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Lauréats 2020 du programme de soutien à la recherche et à la création

Temps de lecture : 2 minutes et 35 secondes

L’Institut pour la photographie vient de révéler les nom des 4 lauréats de la seconde édition de son programme de soutien à la recherche et à la création. Pour 2020 il est proposer d’interroger les liens entre photographie et culture visuelle des imaginaires à travers les projets d’Ezio D’Agostino, Véra Léon, David De Beyter et Laureline Meizel.

Ezio D’Agostino | Véra Léon © Laure Ledoux | David de Beyter © © Alexis Gicart | Laureline Meizel,

EZIO D’AGOSTINO
True Faith

True Faith est une recherche sur le phénomène d’apparitions d’images religieuses en Italie, pays dans lequel se produisent les deux tiers des cas d’apparitions recensés dans le monde. L’image photographique devient preuve de quelque chose d’improuvable, un document de quelque chose qui restera toujours invisible à mes yeux.

Après une formation en Archéologie à l’Université de Florence, Ezio D’Agostino étudie la photographie à la Scuola Romana di Fotografia de Rome. Sa démarche artistique résulte de sa formation d’archéologue : il pose son attention sur la stratification historique et culturelle du paysage, en invitant le spectateur à réfléchir sur les systèmes de construction de la société contemporaine et de ses imaginaires.
Il vit à Marseille.

VÉRA LÉON
Photographe : nom masculin ?
Un métier à la source des imaginaires.

Si les stéréotypes genrés véhiculés par la culture visuelle ont maintes fois été dénoncés, la question de leur origine est souvent escamotée. Ce projet entend mettre en évidence les rapports de pouvoir qui déterminent les images, de leur production à leur réception. Il étudie notamment les hiérarchies sexuées internes aux métiers photographiques. En analysant des objets variés (périodiques, photographies, films…), il examine aussi la construction conjointe des normes sociales et visuelles.

Véra Léon est l’autrice d’une thèse de doctorat en sciences de l’éducation intitulée « On ne naît pas photographe, on le devient ». De double formation, en histoire à l’ENS de Lyon, et en photographie et art contemporain à l’Université Paris 8, elle enseigne depuis 2015 à l’Université de Paris. Elle mène des recherches sur l’histoire des formations artistiques, et sur le genre dans le monde photographique.

DAVID DE BEYTER
The Skeptics

The Skeptics est une recherche au long cours qui s’appuie sur une pratique amateur dérivée de l’ufologie, l’ufologie scientifique. Le projet, qui rassemble films, photographies et objets, se décline en quatre chapitres. Le soutien de l’Institut permettra de mener les deux derniers : R.O.T.G. (Relics Of Technological Goddess), enquête photographique sur les fonds iconographiques de cette science de l’apparition ; et Magical Places, série de photographies nécessitant des procédés de mise en scène, d’expérimentation sur négatif, ou encore d’intégration 3D.

David De Beyter, ancien artiste étudiant du Fresnoy, vit et travaille à Tourcoing. Son approche de la photographie, à la fois conceptuelle et documentaire, repose principalement sur les pratiques du paysage en regard des différents statuts de l’image. Son travail Big Bangers a été sélectionné pour la prestigieuse exposition FOAM Talent, entre Amsterdam, Paris, New York, Londres et Francfort, et fait l’objet de plusieurs publications chez RVB Books, dont Damaged Inc. en 2018.

LAURELINE MEIZEL
Apprivoiser les abîmes ? Photographie, spéléologie et imaginaires souterrains

Si la photographie aérienne et ses incidences sur la perception et la représentation de notre environnement ont fait l’objet de recherches, la photographie souterraine demeure un impensé. À partir de l’étude des activités d’Édouard-Alfred Martel (1859-1938), ardent promoteur de la spéléologie moderne, ce projet vise à comprendre comment, avec quelles intentions, selon quelles modalités et avec quels effets la photographie a reconfiguré la culture visuelle des imaginaires du monde souterrain depuis la fin du XIXe siècle.

Née à Lille en 1980, Laureline Meizel est docteure en Histoire de l’art de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Depuis 2006, elle conduit des recherches sur les relations de la photographie et de l’édition aux XIXe et XXe siècles, auxquelles participent ses publications et ses enseignements à l’université et à l’EHESS. À ce titre, elle a notamment été lauréate du prix Roland Barthes en 2008 et elle est aujourd’hui membre du comité de rédaction de la revue Photographica.

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