nous ses coups de cœur tout au long de la semaine.

En guise de biographie classique, je vous propose une liste surtout non exhaustive de ce que j’aime et sans hiérarchie :
Chardin, les tableaux de chasse, les natures mortes, les vanités, les objets religieux, entrer dans les églises, la mer, Delacroix, tous les départements antiquités et objets d’art au Louvre, la peinture flamande
la pizza, le tagine de ma mère, les frites et le vin rouge,
le cinéma américain des années 40-50 et 70, la nouvelle vague, Audiard : les Michel et Jacques, Adam Sandler, Benicio del Toro, Braaaad Pitt, les Cohen, la série Kaamelott (vue X fois…) comme les Deschiens, Christopher Nolan, Wes Anderson, Pierre Desproges, Tintin, Bowie, Depeche Mode, U2, Arctic Monkeys, Chet Baker, Bill Evans, Iggy Pop…
Je ne peux pas choisir les photographes que j’aime, y’en a trop, c’est comme les peintres.
Jan Fabre, Peeping Tom, Joël Pommerat, Pina Bausch, Thomas Ostermeier, Dumb Type…
Reï Kawakubo, Martin Margiela, Nicolas Ghesquière, Haider Ackerman, Rick Owens…
J.D. Salinger, Fitzgerald, Stendhal, James Salter, Foucault…
Paris…
monter sur les planches, danser jusqu’au bout de la nuit
ne rien faire, réfléchir, écrire, aller à la rencontre de, créer, chercher…

En résumé :
Mon passé : 20 ans au service de la photographie
13 ans à gérer la merveille des merveilles, la collection Jacques Henri Lartigue, et X… années à se délecter de belles photographies et à vouloir les montrer
Mon actu : En tant que commissaire : exposition Tous à la plage à la galerie 1Cube au Studio Aza à Marseille, en tant qu’administratrice : Voies Off à Arles
Mon futur : To be continued…

Le Portrait Chinois de Selma Bella Zarhloul

Si j’étais une œuvre d’art : l’hermaphrodite
Si j’étais un musée ou une galerie : Le Louvre
Si j’étais un(e) artiste : aujourd’hui Jack White, hier David Bowie, hier hier Georges Sand
Si j’étais un livre : Sur la route / Histoire d’O / The Great Gatsby
Si j’étais un film : The Misfits de John Huston, Les damnés de Visconti
Si j’étais un morceau de musique : Billie Holiday
Si j’étais un photo accrochée sur un mur : arghh… impossible de choisir, donc un cadre vide pour pouvoir imaginer la photo qu’on veut ou projeter toutes celles que j’aime
Si j’étais une citation : d’habitude, je les oublie toutes, donc je les écris partout (cahier, post-it, ordinateur, téléphone…) mais dernièrement je suis tombée sur celle-ci : “Je fais reculer la mort à force de vivre, de souffrir, de me tromper, de risquer, de donner et de perdre”. Anaïs Nin
Si j’étais un sentiment : oui, c’est attendu mais y’a que ça à vivre sur terre, l’amour
Si j’étais un objet : un miroir pour que je puisse voir tout le monde de près
Si j’étais une expo : celle encore à inventer
Si j’étais un lieu d’inspiration : la forêt près de la mer
Si j’étais un breuvage : un thé vert japonais
Si j’étais un héros/héroïne : la marquise de Casati ou Sherlock Holmes, Batman
Si j’étais un vêtement : un smoking Saint Laurent, une robe Alaïa

Retrouvez les cartes blanche de notre invitée :

> Carte blanche photographique à Selma Bella Zarhloul, la Gallery FIFTY ONE (mardi 19 juin 2018)
> Carte blanche de Selma Bella Zarhloul : Jack White (mercredi 20 juin 2018)
> Carte blanche photographique de Selma Bella Zarhoul : Harald Szeemann (jeudi 21 juin 2018)
> Les bons Plans marseillais / La Playlist de Selma Bella Zarhloul (vendredi 22 juin 2018)

Selma Bella Zarhloul
Après une double formation en Information et Communication à la Sorbonne et histoire de l’art à l’Ecole du Louvre, elle choisit de se consacrer à la photographie. D’abord, en tant que praticienne afin de bien comprendre et maîtriser les spécificités du médium pour pouvoir s’exprimer avec. Parallèlement, elle travaille plus de 10 ans à la Donation Jacques Henri Lartigue, sous tutelle du Ministère de la Culture, afin d’oeuvrer à la gestion et à la diffusion de la collection dans le monde entier. Depuis deux ans, elle se consacre à nouveau à sa pratique photographique poussée par la volonté de rendre compte de son regard de femme sur le corps masculin. Elle est aussi commissaire d’expositions.

    You may also like

    En voir plus dans L'Invité.e