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Partager Partager Le Deauville Sport Images Festival a remis ses prix lors de la Nuit du Sport le 6 juin dernier. Pour cette deuxième édition, ce sont sept récompenses qui ont été décernées, réparties entre deux sections : photographie et documentaire, auxquelles s’ajoute un prix mixte, né de la conviction que l’image fixe et l’image animée partagent un même territoire : celui du regard posé sur l’effort, le dépassement, la chair et l’âme du sport. Des dunes du Dakar aux courts de Roland-Garros, des rues de Kaboul aux salles de boxe, le palmarès 2026 dessine un tour du monde de l’émotion sportive, où les femmes photographes restent, hélas, absentes du palmarès. Dans le désert saoudien, le pilote de moto argentin Luciano Benavídes gravit une dune lors de la sixième étape du Rallye Dakar 2026, qu’il remportera. 9 janvier 2026. Entre Haïl et Riyad, Arabie Saoudite. © Akl Yazbeck Du côté de l’image fixe, c’est le photographe Akl Yazbeck qui remporte la meilleure photographie sportive de l’année avec un cliché montrant le pilote moto argentin Luciano Benavídes gravissant une dune lors de la sixième étape du Rallye Dakar 2026, entre Haïl et Riyad. Une image à la fois minérale et suspendue, qui dit tout de la solitude de l’effort dans l’immensité du désert saoudien. Le Néerlandais Niels Vink après sa victoire face à son compatriote Sam Schröder, lors de la finale de tennisfauteuil de l’Open d’Australie. 31 janvier 2026. Melbourne, Australie. © Martin Keep / AFP Une sportive au corps masqué, voilée des pieds à la tête, une bicyclette, des murs lézardés : Kaboul. Dans un pays, l’Afghanistan, où les talibans au pouvoir interdisent aux femmes de faire des études comme de travailler normalement, le sport leur est également refusé. Alors, dans une lutte existentielle pour rester en vie, certaines d’entre elles bravent la censure et acceptent de poser devant l’objectif. Même si elles détestent porter ces oripeaux soi-disant religieux qui les empêchent d’être elles-mêmes et brident leur liberté de femmes, elles n’ont finalement pas d’autre choix. Disparaître aux yeux de toutes et de tous, être contraintes d’enfiler ce vêtement symbole de leur perte d’identité… Mais dans un geste de dernière rébellion, continuer secrètement à pratiquer un sport qui les fait vivre et leur apporte un soupçon d’espoir. © Ebrahim Noroozi / AP / SIPA La meilleure photographie handisport revient à Martin Keep / AFP pour son portrait de Niels Vink, effondré de joie sur le court après sa victoire en finale de tennis-fauteuil à l’Open d’Australie. Le meilleur reportage sportif de l’édition est attribué à Ebrahim Noroozi / AP / SIPA pour « Femmes afghanes » : des sportives voilées des pieds à la tête, une bicyclette, des murs lézardés de Kaboul. Dans un pays où les talibans interdisent aux femmes toute pratique sportive, ces images documentent une résistance silencieuse et poignante. La joueuse française Loïs Boisson laisse exploser sa joie après sa victoire face à l’Américaine Jessica Pegula, 3e mondiale, lors du quatrième tour de Roland-Garros. Pour sa première participation, la 361e mondiale au début du tournoi atteindra les demi-finales. 2 juin 2025. Paris, France. © Ian MacNicol / Getty Images Le Prix Spécial Coup de cœur du Jury revient à Ian MacNicol / Getty Images pour sa photographie de la joueuse française Loïs Boisson, explosive de joie après sa victoire face à Jessica Pegula lors du quatrième tour de Roland-Garros 2025 — pour sa première participation au tournoi, la 361e mondiale atteindra les demi-finales. Du côté du documentaire, le Grand Prix Allianz Sport Doc 2026 est décerné à The Match de Juan Cabral, tandis que le Prix Spécial du Jury Sport Doc revient à Génération Biétry de Charles Biétry. Enfin, le Prix mixte Doc et Sport Images 2026, qui récompense une œuvre à la croisée des deux disciplines est attribué à Les poings serrés de David Nicolas Parel. Marque-page0
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