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Partager Partager Poursuite du solo show augmenté de Joël Riff pour la Fondation d’entreprise Hermès autour de Claudine Monchaussé, sculptrice ayant élu domicile sur les terres berrichonnes de l’emblématique communauté de la Borne dans les années 1960 et dont l’univers se déploie magistralement dans l’espace de La Verrière. Ces silhouettes tout en verticalité comme surgies d’un temps immémoriel ont inspiré le sculpteur et céramiste Damien Fragnon, par ailleurs sourcier en eaux minérales dont la composition indicielle détermine une géologie atmosphérique et sensible qu’il traduit dans des arborescences de mots. Texte de Damien Fragnon, exposition « Sourdre » de Claudine Monchaussé, La Verrière, Fondation d’entreprise Hermès Un texte qui a autant valeur d’œuvre que les sculptures de Nicolas Bourthoumieux ou les installations du duo mountaincutters, autres complices de cette partition silencieuse et habitée. Tel un spéléologue du langage, Damien revient sur cette aventure éditoriale inédite, sa rencontre avec Joël et les projets qui l’animent en matière d’éco-conception. Livret d’exposition Couverture Claudine Monchaussé, Sculpture, circa 2010 © Pascal Vangysel, Adagp, Paris 2025 Marie de la Fresnaye. Vous êtes la voix invitée par Joël Riff : connaissiez-vous Claudine Monchaussé ? Damien Fragnon. J’avais découvert son travail lors de l’exposition organisée par Joël à Moly-Sabata « Glaise Rouge » en 2018. J’ai tout de suite été ébloui et impressionné par la technique et le processus (position des céramiques dans le four). De plus, la personnalité de Claudine assez mystérieuse et liée à La Borne, m’a encore plus donné envie d’aller à sa rencontre. MdF. Le titre de l’exposition « Sourdre » vous a-t-il influencé ? DF. Au départ cela restait aussi énigmatique que Claudine Monchaussé même si la définition de ce verbe « jaillir l’eau » m’a aidé pour le texte. Ce titre venait en parfaite corrélation avec la démarche de l’artiste qui est de l’ordre du vertical, comme quelque chose qui remonte vers le ciel à l’image du tracé que fait spontanément l’eau qui sort d’un trou. Les œuvres de Nicolas Bourthoumieux sont aussi verticales. Il y avait ce lieu mystérieux de La Borne et cette femme mystérieuse qui semble faillir de ses céramiques ! MdF. Comment vos incursions dans les eaux minérales ont-elles influencé votre texte ? DF. Joël Riff connaissait mes recherches sur les eaux entreprises depuis 2020. Je goute les eaux pour savoir si cela influe mon palais et évaluer de potentiels apports en minéraux, magnésium et sels pour mon propre organisme. Cette expérience m’a permis de mettre des mots sur mon ressenti et ma compréhension de l’environnement autour de la présence de certaines roches ou plantes, de certains biotopes. Une expérience sensitive de la géologie d’un lieu. Damien Fragnon à l’atelier © Marisol Mendez MdF. Quel nuage de mots l’environnement de l’atelier de Claudine a-t-il suscité ? DF. En parlant avec différentes personnes qui connaissent la Borne et à la lecture d’échanges de mails entre Claudine et Renaud Régnier son assistant, elle soulignait que l’eau était plutôt javélisée étant donné la proximité avec un château d’eau et pas du tout agréable. En goûtant cette eau, je me suis rendu compte qu’elle était assez grasse, très lourde au palais avec un côté caustique et presque un goût de PVC et PER en notes de fond. Ces goûts renvoient à des tuyaux qui traitent et filtrent cette eau. Je me suis aussi basé sur la géologie de la Borne avec des mots comme kaolinite, pyriteux, micacés et benthique qui sont apparus. Beaucoup de chênes sont également présents sur ce territoire qui donnent un aspect herbacé, sans oublier le côté calcaire avec le mot dépôt blanchâtre. MdF. Depuis combien de temps et comment êtes-vous devenu « goûteur d’eau » ? DF. Je suis né à Clermont-Ferrand, la région des volcans et j’ai toujours entendu dire que les eaux étaient exploitées par Volvic, une eau dont j’aimais beaucoup le goût, jeune. La première fois que j’ai été en contact avec une autre eau, je l’ai trouvé horrible ! A partir de là j’ai commencé à me poser un certain nombre de questions autour de l’eau en fonction de mes déplacements et l’impact sur mes problèmes de peau. Cette corrélation entre le goût de l’eau et ma peau a commencé à m’interpeller jusqu’à une résidence en Thaïlande où je me suis mis à goûter toutes les eaux minérales. Cette prise en compte est devenue politique actuellement avec des phénomènes de raréfaction et de monopoles de grandes compagnies et un certain nombre de scandales qui émergent autour de taux élevés de microplastiques alors que l’eau est un bien précieux et vital pour chacun d’entre nous. J’ai poussé cette analyse jusqu’à déterminer quelles bouteilles étaient les mieux adaptées pour notre corps. MdF. A quand remonte votre rencontre avec Joël ? DF. J’ai fait mes études en région Auvergne-Rhône-Alpes où la réputation de Moly-Sabata est grande. C’est dans le cadre du projet Galerie Nomade, en 2020 juste après le confinement initié par l’IAC qui offrait une résidence à Moly-Sabata, que j’ai rencontré Joël. Cela a généré de nombreux échanges entre nous et l’accès au four m’a conduit à reprendre ma pratique de la céramique. Depuis lors, Joël suit mes recherches et voit mes expositions. MdF. Vous êtes lauréat du Prix du Jury ceramic brussels en 2024 : qu’est-ce que cela a au comme conséquences dans votre parcours ? DF. Ce prix a permis de mettre en lumière ma recherche artistique et plastique autour de la céramique avec des retombées en matière de presse et d’acheteurs avec la venue de nombreux collectionneurs. Si je devais employer une métaphore ce prix m’a offert un bourgeon qui m’a fait fleurir avec une visibilité plus constante. MdF. Vous travaillez autour d’enjeux d’éco-réparations : comment cela se traduit-il ? DF. Tout à fait. Je vais chercher des matériaux dans la nature comme actuellement à l’occasion de mon exposition en Norvège où le granit rose est très présent et fort en feldspath. Je récupère ce minéral que je mets en poudre pour venir créer des recettes que je viens réinjecter dans des biotopes comme à Sète où j’ai mis des céramiques au bord de la mer pour observer la réaction d’animaux ou de végétaux proches. Des anémones de mer sont ainsi venues se mettre dessus et craqueler mon émail riche en cobalt, un ingrédient dont elles raffolent. Les anémones qui ont des couleurs très vives peuvent ainsi survivre. Ma pensée de l’éco-réparation vise à redonner ce que je prélève par ailleurs. Cette exposition « Breathing sea water » se tient dans un artist run space le Kiosken Studio à Bergen. MdF. Vous avez été exposé au Centre Wallonie Bruxelles, dans « Symbosium 2 », qu’est ce qui se jouait dans votre installation ? DF. L’installation avait été conçue en 2021 pour la Chapelle du Quartier Haut à Sète en duo avec Naomi Maury. Je venais poser mes céramiques sur ce travail de métal et de lumière. Au Centre Wallonie Bruxelles, il s’agissait de sortes de mutations de céramiques dans une dynamique d’éco-réparations. Ces céramiques avaient un aspect lunaire comme sur une autre planète pour venir redonner vie à des biotopes de l’ailleurs. MdF. Vous êtes représenté par la galerie Nendo, quels sont vos projets ? DF. Nous participons à Paris Céramique en octobre, nouvel évènement. De plus je participe à l’exposition collective à la galerie Les Filles du Calvaire « être collectif de la convivialité par nature » en décembre. Étant lauréat 2026 du Prix Mezzanine des Abattoirs, j’aurai une exposition à Toulouse au musée en avril. INFOS PRATIQUES : « Sourdre », Claudine Monchaussé Jusqu’au 13 décembre 2025 La Verrière Fondation d’entreprise Hermès Boulevard de Waterloo 50 1000 Bruxelles Entrée libre du mardi au samedi de 12 heures à 18 heures http://www.fondationdentreprisehermes.org/fr/projet/sourdre-la-verriere A LIRE Claudine Monchaussé à La Verrière, Fondation d’entreprise Hermès : Interview Damien Fragnon Marque-page0
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