« Je suis dans des mondes étranges » FLORE, George Sand et Frédéric Chopin à Nohant : Interview 2 jours ago
Les 15 ans de mécénat de la Fondation Louis Roederer : Rencontre avec Audrey Bazin, Directrice artistique 13 avril 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 1 jour ago
Masterclass Oeildeep : Les chemins de Merlin, au cœur de la légende arthurienne par Alain Le Bacquer 5 jours ago
De « Visages d’artistes » à « Sororité » : rencontre Sixtine de Saint-Léger, co-commissaire et responsable des arts décoratifs avant 1800 et de l’art contemporain, musée du Petit Palais 46 minutes ago
« Des mots et des mondes » Rencontre Laura Rutishauser, filière « Artistes et Métiers de l’exposition », Beaux-arts de Paris 1 jour ago
« Par-delà les Mille et une nuits. Histoire des orientalismes » : dans les constellations de Fatima Mazmouz, interview, musée du Louvre Lens 2 jours ago
Partager Partager Pour sa troisième carte blanche, notre invitée de la semaine, la directrice de la Lodo Galerie, Loredana Dall’Amico, nous raconte son amour pour la photographie. Comment cette ancienne étudiante en économie ayant débuté une carrière dans l’industrie de la bijouterie est devenue une galeriste consacrée au médium photographique ? Quels sont les chemins parcourus jusqu’à l’ouverture très récente d’un espace parisien où elle partage sa vision du monde à travers l’objectif de photographes latino-américains ? Je plonge dans la photographie, un voyage qui m’emmène des petites ruelles de Mexico aux canaux de Venise. Ma vie est un périple rempli de couleurs, de textures et de moments inoubliables. Je suis née en 1965 dans l’immense Tenochtitlan, la capitale mexicaine, où les arômes et les sons se mêlent dans une danse constante. © Loredana Dall’Amico À 11 ans, ma vie prend un autre tournant lorsque mon père, avec ses racines italiennes, décide que je ferai mon collège en Italie. C’est quelque chose qui, bien que décidé depuis toujours, se révèle être une surprise. Alors me voilà à 11 ans, avec ma valise pleine de rêves, atterrissant sur la terre des pâtes et de la mode. À Vicenza, tout est d’abord nouveau et inconnu, mais je m’y plonge rapidement et m’intègre à ce monde fascinant. Tout me semble très facile, de l’apprentissage de l’italien à l’éloignement de ma famille. Tout est un défi excitant que j’embrasse avec enthousiasme. Mes amies italiennes me voient comme une étrange créature, je suis la mexicaine, et cette sensation d’être différente m’enchante et depuis lors, je la traîne toujours avec moi. Après mes aventures italiennes, je retourne au Mexique pour affronter les hauts et les bas de l’adolescence au lycée. Pendant que mes camarades parlent de maquillage et de garçons, j’emmène ma poupée et mon monde intérieur. Je deviens l’italienne. Mais peu à peu, je trouve ma place parmi les conversations dans les couloirs et les cours, apprenant à naviguer dans les eaux tumultueuses de la jeunesse. © Loredana Dall’Amico Puis vient le moment de décider de mon chemin universitaire, et mon cœur me ramène en Italie, cette fois à Venise. Là-bas, parmi les rues étroites et les canaux silencieux, j’étudie l’économie tout en me plongeant dans un océan d’art et de culture. Chaque coin de Venise devient une toile dans mon esprit, une œuvre d’art vivante que je souhaite capturer. Une Venise vide flottant entre les nuages un jour de froid et de brouillard. Une place déserte où je suis seule. © Loredana Dall’Amico Après mes années à Venise, je retourne au Mexique et me lance dans le monde de l’entreprise, initialement aux côtés de mon père. Ensuite, je finis par diriger une usine de plus de 100 ouvriers, dans un monde machiste mexicain, ce qui est très inhabituel pour moi. J’apprends les secrets du métier et décide finalement de me lancer seule. C’est ainsi que naît ma propre usine de meubles et de design et en même temps je mets au monde 2 enfants. L’usine qui grandit peu à peu, se fait une renommée lorsque nous remportons le premier prix lors de la Biennale du Design de Mexico en 2000. Mais mon cœur est toujours ancré dans la photographie, un amour qui a grandi avec moi des rues du Mexique aux paysages d’Italie. Alors lorsque la vie m’emmène en France, je décide d’ouvrir une galerie de photographie. Il y a un an, j’ouvre les portes de ma galerie à Paris, un espace où je partage ma vision du monde par l’objectif de photographes latino-américains. © Loredana Dall’Amico Dans cette galerie, chaque image raconte une histoire, chaque photographie est un murmure de mondes à découvrir. Parce que la photographie devient plus qu’un passe-temps pour moi, elle devient ma façon de voir le monde et de le partager avec les autres. Alors me voilà, une mexicaine à l’âme italienne et au cœur français, prête à continuer à capturer des moments et à surprendre ceux qui franchissent le seuil de ma galerie. Que l’aventure à travers l’objectif continue ! INFOS PRATIQUES Lodo Galerie 20 Rue de Verneuil 75007 Paris Du Mardi au Samedi de 14h à 19h https://www.lodogallery.com/ Marque-page0
Evénements Rétrospective Lee Miller à Paris, un destin d’exception Dix-huit ans après la grande rétrospective présentée au Jeu de Paume, l’une des grandes figures de la photographie du XXème siècle, Lee ...
L'Invité·e Carte blanche à Florence Verrier : « Essentia » au cœur de l’essence même du vivant Pour sa deuxième carte blanche, notre invitée de la semaine, Florence Verrier, directrice de la galerie Parallax d’Aix-en-Provence, nous présente Essentia, l’exposition ...
Interview Art Contemporain De « Visages d’artistes » à « Sororité » : rencontre Sixtine de Saint-Léger, co-commissaire et responsable des arts décoratifs avant 1800 et de l’art contemporain, musée du Petit Palais Avec « Visages d’artistes », le musée du Petit Palais sous l’impulsion d’Annick Lemoine, (avant sa nomination au musée d’Orsay), revisite le ...
L'Invité·e Carte blanche à Marion Gardair : Redécouvrir Nan Goldin à travers Toute la beauté et le sang versé
« Je suis dans des mondes étranges » FLORE, George Sand et Frédéric Chopin à Nohant : Interview 2 jours ago
Les 15 ans de mécénat de la Fondation Louis Roederer : Rencontre avec Audrey Bazin, Directrice artistique 13 avril 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 1 jour ago
Masterclass Oeildeep : Les chemins de Merlin, au cœur de la légende arthurienne par Alain Le Bacquer 5 jours ago
De « Visages d’artistes » à « Sororité » : rencontre Sixtine de Saint-Léger, co-commissaire et responsable des arts décoratifs avant 1800 et de l’art contemporain, musée du Petit Palais 46 minutes ago
« Des mots et des mondes » Rencontre Laura Rutishauser, filière « Artistes et Métiers de l’exposition », Beaux-arts de Paris 1 jour ago
« Par-delà les Mille et une nuits. Histoire des orientalismes » : dans les constellations de Fatima Mazmouz, interview, musée du Louvre Lens 2 jours ago