Emilie Chazelle & Margaux Hannart, fondatrices du festival FLASH, sont nos invitées 14 septembre 2026
Manon Lanjouère, EXPORAMA « La mer jamais ne s’oublie » et a ppr oc he By Marie-Elisabeth De La Fresnaye 3 jours ago
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep : Comme la mer hésite sur le sable par Thibaut Le Maire By La Rédaction 4 jours ago
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Ceci dit prenez soin de vous par Lucy Vigoureux 19 juin 2026
Partager Partager EvénementsPhoto Pierre Molinier : Le fétichisme à la Galerie Christophe Gaillard La Rédaction30 mars 2018 Deux espaces pour deux univers à la Galerie Christophe Gaillard. Le galeriste français propose au public de découvrir les sculptures et les dessins de Daniel Pommereulle dans l’espace principal, et depuis ce jour, vous pouvez également accéder à l’exposition Vertigo du plus fétichiste des photographes du siècle dernier : Pierre Molinier. C’est dans les années 1960 que Pierre Molinier se consacre entièrement à son oeuvre photographique, et notamment à des autoportraits en photomontages. L’artiste se photographie en travesti, ou photographie ses amis, avant de découper les images et de rephotographier son collage pour obtenir une image « idéale ». Erotisme et ésotérisme se mêlent dans son oeuvre. Le 3 mars 1976, il se donne la mort d’un coup de revolver. Tantôt fascinantes, souvent dérangeantes, ses photographies à forte charge érotique sont des mises en scène de soi et du corps. L’exposition est accompagnée d’un texte exclusif signé de Gaspar Noé : Chaque personne au cours de sa vie porte des dieux et des anges au-dessus de sa tête qui les accompagnent pour un moment ou pour toute une vie. Il y a les proches qu’on a connu, qu’on a aimé, les monstres qu’on a croisés, les éducateurs qui vous ont formaté mais il y a aussi ceux, plus libres, dont le travail vous a éclairé par voie visuelle, écrite ou musicale. Parmi les quelques anges avec qui je suis heureux de me réveiller tous les matins, il y a Pierre Molinier. Après de très longues années d’attente, après avoir acquis et compulsé tous les livres existants à son sujet, un jour sacré, la vente aux enchères de la collection de sa fille a eu lieu. Situation sacrilège car toute cette œuvre unie allait être éparpillée au lieu de se retrouver dans un musée Pierre Molinier à Bordeaux. Honte au maire de Bordeaux et au ministère de la culture ! Et gloire à tous les chanceux admirateurs du faune magicien qui ont pu mettre la main sur ses rares œuvres. A la fin des enchères, au cours d’un acte irréfléchi, mon doigt s’est levé avant que mon cerveau ne le lui interdise faute d’argent. Comme flottant sur un nuage, j’ai pu devenir l’hôte surexcité d’une photo dont j’ai tant rêvé. Maintenant cet ange qui était dans ma tête s’est matérialisé entre mes mains. Cette photo adoptée le sera pour la vie, courte vie. Les objets ont une vie. Ils vivent. Ils parlent. Je le sais. Molinier aussi. Et certainement mieux que moi. C’est pour ça qu’il était fétichiste. Et dans le sens le plus noble du terme. Ses photos ont une âme, unique. Comme les bas, les bottines, les masques, le tabouret et le paravent qui l’obsédaient tant. Ses manies, ses obsessions sont tellement assumées qu’elles en deviennent exceptionnellement transmissibles et universelles. Se masquer, se travestir, se dissocier de toute identité sexuelle formatée, démultiplier ses jambes à l’infini, s’entraîner pour arriver à se sucer soi-même, faire des photomontages pour réussir à s’auto-enculer, nourrir de son propre sperme son chaton avide de petit lait, en parler et le montrer ouvertement à tout le monde… Plus surréaliste dans son existence que tous les surréalistes qu’il a pu côtoyer et qui avaient comme peur de lui malgré son affabilité ultime. Son bonheur était peut-être désespéré pour certains, pour d’autres dont je fais partie, il est l’expression d’une force de vie exemplaire. Pour lui, l’existence ou la non-existence, l’identité et la société ne sont qu’illusion. Seule la pulsion sexuelle existe et celle-ci n’a pas besoin de s’ankyloser du moindre filtre car elle est unique et toute puissante. C’est un des rares exemples que je connaisse d’un homme tellement joyeux qu’il a réussi à faire de son suicide un acte ludique, en annonçant la date comme un rendez-vous avec lui-même, la vie, la mort, la naissance, la jouissance. Tout en un. Et les images en plus. – Gaspar Noé INFORMATIONS PRATIQUES Vertigo Pierre Molinier Du 29 mars au 19 mai 2018 Galerie Christophe Gaillard Front Space 5 rue Chapon 75003 Paris Ouvert du mardi au vendredi 10h30-12h30 14h-19h samedi 12h-19h et sur rendez-vous http://www.galeriegaillard.com Marque-page1
L'Interview Les agences photo, une résistance françaiseMagnum Photos, une pionnière Depuis la création des premières agences photographiques au tout début du siècle dernier, ces structures de production et de diffusion n’ont eu ...
L'Invité·e Delphine Dumont, directrice du Hangar à Bruxelles, est notre invitée Les planètes sont enfin alignées pour que nous puissions accueillir Delphine Dumont, directrice du Hangar à Bruxelles ! Le week-end dernier, le ...
Evénements Manon Lanjouère, EXPORAMA « La mer jamais ne s’oublie » et a ppr oc he Manon Lanjouère, artiste visuelle bretonne et activiste environnementale, consacre l’ensemble de sa pratique aux enjeux de la préservation de l’océan et la ...
Emilie Chazelle & Margaux Hannart, fondatrices du festival FLASH, sont nos invitées 14 septembre 2026
Manon Lanjouère, EXPORAMA « La mer jamais ne s’oublie » et a ppr oc he By Marie-Elisabeth De La Fresnaye 3 jours ago
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep : Comme la mer hésite sur le sable par Thibaut Le Maire By La Rédaction 4 jours ago
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Ceci dit prenez soin de vous par Lucy Vigoureux 19 juin 2026