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Partager Partager Ce week-end vient d’être inauguré le festival La Gacilly-Baden Photo, en Autriche, sous la houlette de sa directrice artistique, Florence Drouhet, que nous accueillons cette semaine dans notre rubrique L’Invité·e. Elle est également conseillère du festival Mondes en commun, au Musée Albert-Kahn. Jusqu’à vendredi, Florence a choisi de mettre en avant plusieurs regards, celui d’une sélection de photographes qui ont choisi de travailler en collaboration et en confiance avec le réel, avec le monde physique, à travers différentes pratiques artistiques et documentaires. Florence Drouhet à 3 ans, Noel 72, Libreville © Archives personnelles Florence Drouhet est directrice artistique du Festival Photo de La Gacilly-Baden (Autriche). Elle est aussi conseillère artistique du Festival du Musée Albert Kahn (Boulogne-Billancourt) et coordinatrice française du Festival International de la Jeune Photographie d’Higashikawa (Japon). Ces dernières années, elle a collaboré avec la Biennale Photoclimat, le Festival Photo Inpakt à Urrugne, et l’Orchestre national de Bretagne pour leur projet pluriannuel « Musique et Image » (France). Auparavant, elle a travaillé pour la Photothèque de l’Inventaire général, alors à la DRAC Ile-de-France (1992-2004) Elle est basée à Paris. https://festival-lagacilly-baden.photo/ Le portrait chinois de Florence Drouhet Si j’étais une œuvre d’art : un papier découpé de Chillida ou un homme qui marche de Giacometti. Si j’étais un musée ou une galerie : le Muséum national d’Histoire naturelle. Le Jardin des Plantes était le jardin de mon enfance, et j’ai fait plusieurs projets avec le Muséum, notamment la résidence dans les collections pour l’exposition avec Sarah Moon en 2013, l’exposition « Alchimies ». Ou la Fondation Maeght à Saint Paul de Vence. Si j’étais un·e artiste : Miro peut-être, ou une écrivaine voyageuse. Si j’étais un livre : Le Premier homme de Camus, L’Ecriture ou la vie de Semprun, ou un Kundera, peut être « le livre du rire et de l’oubli ». Si j’étais un film : Manhattan de Woody Allen, ou les Biens-aimés de Christophe Honoré. Si j’étais un morceau de musique : Le Köln Concert de Keith Jarrett et l’Agnus Dei de la Messe du couronnement de Mozart (sauf la fin quand ça devient un peu « fanfare »). Ou Tutu de Miles Davis, comme c’est le centenaire. Si j’étais une photo accrochée sur un mur : Une photo de mes enfants. Si j’étais une citation : « Si l’on m’apprenait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier. » Martin Luther King. Si j’étais un sentiment : L’amour maternel. Si j’étais un objet : Ma gourde. Mon passeport. Et mon téléphone pour rester relié aux miens. Si j’étais une expo : Giacometti, l’oeil et la main au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, il y a très longtemps… ou l’ exposition « Bleu » à la Fondation Cartier à Jouy en Josas. Si j’étais un lieu d’inspiration : le Japon. Si j’étais un breuvage : le café. Si j’étais un héros ou héroïne : Jo des 4 filles du Docteur March ou Lizzie Bennet de Jane Austen. Si j’étais un vêtement : une écharpe. CARTES BLANCHES DE NOTRE INVITÉE • Carte blanche à Florence Drouhet : Léa Habourdin, Anaïs Tondeur, Ester Vonplon (mardi 16 juin 2026) • Carte blanche à Florence Drouhet : Sandrine Elberg (mercredi 17 juin 2026) • Carte blanche à Florence Drouhet : Patrick Tourneboeuf, les photographes de l’inventaire (jeudi 18 juin 2026) • Carte blanche à Florence Drouhet : Sohei Nishino, cartographier la ville, représenter ses énergies, ses dynamiques (vendredi 19 juin 2026) INFORMATIONS PRATIQUES Musée départemental Albert-Kahn 2, rue du Port, 92100 Boulogne-Billancourt jeu22mai(mai 22)11 h 00 minsam20sep(sep 20)19 h 00 minFestival Mondes en communMusée départemental Albert-Kahn, 2, rue du Port, 92100 Boulogne-Billancourt Détail de l'événementPhoto : © Cédric Delsaux, Série Échelle 11, 2014 Organisé en partenariat avec l’Association des Amis du musée, ce rendez-vous est dédié à la photographie contemporaine autour de la thématique de Détail de l'événement Photo : © Cédric Delsaux, Série Échelle 11, 2014 Organisé en partenariat avec l’Association des Amis du musée, ce rendez-vous est dédié à la photographie contemporaine autour de la thématique de l’inventaire visuel du monde, écho aux Archives de la Planète initiées par Albert Kahn au début du XXe siècle. La troisième édition du festival Mondes en commun présente 11 séries photographiques exposées dans le jardin du musée à Boulogne-Billancourt. La soirée d’ouverture est organisée pour la Nuit Européenne des Musées, samedi 23 mai 2026. Le festival Mondes en commun propose des passerelles entre les collections historiques du musée et la création photographique contemporaine. Il s’agit de réactiver l’oeuvre d’Albert Kahn en montrant sa pertinence au regard des enjeux du monde d’aujourd’hui. La thématique du festival – l’inventaire visuel du monde – propose une relecture de la collection de photographie et de films des Archives de la Planète ; ce projet démesurément ambitieux de dresser, selon la formule d’Albert Kahn « un vaste inventaire photographique de la surface du globe occupée et aménagée par l’homme, telle qu’elle se présente au début du XXe siècle ». Les inventaires se déclinent également en lien avec les collections végétales de l’établissement autour de thématiques liées au vivant : faune, flore, biodiversité́, etc. Le festival donne à voir des travaux photographiques ayant pour objectif de représenter méthodiquement le réel dans toute sa diversité, du proche au lointain, du « macro » au « micro », du vivant à l’inanimé́. Pensé en lien avec les collections du musée, ce rendez-vous en aborde des thèmes tels que la géographie humaine, la diversité culturelle et celle du vivant, les traditions populaires ou le patrimoine naturel et architectural. Les propositions photographiques ont été sélectionnées par un jury composé de représentants du musée et de l’association des Amis, ainsi que de personnalités qualifiées du monde de la photographie. Chaque année, un focus sur un pays permet de mettre en lumière une scène photographique peu connue ou représentée en France. Pour cette édition 2026, c’est le Bénin qui est à l’honneur à travers la série Egungun de Léonce R. Agbodjélou, présentée en écho à l’exposition Bénin aller-retour. Regards sur le Dahomey de 1930, visible au musée jusqu’au 14 juin. « Nous travaillons tous les jours sur la notion d’inventaire », explique Clément Poché, commissaire de l’exposition. « On sait ce que cela représente, mais il a fallu démontrer qu’un inventaire pouvait être attrayant et moderne ! L’idée est de réunir des photographes qui, dans leur méthode, questionnent le monde d’aujourd’hui, usent d’un protocole photographique qui permette de réfléchir à ce qui nous entoure, du point de vue de la géographie humaine, du portrait, du recensement des paysages et de leurs changements. » Le Festival Mondes en commun est membre du réseau LUX qui rassemble des festivals et foires de différents territoires, qui souhaitent se réunir autour de la photographie et de la place de l’image dans les enjeux contemporains. Onze séries de photographie contemporaine présentées dans le jardin du musée Le festival propose 11 accrochages photographiques d’une dizaine de tirages chacun qui se déploient sur l’ensemble du site, principalement en extérieur. Différents emplacements, formats et accrochages, pensés sur mesure pour chaque série, permettent d’interpréter ces images par des regroupements ou des confrontations et de les faire dialoguer avec le jardin. Il s’agit également de proposer un nouveau rapport au musée, en investissant certains espaces intérieurs et les détours du jardin, tout en préservant l’intégrité des scènes paysagères. De la salle des Plaques au jardin japonais, de la serre à la forêt vosgienne, les installations créent la surprise et rythment la visite. Le festival peut se vivre de différentes manières, que l’on choisisse de contempler chaque photographie, de la mettre en regard avec une image des Archives de la Planète, de s’interroger sur le monde, ou de flâner tranquillement dans le jardin en se laissant surprendre par de belles images, parfois étonnantes. « Les expositions dans le jardin sont, d’une certaine manière, imposées au public qui les visite », précise Sylvie Jumentier, présidente de l’association des Amis du musée. « Les gens viennent ici pour trouver une certaine sérénité. Il ne fallait pas provoquer de rupture, mais garder le lien avec l’idée d’inventaire du vivant. » Comme les opérateurs des Archives de la Planète, les artistes sélectionnés capturent les permanences et les transformations du monde contemporain, ses émerveillements, mais aussi ses inquiétudes. • Léonce R. Agbodjélou / Egungun – Bénin • Ying Ang / Fruiting Bodies – Australie • Mustapha Azeroual / Radiance – France • Yasmina Benabderrahmane / Fiat Lux – France • Barbara Bosworth / Birds and Other Angels – États-Unis • Thierry Bouët / Paris#1 – France • Cédric Delsaux / Échelle 1:1 – France • Ari Versluis & Ellie Uyttenbroek / Exactitudes – Pays-Bas • Robert Voit / New Trees – Allemagne • Ester Vonplon / Flügelschlag – Suisse • Laure Winants / Les fossiles du futur – Belgique Dates22 Mai 2025 11 h 00 min - 20 Septembre 2025 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuMusée départemental Albert-Kahn 2, rue du Port, 92100 Boulogne-BillancourtOther Events Musée départemental Albert-Kahn 2, rue du Port, 92100 Boulogne-BillancourtLe musée est ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h (d’octobre à mars) de 11h à 19h (d’avril à septembre) Musée départemental Albert-Kahn Get Directions CalendrierGoogleCal Marque-page0
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