1268 Views |  7

Ségolène Brossette, galeriste est notre invitée

Temps de lecture : 2 minutes et 56 secondes

Cette semaine, nous recevons la galeriste Ségolène Brossette à l’occasion de l’ouverture prochaine de sa galerie, rue Guénégaud. Avant de découvrir sa future exposition collective intitulée Work in Progress le 21 mai, Ségolène va partager avec nous, chaque jour et jusqu’à vendredi, ses cartes blanches et ses coups de cœur. Mais aujourd’hui, place à la rencontre avec son portrait chinois.

En 2003, fraîchement diplômée d’un Bachelor de l’IESA, Ségolène Brossette se donne déjà l’occasion d’exprimer son goût et son talent pour le commissariat d’exposition en organisant un solo show chez un libraire, expert en livres anciens pour Sothebys. De la photographie, déjà. Tout a commencé par cette passion, cette sensibilité particulière à la photographie. L’œil de Ségolène Brossette, attiré de prime abord par ce medium, s’est développé et élargi au dessin au fur et à mesure des années, et a été éduqué auprès d’experts et de marchands spécialisés.
Un master II en médiation et ingénierie culturelle vient ensuite diplômer les compétences que Ségolène Brossette a déjà mises au profit de ses initiatives personnelles.

En 2013, en association avec Anne-Cécile Guitard, Ségolène Brossette lance une plateforme d’expositions nomades, BG Now, autour de la photographie et du dessin. L’objectif : sortir des frontières du cadre fermé d’une salle d’exposition en créant de nouvelles synergies, tout en défendant les artistes émergents.
En 2015, à la recherche d’un espace de co-working, Ségolène Brossette découvre La Manufacture, rue Myrha, dans le 18e arrondissement de Paris. Elle y rencontre Chloé Pham Van Hoa qui gère l’espace, avec qui elle monte le « Parcours Dix-Huit », regroupant une dizaine d’institutions culturelles publiques et privées du 18e. Trouvant son origine géographique dans le quartier de la Goutte d’Or, cette initiative est destinée à créer le lien entre différents secteurs d’un arrondissement plutôt communément qualifié de « sensible » que « sensible à la culture ».
C’est au sein du « Parcours Dix-Huit » que Ségolène Brossette rencontre Eva Léandre, laquelle lui propose, en 2017, de partager sa galerie située au 54 rue des Trois-Frères, dans le quartier des Abbesses. En parallèle de la galerie, Ségolène Brossette continue à produire le parcours jusqu’au printemps 2018 et à organiser des expositions hors les murs, toujours au gré de ces heureuses coïncidences de l’existence, qui donnent à l’art le meilleur cadre d’expression qui soit.

Aujourd’hui, Ségolène Brossette s’apprête à inaugurer une nouvelle galerie, située au 15 rue Guénégaud, dans le 6e arrondissement parisien. Un espace bien à elle, né de la relation privilégiée qu’elle entretient avec les artistes qu’elle défend, et qui s’appuie sur la confiance établie par une volonté mutuelle de travailler ensemble sur le long terme. Dans sa galerie de la rue Guénégaud, Ségolène Brossette aura à cœur de poursuivre son projet : « placer la photographie et le dessin dans l’art contemporain. Ils sont considérés comme deux media à part, alors qu’ils forment un tout. » Naturellement, la galeriste aux multiples casquettes a choisi de jeter l’ancre dans le quartier hétéroclite de Saint-Germain-des-Prés, où design, art moderne, art contemporain et arts premiers se côtoient.

15 rue Guenegaud
75006 Paris
https://segolenebrossette.com

Le Portrait chinois de Ségolène Brossette :

Si j’étais une œuvre d’art : Je passerais ma vie dans les transports, à être déballée, accrochée, décrochée, enfin exposée
Si j’étais un musée ou une galerie : Je serais moi-même
strong>Si j’étais un(e) artiste (tous domaines confondus): Je perdrais la gravité terrestre
Si j’étais un livre : Eloge du risque d’Anne Dufourmantelle
Si j’étais un film : Itinéraire d’un enfant gâté de Claude Lelouch
Si j’étais un morceau de musique : Veridis Quo, Daft Punk
Si j’étais une photo accrochée sur un mur : J’espère que j’aurai de la lumière
Si j’étais une citation : « Risquer sa vie, c’est d’abord, peut-être, ne pas mourir. Mourir de notre vivant, sous toutes les formes de renoncement, de la dépression blanche, du sacrifice. » Eloge du risque d’Anne Dufourmantelle
Si j’étais un sentiment : Entre la joie et le dégout
Si j’étais un objet : Du papier
Si j’étais une expo : J’espère que vous viendriez
Si j’étais un lieu d’inspiration : Une forêt
Si j’étais un breuvage : Un Saint Estèphe
Si j’étais un héros/héroïne : Jeanne d’Arc
Si j’étais un vêtement : Une robe charlestown pendant les années folles

Découvrez les Cartes blanches de notre invité

> Carte blanche à Ségolène Brossette : Rendez-vous le 18 mai ! (Mardi 7 mai 2019)
> Carte blanche à Ségolène Brossette : Le dialogue des névroses (Mercredi 8 mai 2019)
> Carte blanche à Ségolène Brossette : Un label pour la photographie (Jeudi 9 mai 2019)
> Carte blanche à Ségolène Brossette : Gardien du monde (Vendredi 10 mai 2019)

INFORMATIONS PRATIQUES

mar21mai(mai 21)14 h 30 minsam20jul(jul 20)19 h 30 minWork in progressGalerie Ségolène Brossette, 15 rue Guénégaud, 75006 ParisType d'événement:Art Contemporain,Exposition,Photographie