Carte blanche à La Kabine : La Kabine fête ses 5 ans, cinq années d’engagement pour l’image contemporaine 1 jour ago
Carte blanche à La Kabine : Le Festival OFF Arles des images au delà des marges. Faire centre depuis les marges 2 jours ago
Traversée du medium photographique au Musée d’Art moderne de Fontevraud : Rencontre Dominique Gagneux, directrice 22 juin 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Ceci dit prenez soin de vous par Lucy Vigoureux 19 juin 2026
Fondation d’entreprise Martell, 10 ans de co-création, rencontre Anne-Claire Duprat, directrice 3 jours ago
« A fleur de peau » : le monstrueux, ses persistances et ses symptômes au MO.CO. Montpellier 4 jours ago
Partager Partager Pour leur quatrième et dernière carte blanche, nos invités – les deux co-directeur·ices et co-fondateur·ices de l’association La Kabine – Florent Basiletti et Juliette Larochette, s’interrogent sur les liens entre image, musique électronique et hospitalité. À travers ce texte, ils explorent comment la photographie contemporaine ne se contente plus de documenter les nuits électroniques, mais participe activement à leur écriture, composant avec les lumières, les corps et les architectures temporaires pour créer des espaces de rencontre et de partage. © La Kabine On raconte souvent la musique électronique à travers ses artistes, ses machines ou ses scènes. Plus rarement à travers ce qu’elle produit entre les personnes. Pourtant, organiser une fête est peut-être d’abord un geste d’hospitalité. © La Kabine Créer un événement, ce n’est pas seulement programmer des DJ ou accrocher des œuvres. C’est imaginer les conditions d’une rencontre. Penser une lumière qui accueille, un espace où l’on circule librement, une image qui dialogue avec le son, un temps suffisamment ouvert pour que les disciplines, les pratiques et les publics puissent se croiser. Dans les cultures électroniques, la fête devient un dispositif artistique. La musique n’est jamais seule. Elle s’entoure de projections, de photographie, de vidéo, de scénographies, de performances, d’installations lumineuses. Chaque médium transforme la manière dont nous faisons l’expérience des autres. Danser, regarder une image, écouter un concert ou traverser une installation relèvent d’un même mouvement : celui d’habiter un espace collectivement. C’est sans doute là que la photographie contemporaine trouve aujourd’hui un nouveau territoire. Elle ne documente plus seulement les nuits électroniques ; elle participe à leur écriture. Elle compose avec les lumières, les écrans, les corps en mouvement, les architectures temporaires. Elle ne cherche plus uniquement à conserver une trace, mais à rendre sensible une atmosphère, un rythme, une présence. Andy fille de la nuit, la Kabine & Permadanse, Artagon & Parallèle © RP062 La Kabine participe à Sud électronique initiatives portées par Commune de Nuit mais collabore régulièrement avec la compagnie Permadanse, montrant combien les frontières entre exposition, projection, performance et fête deviennent poreuses. La projection d’un film, une conversation avec des producteur·ices, un concert ou une installation audiovisuelle participent d’un même écosystème. Les œuvres circulent, mais les personnes aussi. Les artistes rencontrent les publics, les disciplines se répondent, les récits se construisent collectivement. Andy fille de la nuit, la Kabine & Permadanse, Artagon & Parallèle © RP062 Le festival est peut-être l’une des formes les plus abouties de cette pensée. Il rassemble sans uniformiser. Il accueille des pratiques différentes, des générations, des sensibilités et des médiums qui coexistent dans un même temps. Son véritable enjeu n’est pas seulement la diffusion des œuvres, mais la création d’un espace où quelque chose peut advenir entre elles et entre celles et ceux qui les traversent. Chaostur, la Kabine & Permadanse, © Juliette Larochette L’hospitalité n’est donc pas un supplément d’âme. Elle est une forme. Une esthétique autant qu’une éthique. Elle façonne les conditions de l’expérience artistique autant que les œuvres elles-mêmes. Lorsque l’image écoute la musique, elle ne se contente pas de la représenter. Elle participe à la fabrication d’un espace commun. Un espace où l’on vient autant pour regarder que pour écouter, autant pour danser que pour discuter, autant pour découvrir des œuvres que pour rencontrer celles et ceux qui les font vivre. Peut-être est-ce cela, aujourd’hui, la véritable promesse des cultures électroniques : inventer des lieux où l’art se partage avant de se consommer, où les images, les sons et les corps composent ensemble une expérience de l’hospitalité. INFORMATIONS PRATIQUES La Kabine - Centre de l’image13200 Arles lun06jul(jul 6)10 h 00 minlun05oct(oct 5)19 h 00 minFestival OFF Arles 2026Des images, au-delà des margesLa Kabine - Centre de l’image, 13200 Arles Détail de l'événementPhoto : © Koklova Luma / La Kabine Le Festival OFF Arles est un festival indépendant de photographie contemporaine porté par La Kabine, sous la direction artistique de Florent Basiletti et Détail de l'événement Photo : © Koklova Luma / La Kabine Le Festival OFF Arles est un festival indépendant de photographie contemporaine porté par La Kabine, sous la direction artistique de Florent Basiletti et Juliette Larochette. Gratuit et ouvert à toutes et tous, il transforme chaque été Arles en un vaste parcours d’expositions, de rencontres et d’événements autour de l’image. La 3e édition, intitulée Des images, au-delà des marges, se déroule du 6 juillet au 5 octobre 2026 et rassemble plus de 150 lieux, 200 expositions et près de 1000 artistes. Parmi les temps forts : projections, lectures de portfolios, performances, rencontres professionnelles, discussions avec la Radio du OFF et événements dédiés aux scènes émergentes internationales, notamment la remise du Prix Révélation Saif x La Kabine à l’ENSP Arles. Les deux lieux principaux du festival sont : Le Printemps — 2 avenue Lafayette à Arles, qui accueille notamment le programme d’expositions Au bord du monde, et de nombreux événements Impasse Balze — lieu d’accueil du festival au cœur d’Arles Soirées d’ouvertures 21h – minuit : Lundi 6 juillet — Battle photographique avec Inland, Le Printemps Mardi 7 juillet — Apéro d’ouverture, Impasse Balze Mercredi 8 juillet — Soirée Filles de la Photo & projections, Le Printemps Jeudi 9 juillet — Vernissage des expositions de La Kabine, Le Printemps Vendredi 10 juillet — Soirée de l’Émergence, ENSP Arles Le Festival OFF Arles, porté par la Kabine, est membre du Réseau LUX. LA KABINE Un espace dédié à la création et à la diffusion de l’image. La Kabine est une association engagée dans le soutien et la promotion de la création artistique émergente dans le domaine de l’image. Fondée en 2021 par trois diplômés de l’ENSP d’Arles, elle développe un programme dynamique d’expositions, de résidences, d’ateliers et d’événements pour accompagner les artistes et sensibiliser tous les publics aux enjeux de l’image contemporaine et des nouvelles images. Dates6 Juillet 2026 10 h 00 min - 5 Octobre 2026 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuLa Kabine - Centre de l’image13200 ArlesOther Events Get Directions Address - Festival OFF Arles 2026 [] Destination Address - Festival OFF Arles 2026 [] CalendrierGoogleCal LE IN Les Rencontres d'Arles32, rue du Docteur Fanton 13200 Arles lun06jul(jul 6)10 h 00 mindim04oct(oct 4)19 h 00 minLes Rencontres d'Arles 2026Des mondes à relireLes Rencontres d'Arles, 32, rue du Docteur Fanton 13200 Arles Détail de l'événementPhoto : Carlos Idun-Tawiah, Many Reasons to Live Again [De nombreuses raisons de vivre à nouveau], 2022 Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galería Alta. Dans une période où Détail de l'événement Photo : Carlos Idun-Tawiah, Many Reasons to Live Again [De nombreuses raisons de vivre à nouveau], 2022 Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galería Alta. Dans une période où tout semble pousser à simplifier, à opposer et à réduire, nous avons souhaité que ces 57e Rencontres d’Arles créent au contraire un espace pour accueillir la complexité et la sensibilité. Non pour adoucir artificiellement la violence du réel, mais pour lui restituer toute sa profondeur. Pour regarder ce monde parfois inquiétant sans cesser d’y chercher des formes de beauté, de relation et de liberté. La photographie a cette capacité rare de tracer des routes et des cheminements inédits qui décentrent notre regard. Médium essentiel, elle révèle ce qui nous échappe, ce qui subsiste, circule, se transmet et relie. Capable de conjuguer la grande Histoire avec des récits plus intimes, la photographie ouvre sur de possibles bifurcations. Ce décentrement du regard anime l’œuvre de grandes figures, telles que William Klein – auquel les Rencontres rendent hommage à l’occasion du centenaire de sa naissance –, et qui n’a cessé de bousculer les formes et les conventions. Cette édition permet également de redécouvrir Martine Barrat, dont l’œuvre puissante et singulière nous plonge dans les quartiers marginalisés de la Goutte d’Or à Paris et du New York des années 1970, entre Harlem et le Bronx. Nous célébrons aussi Ming Smith, dont la vision libre et poétique a frayé de nouvelles voies dans l’histoire de la photographie américaine. Harry Gruyaert, de son côté, nous convie à un travelling urbain éclatant de couleur au fil de compositions millimétrées, de New York à Zanzibar en passant par Paris, Tokyo et Mumbai. Une nouvelle cartographie du monde se dessine à travers l’attention portée aux circulations, aux routes, aux passages et aux lignes de fracture qui traversent les territoires. Entre l’Afrique et la Méditerranée, entre les frontières héritées et les mouvements d’émancipation désirés, les artistes réimaginent les géographies. Bruno Boudjelal rappelle combien l’image naît parfois de la rencontre entre un paysage extérieur et une vie intérieure. Ses traversées ne documentent pas : elles donnent forme à une expérience. Elles laissent poindre quelque chose de plus ténu, où spiritualité, souvenir et sensation s’entremêlent. La Méditerranée, elle aussi, apparaît dans les images d’Anne-Lise Broyer comme un lieu habité par plusieurs temps, un espace de sédimentation, d’attente et de projection. En Algérie, la mémoire enfouie des années noires se révèle progressivement dans l’œuvre au long cours de Katia Kameli. Réunies dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, ces trois expositions racontent les multiples visages du bassin méditerranéen. Plus loin sur le continent africain, entre le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Congo, s’esquissent des histoires de libération, de transmission et de réappropriation. Avec Ghana !, l’indépendance se lit dans les images, de Paul Strand à James Barnor, et se prolonge dans un imaginaire collectif toujours à l’œuvre, jusque dans le travail de Carlos Idun-Tawiah, qui signe l’affiche de cette 57e édition. Avec Paul Kodjo, c’est toute une culture visuelle ivoirienne qui se construit : inventive, populaire, moderne, capable d’absorber des influences multiples pour inventer sa propre langue. Chez Sammy Baloji, la photographie devient une machine à confronter les temps, faisant dialoguer les récits familiaux, les histoires souterraines, les mémoires empêchées et les conséquences très contemporaines de l’extractivisme. Achille Mbembe écrit très justement : « Nos crises, y compris écologiques, découlent de la croyance que l’humain est supérieur aux autres espèces. » Le vivant s’impose donc au cœur de cette édition comme une nécessité. Plus qu’un thème abstrait, il oblige à reconnaître que le monde ne se limite pas à nos catégories. À cet égard, l’exposition Modèle animal traverse deux siècles de photographie, révélant combien l’animal est indissociable de l’histoire du médium : observé, étudié, aimé, mis en scène, exploité, malmené, admiré, fantasmé. Photographier l’animal, ce n’est pas seulement représenter une altérité ; c’est aussi accepter de voir apparaître d’autres manières d’être au monde. Ce même mouvement traverse les œuvres de Lisa Oppenheim, Meghann Riepenhoff et Lara Tabet. Toutes trois rappellent que l’image est un milieu vivant, en perpétuelle évolution. Avec Meghann Riepenhoff, la nature travaille la matière même de l’image et y laisse son empreinte. Avec Lisa Oppenheim, une mémoire botanique disparue ressurgit par l’interprétation et la conjugaison de techniques anciennes et de technologies nouvelles de l’image. Avec Lara Tabet, lauréate du programme BMW Art Makers, les strates géologiques, archéologiques et organiques viennent souligner que rien n’est immobile, que toute forme témoigne de plusieurs temps et autant de devenirs. Une attention particulière est par ailleurs portée à un versant plus intime de l’œuvre d’Edward Steichen, à l’occasion du Luxembourg Photography Award. Photographe, conservateur et précurseur, il était aussi botaniste, attentif aux correspondances entre les formes, les saisons, les cultures et les images. Parce que l’apprentissage du regard commence dès le plus jeune âge et qu’un festival transmet autant qu’il montre, il était essentiel de faire toute leur place aux enfants dans cette édition. L’extraordinaire collection de livres photo jeunesse rassemblée dans l’exposition R comme regarder rappelle ainsi – avec joie, invention et intelligence – que la photographie peut être un espace de découverte pour tous les âges, un lieu où le regard se forme librement. Cette année encore, les Rencontres d’Arles font la part belle à l’émergence de nouvelles voix sur nos scènes artistiques. L’exposition du Prix Découverte Fondation Louis Roederer reprend ses quartiers à l’Espace Monoprix, sous le commissariat de Nadine Hounkpatin. Elle tisse une réflexion sur la vérité en photographie à travers la sélection de sept artistes internationaux faisant du médium un espace de commun, de relation, d’engagement et de responsabilité. La programmation met également à l’honneur les jeunes commissaires, à l’instar d’Alessandra Chiericato, lauréate 2024 de la bourse de recherche curatoriale des Rencontres d’Arles, qui développe une analyse originale de la nature cannibale des images. Ce qui relie toutes ces propositions, si différentes dans leurs formes, leurs époques et leurs géographies, c’est sans doute une même attention à ce qui transforme : les récits qui se déplacent, les mémoires qui ressurgissent, les formes de vie qui résistent, les images qui, loin de figer le monde, nous aident à le relire. Aurélie de Lanlay, toute l’équipe du festival et moi-même nous réjouissons de vous accueillir à Arles dès le 6 juillet pour vous faire découvrir l’ensemble de la programmation de cette 57e édition des Rencontres d’Arles. Dates6 Juillet 2026 10 h 00 min - 4 Octobre 2026 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuLes Rencontres d'Arles32, rue du Docteur Fanton 13200 ArlesOther Events Get Directions Address - Les Rencontres d'Arles 2026 [] Destination Address - Les Rencontres d'Arles 2026 [] CalendrierGoogleCal Marque-page0
Actu Art Contemporain Draguignan : « Les Roches rouges », l’Estérel en tableaux et cartes postales L’exposition Les Roches rouges au Musée des Beaux-Arts de Draguignan (Var) explore le massif de l’Estérel comme lieu d’expérimentations de l’art moderne. ...
L'Invité·e Carte blanche à La Kabine : La Kabine fête ses 5 ans, cinq années d’engagement pour l’image contemporaine Pour leur troisième carte blanche, nos invités – les deux co-directeur·ices et co-fondateur·ices de l’association La Kabine – Florent Basiletti et Juliette ...
L'Invité·e Carte blanche à La Kabine : Le Festival OFF Arles des images au delà des marges. Faire centre depuis les marges Pour leur deuxième carte blanche, nos invités – les deux co-directeur·ices et co-fondateur·ices de l’association La Kabine – Florent Basiletti et Juliette ...
L'Invité·e Carte blanche à Sabine Guédamour : Un an d’atelier-galerie à Provins, l’humain au cœur de l’art
Carte blanche à La Kabine : La Kabine fête ses 5 ans, cinq années d’engagement pour l’image contemporaine 1 jour ago
Carte blanche à La Kabine : Le Festival OFF Arles des images au delà des marges. Faire centre depuis les marges 2 jours ago
Traversée du medium photographique au Musée d’Art moderne de Fontevraud : Rencontre Dominique Gagneux, directrice 22 juin 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Ceci dit prenez soin de vous par Lucy Vigoureux 19 juin 2026
Fondation d’entreprise Martell, 10 ans de co-création, rencontre Anne-Claire Duprat, directrice 3 jours ago
« A fleur de peau » : le monstrueux, ses persistances et ses symptômes au MO.CO. Montpellier 4 jours ago