Pour cette semaine de reprise, c’est la commissaire d’exposition, écrivaine photo et fondatrice de Fovearts, qui fête cette année son 10ᵉ anniversaire, Emmanuelle Hascoët, qui nous accompagne dans notre rubrique L’Invité·e. Durant trois ans, elle a dirigé la Grande Commande photojournalisme, initiée par le ministère de la Culture pour la BnF. À l’automne dernier, elle a publié aux éditions de La Martinière l’ouvrage La Bascule du monde. Regards croisés de photographes et dessinateurs de presse. Avant de découvrir ses cartes blanches éditoriales, faisons connaissance à travers son portrait chinois.

Portrait d’enfance d’Emmanuelle Hascoët © Archives personnelles

Emmanuelle Hascoët est commissaire d’exposition et écrit sur la photographie.
Diplômée en lettres modernes, théâtre et gestion culturelle internationale, elle s’installe un an en Amérique centrale en 2002 afin d’y mener un travail de recherche sur l’histoire des réalisations audiovisuelles et photographiques dans l’isthme qui donnera lieu à une rétrospective l’année suivante. Puis elle travaille comme chargée de production pour le cinéma et la photographie pour des festivals comme La CITA à Biarritz, le Festival des 3 Continents à Nantes, Filmar en América Latina à Genève, Images au Centre à Paris. Elle rejoint Magnum Photos en 2005 en tant que coordinatrice des expositions puis, responsable d’expositions développant des projets culturels en France, Europe du sud et Amérique latine.
Elle crée la structure Fovearts en 2016 afin d’accompagner des photographes documentaires dans leurs productions et expositions et inventer des créations transdisciplinaires. Elle participe au même moment à la création du Laboratoire international associé franco-québécois LIA BeBEST focalisé sur l’études des écosystèmes marins. Elle assurera jusqu’en 2022 la direction artistique et coordination du volet Art et Sciences de ce laboratoire unique rassemblant des chercheurs du CNRS, de l’UQAM et de l’UQAR, du Museum d’Histoire naturelle et des artistes photographes, plasticiens et musiciens.
De 2022 à 2024, elle a coordonné au sein du département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France, la Grande commande photojournalisme voulue par le ministère de la Culture.
Depuis 2025, en poursuivant son activité de commissariat, elle apporte aussi son expertise auprès du GIP EPAU ou de France PhotoBook pour l’organisation d’action de sensibilisation à l’image ou de missions photographiques.

https://www.fovearts.com/

Le portrait chinois d’Emmanuelle Hascoët :

Si j’étais une œuvre d’art : Le livre textile « Ode à l’oubli » de Louise Bourgeois. 2004.
Si j’étais un musée ou une galerie : Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía à Madrid.
Si j’étais un·e artiste : : Joan Baez.
Si j’étais un livre : Un seul, c’est terriblement difficile… Disons « La vie matérielle » de Marguerite Duras.
Si j’étais un film : Impossible d’en choisir un seul mais « West side story » (la version de 1961) affiche un nombre record de visionnages me concernant.
Si j’étais un morceau de musique : « Manhã De Carnaval » de Luiz Bonfà
Si j’étais une photo accrochée sur un mur : La jeune salvadorienne aux yeux clos d’Antoine D’Agata. San Salvador.
Si j’étais une citation : « Il faut bien que l’on vive en attendant l’inattendu » _ Maurice Maeterlinck, « La mort de Tintagile ».
Si j’étais un sentiment : La saine colère, celle que chantait Barbara dans « Le jour se lève encore » : « Suivons les rivières/ Gardons les torrents /Restons en colère/ Soyons vigilants ».
Si j’étais un objet : Un carnet.
Si j’étais une expo : La rétrospective de Sergio Larrain au Museo de Bellas artes de Santiago de Chile.
Si j’étais un lieu d’inspiration : Les îles du Ponant, Ouessant et Molène, un soir de grande tempête.
Si j’étais un breuvage : Une tasse de Lapsang Souchong brûlant.
Si j’étais un héros ou héroïne : Les iraniennes et iraniens qui ont arraché leurs voiles, chanté, dansé, manifesté avant les représailles que l’on sait.
Les ukrainiennes et ukrainiens qui résistent au quotidien, au cœur de l’Europe, à nos portes. Sans doute n’ont-ils pas d’autres choix mais aurais-je ce courage ?
Si j’étais un vêtement : Un jean et ses déclinaisons, géniale invention textile.

CARTES BLANCHES DE NOTRE INVITÉE

Carte blanche à Emmanuelle Hascoët : Les publications de Ariane Chemin et Guillaume Herbaut dans « Le Monde » (mardi 10 mars 2026)
Carte blanche à Emmanuelle Hascoët : Les joyeux détournements de Clémentine Mélois (mercredi 11 mars 2026)
Carte blanche à Emmanuelle Hascoët : L’artiste Yana Kononova (jeudi 12 mars 2026)
Carte blanche à Emmanuelle Hascoët : Les théâtre sont comme des navires… (vendredi 13 mars 2026)

La Rédaction
9 Lives magazine vous accompagne au quotidien dans le monde de la photographie et de l'Image.

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