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Partager Partager L'Invité·eOtherSide Carte blanche à Marie-Elisabeth de la Fresnaye : Art Déco, quand Paris régnait sur le monde Marie-Elisabeth De La Fresnaye13 décembre 2017 Le style art décoratif est pour moi une période fétiche dans le domaine des arts mais aussi de la mode (les garçonnes célébrées notamment par Lartigue), le cinéma, la littérature.. Un fil tendu au bord du précipice comme dirait Scott Fitzgerald, l’enfant du jazz. Pour l’heure je choisis l’architecture à travers une exposition qui m’avait marquée au Palais de Chaillot en 2014, « Art Déco, quand Paris régnait sur le monde » Mes commentaires à l’époque : Un parfum de nostalgie flotte sur le navire amiral du Palais de Chaillot/ Cité de l’architecture qui retrace l’aventure mythique de l’Art Déco quand la France victorieuse lance en 1925 l’Exposition internationale sur l’esplanade des Invalides dont le retentissement va bien au-delà de nos frontières. Et l’on y découvre dans cet écrin magistral de 1937 que l’Art Déco ce n’est pas seulement la vitesse, l’automobile ou la garçonne mais une déclinaison générale qui passe d’abord par l’architecture qui diffuse à grande échelle les principes des ensembliers décorateurs de génie, Ruhlmann en tête auquel on doit le célèbre Hôtel du collectionneur. Rivaliser d’audace pour répondre à une furieuse envie de changement et d’émancipation, tel est le mot d’ordre que se fixent les Grands magasins du Louvre, les Galeries Lafayette, du Printemps et du Bon Marché qui confient leurs pavillons à de grandes dynasties de créateurs qui oeuvrent à plusieurs (architectes mais aussi maîtres verriers, sculpteurs, ferronniers, fresquistes…) dans une volonté de transversalité des arts jamais égalée. La géométrie empreinte de modernité s’impose tout comme l’élégance du graphisme relayés par des matériaux rares et précieux. Le pavillon de l’Ambassade française portera à la perfection cette vision commune d’un luxe déclinable à l’envie. Les paquebots seront bientôt les ambassadeurs de cet art à la française dont la diffusion dans le monde est facilitée et évoquée par le réseau très influent des ambassades. Le mérite du commissaire Emmanuel Bréon ancien directeur du musée Landowski à Boulogne est de faire revivre ces vestiges à partir de maquettes, portfolios, peintures et objets d’art à l’aide d’une scénographie élégante et épurée mais avec un budget restreint. L’art Déco c’est avant tout un état d’esprit aussi trépidant que bref dans le temps, sans doute l’une des raisons du culte que l’on continue à lui vouer. Merveilleuse époque où le Made in France était le must et Paris une fête ! Le musée Landowski de Boulogne, musée des Années Trente est l’un des musées les plus importants dans son domaine. Il est consacré à cette période particulièrement faste pour Boulogne-Billancourt grâce aux nombreux artistes, architectes et industriels qui ont fait de cette ville un véritable symbole des temps modernes. Sur 3000 m², on peut y admirer un fonds qui témoigne de l’ambiance de toute une époque. Autre exposition actuelle à voir absolument Jacques-Henri Lartigue par Martine d’Astier et Martine Ravache, comme annoncé par Selma Bella-Zarhioul, notre collaboratrice à la galerie du Jour-agnès b, rue Quincampoix. Avec ces portraits de flappers, ces femmes au bord de bolides qui recherchent la vitesse et les sensations fortes, de vraies héroïnes ! Archives : https://www.citedelarchitecture.fr/fr/exposition/1925-quand-lart-deco-seduit-le-monde Marque-page0
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