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Partager Partager Ce week-end, l’association La Kabine – notamment en charge de l’organisation du festival OFF d’Arles – a célébré ses 5 ans ! Avant le coup d’envoi de la manifestation, le 6 juillet prochain, nous recevons La Kabine dans notre rubrique L’Invité·e, incarnée par Florent Basiletti et Juliette Larochette, co-directeur·ices et co-fondateurices. Pour ce premier jour et pour ce portrait chinois, c’est Juliette qui prend les rênes, Florent s’étant déjà prêté au jeu il y a deux ans (à relire ici). Jusqu’à vendredi, ils partageront un peu de leur univers, en attendant de vous faire vibrer à Arles. Photo d’enfance de Juliette Larochette © Archives personnelles Juliette Larochette (née en 1995 à Saint-Étienne) est artiste, directrice artistique et co-directrice de La Kabine et du Festival OFF Arles. Diplômée de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles, elle développe une pratique à la croisée de la photographie, du son et de la vidéo, qui explore les liens entre mémoire, paysage et représentations contemporaines. En parallèle de sa pratique artistique, elle conçoit des expositions, des résidences, des dispositifs de soutien à la création et des projets culturels collaboratifs. Elle considère la production, la programmation et l’invention de cadres de rencontre comme des gestes de création à part entière. À travers La Kabine et le Festival OFF Arles, elle accompagne artistes et auteur·ices, imagine des formats alternatifs et développe des espaces de transmission, d’expérimentation et de dialogue, souvent à la lisière des cadres institutionnels. Son travail est animé par une même conviction : faire de l’art un lieu de rencontre entre les imaginaires, les territoires et celles et ceux qui les habitent. https://lakabine.com/ https://festivaloffarles.com/ Le portrait chinois de Juliette Larochette Si j’étais une œuvre d’art : Edwar Hooper, Nighthawks Si j’étais un musée ou une galerie : Musée d’art contemporain de Saint-Etienne Si j’étais un·e artiste : Hayao Miyazaki Si j’étais un livre : 100 ans de solitude Gabriel García Márquez Si j’étais un film : Millennium Mambo Hou Hsiao-hsien pour sa scène d’ouverture Si j’étais un morceau de musique : Rahim de Anatolian Weapons Si j’étais une photo accrochée sur un mur :Une passerelle urbaine à Taipei éclairée par des néons bleus et roses, ou un club underground désert au petit matin Si j’étais une citation : « J’ai mis les grands rêves dans les grandes boîtes » IAM Si j’étais un sentiment : un peu nostalgique et optimiste. Si j’étais un objet : une casquette. Si j’étais une expo : Au bord des mondes, il faut venir cet été à Arles. Si j’étais un lieu d’inspiration : La forêt où j’ai passé mes étés d’enfant sur le plateau entre Devesset et Chambon sur Lignon. Si j’étais un breuvage : un café noir. Si j’étais une héroïne : si l’on devait établir un parallèle entre les héros et anti-héros de la pop culture et la réalité du monde culturel aujourd’hui, je dirais Kimiko, de The Boys. Une héroïne tenace. Si j’étais un vêtement : une casquette. CARTES BLANCHES DE NOS INVITÉS • Carte blanche à La Kabine : Exposition Au bord des mondes (mardi 30 juin 2026) • Carte blanche à La Kabine : Le Festival OFF Arles des images au delà des marges (mercredi 1er juillet 2026) • Carte blanche à La Kabine (jeudi 2 juillet 2026) • Carte blanche à La Kabine (vendredi 3 juillet 2026) INFORMATIONS PRATIQUES La Kabine - Centre de l’image13200 Arles lun06jul(jul 6)10 h 00 minlun05oct(oct 5)19 h 00 minFestival OFF Arles 2026Des images, au-delà des margesLa Kabine - Centre de l’image, 13200 Arles Détail de l'événementPhoto : © Koklova Luma / La Kabine Le Festival OFF Arles est un festival indépendant de photographie contemporaine porté par La Kabine, sous la direction artistique de Florent Basiletti et Détail de l'événement Photo : © Koklova Luma / La Kabine Le Festival OFF Arles est un festival indépendant de photographie contemporaine porté par La Kabine, sous la direction artistique de Florent Basiletti et Juliette Larochette. Gratuit et ouvert à toutes et tous, il transforme chaque été Arles en un vaste parcours d’expositions, de rencontres et d’événements autour de l’image. La 3e édition, intitulée Des images, au-delà des marges, se déroule du 6 juillet au 5 octobre 2026 et rassemble plus de 150 lieux, 200 expositions et près de 1000 artistes. Parmi les temps forts : projections, lectures de portfolios, performances, rencontres professionnelles, discussions avec la Radio du OFF et événements dédiés aux scènes émergentes internationales, notamment la remise du Prix Révélation Saif x La Kabine à l’ENSP Arles. Les deux lieux principaux du festival sont : Le Printemps — 2 avenue Lafayette à Arles, qui accueille notamment le programme d’expositions Au bord du monde, et de nombreux événements Impasse Balze — lieu d’accueil du festival au cœur d’Arles Soirées d’ouvertures 21h – minuit : Lundi 6 juillet — Battle photographique avec Inland, Le Printemps Mardi 7 juillet — Apéro d’ouverture, Impasse Balze Mercredi 8 juillet — Soirée Filles de la Photo & projections, Le Printemps Jeudi 9 juillet — Vernissage des expositions de La Kabine, Le Printemps Vendredi 10 juillet — Soirée de l’Émergence, ENSP Arles Le Festival OFF Arles, porté par la Kabine, est membre du Réseau LUX. LA KABINE Un espace dédié à la création et à la diffusion de l’image. La Kabine est une association engagée dans le soutien et la promotion de la création artistique émergente dans le domaine de l’image. Fondée en 2021 par trois diplômés de l’ENSP d’Arles, elle développe un programme dynamique d’expositions, de résidences, d’ateliers et d’événements pour accompagner les artistes et sensibiliser tous les publics aux enjeux de l’image contemporaine et des nouvelles images. Dates6 Juillet 2026 10 h 00 min - 5 Octobre 2026 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuLa Kabine - Centre de l’image13200 ArlesOther Events Get Directions CalendrierGoogleCal LE IN Les Rencontres d'Arles32, rue du Docteur Fanton 13200 Arles lun06jul(jul 6)10 h 00 mindim04oct(oct 4)19 h 00 minLes Rencontres d'Arles 2026Des mondes à relireLes Rencontres d'Arles, 32, rue du Docteur Fanton 13200 Arles Détail de l'événementPhoto : Carlos Idun-Tawiah, Many Reasons to Live Again [De nombreuses raisons de vivre à nouveau], 2022 Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galería Alta. Dans une période où Détail de l'événement Photo : Carlos Idun-Tawiah, Many Reasons to Live Again [De nombreuses raisons de vivre à nouveau], 2022 Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la Galería Alta. Dans une période où tout semble pousser à simplifier, à opposer et à réduire, nous avons souhaité que ces 57e Rencontres d’Arles créent au contraire un espace pour accueillir la complexité et la sensibilité. Non pour adoucir artificiellement la violence du réel, mais pour lui restituer toute sa profondeur. Pour regarder ce monde parfois inquiétant sans cesser d’y chercher des formes de beauté, de relation et de liberté. La photographie a cette capacité rare de tracer des routes et des cheminements inédits qui décentrent notre regard. Médium essentiel, elle révèle ce qui nous échappe, ce qui subsiste, circule, se transmet et relie. Capable de conjuguer la grande Histoire avec des récits plus intimes, la photographie ouvre sur de possibles bifurcations. Ce décentrement du regard anime l’œuvre de grandes figures, telles que William Klein – auquel les Rencontres rendent hommage à l’occasion du centenaire de sa naissance –, et qui n’a cessé de bousculer les formes et les conventions. Cette édition permet également de redécouvrir Martine Barrat, dont l’œuvre puissante et singulière nous plonge dans les quartiers marginalisés de la Goutte d’Or à Paris et du New York des années 1970, entre Harlem et le Bronx. Nous célébrons aussi Ming Smith, dont la vision libre et poétique a frayé de nouvelles voies dans l’histoire de la photographie américaine. Harry Gruyaert, de son côté, nous convie à un travelling urbain éclatant de couleur au fil de compositions millimétrées, de New York à Zanzibar en passant par Paris, Tokyo et Mumbai. Une nouvelle cartographie du monde se dessine à travers l’attention portée aux circulations, aux routes, aux passages et aux lignes de fracture qui traversent les territoires. Entre l’Afrique et la Méditerranée, entre les frontières héritées et les mouvements d’émancipation désirés, les artistes réimaginent les géographies. Bruno Boudjelal rappelle combien l’image naît parfois de la rencontre entre un paysage extérieur et une vie intérieure. Ses traversées ne documentent pas : elles donnent forme à une expérience. Elles laissent poindre quelque chose de plus ténu, où spiritualité, souvenir et sensation s’entremêlent. La Méditerranée, elle aussi, apparaît dans les images d’Anne-Lise Broyer comme un lieu habité par plusieurs temps, un espace de sédimentation, d’attente et de projection. En Algérie, la mémoire enfouie des années noires se révèle progressivement dans l’œuvre au long cours de Katia Kameli. Réunies dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, ces trois expositions racontent les multiples visages du bassin méditerranéen. Plus loin sur le continent africain, entre le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Congo, s’esquissent des histoires de libération, de transmission et de réappropriation. Avec Ghana !, l’indépendance se lit dans les images, de Paul Strand à James Barnor, et se prolonge dans un imaginaire collectif toujours à l’œuvre, jusque dans le travail de Carlos Idun-Tawiah, qui signe l’affiche de cette 57e édition. Avec Paul Kodjo, c’est toute une culture visuelle ivoirienne qui se construit : inventive, populaire, moderne, capable d’absorber des influences multiples pour inventer sa propre langue. Chez Sammy Baloji, la photographie devient une machine à confronter les temps, faisant dialoguer les récits familiaux, les histoires souterraines, les mémoires empêchées et les conséquences très contemporaines de l’extractivisme. Achille Mbembe écrit très justement : « Nos crises, y compris écologiques, découlent de la croyance que l’humain est supérieur aux autres espèces. » Le vivant s’impose donc au cœur de cette édition comme une nécessité. Plus qu’un thème abstrait, il oblige à reconnaître que le monde ne se limite pas à nos catégories. À cet égard, l’exposition Modèle animal traverse deux siècles de photographie, révélant combien l’animal est indissociable de l’histoire du médium : observé, étudié, aimé, mis en scène, exploité, malmené, admiré, fantasmé. Photographier l’animal, ce n’est pas seulement représenter une altérité ; c’est aussi accepter de voir apparaître d’autres manières d’être au monde. Ce même mouvement traverse les œuvres de Lisa Oppenheim, Meghann Riepenhoff et Lara Tabet. Toutes trois rappellent que l’image est un milieu vivant, en perpétuelle évolution. Avec Meghann Riepenhoff, la nature travaille la matière même de l’image et y laisse son empreinte. Avec Lisa Oppenheim, une mémoire botanique disparue ressurgit par l’interprétation et la conjugaison de techniques anciennes et de technologies nouvelles de l’image. Avec Lara Tabet, lauréate du programme BMW Art Makers, les strates géologiques, archéologiques et organiques viennent souligner que rien n’est immobile, que toute forme témoigne de plusieurs temps et autant de devenirs. Une attention particulière est par ailleurs portée à un versant plus intime de l’œuvre d’Edward Steichen, à l’occasion du Luxembourg Photography Award. Photographe, conservateur et précurseur, il était aussi botaniste, attentif aux correspondances entre les formes, les saisons, les cultures et les images. Parce que l’apprentissage du regard commence dès le plus jeune âge et qu’un festival transmet autant qu’il montre, il était essentiel de faire toute leur place aux enfants dans cette édition. L’extraordinaire collection de livres photo jeunesse rassemblée dans l’exposition R comme regarder rappelle ainsi – avec joie, invention et intelligence – que la photographie peut être un espace de découverte pour tous les âges, un lieu où le regard se forme librement. Cette année encore, les Rencontres d’Arles font la part belle à l’émergence de nouvelles voix sur nos scènes artistiques. L’exposition du Prix Découverte Fondation Louis Roederer reprend ses quartiers à l’Espace Monoprix, sous le commissariat de Nadine Hounkpatin. Elle tisse une réflexion sur la vérité en photographie à travers la sélection de sept artistes internationaux faisant du médium un espace de commun, de relation, d’engagement et de responsabilité. La programmation met également à l’honneur les jeunes commissaires, à l’instar d’Alessandra Chiericato, lauréate 2024 de la bourse de recherche curatoriale des Rencontres d’Arles, qui développe une analyse originale de la nature cannibale des images. Ce qui relie toutes ces propositions, si différentes dans leurs formes, leurs époques et leurs géographies, c’est sans doute une même attention à ce qui transforme : les récits qui se déplacent, les mémoires qui ressurgissent, les formes de vie qui résistent, les images qui, loin de figer le monde, nous aident à le relire. Aurélie de Lanlay, toute l’équipe du festival et moi-même nous réjouissons de vous accueillir à Arles dès le 6 juillet pour vous faire découvrir l’ensemble de la programmation de cette 57e édition des Rencontres d’Arles. Dates6 Juillet 2026 10 h 00 min - 4 Octobre 2026 19 h 00 min(GMT-11:00) LieuLes Rencontres d'Arles32, rue du Docteur Fanton 13200 ArlesOther Events Get Directions CalendrierGoogleCal À LIRE Florent Basiletti, Directeur de la Fondation Manuel Rivera-Ortiz, est notre invité de la semaine Marque-page0
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