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L'Invité·e Numa Hambursin est l’invité de la Semaine Marie-Elisabeth De La Fresnaye10 avril 2017 Numa Hambursin, portrait d'enfance Partager Partager Né en juin 1979, fils de la galeriste Hélène Trintignan, Numa Hambursin effectue des études de lettres supérieures avant de se consacrer au droit public avec une spécialisation en droit du patrimoine culturel. Auteur de préfaces pour des expositions, il décide à vingt-trois ans d’ouvrir sa propre galerie, à Montpellier. En 2010, alors âgé de trente ans, il est nommé directeur artistique du Carré Sainte-Anne, fonction qu’il occupe toujours aujourd’hui, basculant ainsi dans le secteur public. Il repense de pied en cap ce lieu emblématique de l’art contemporain à Montpellier, y impose une programmation singulière ainsi qu’une ligne de catalogues, et signe des expositions d’envergure telles Chiharu Shiota en 2013, Robert Combas en 2014 et JonOne en 2015 (119.000 visiteurs, record d’entrées pour une exposition d’art contemporain à Montpellier tous lieux confondus). En 2012, toujours pour la Ville de Montpellier, il imagine et dirige l’Espace Dominique Bagouet, consacré à des figures historiques de l’art et du patrimoine languedociens, comme Camille Descossy, André Castagné et Albert Dubout. Le lieu est victime de son succès et Numa Hambursin décide de quitter son poste à la suite d’ingérences politiques dans sa programmation. Malgré cet accroc, il participe aux premiers pas du nouveau centre d’art contemporain de Montpellier dans l’hôtel Montcalm. En 2013, il devient conseiller artistique de la société de promotion immobilière Hélénis, pour laquelle il conçoit des projets associant des artistes à des résidences, à l’exemple spectaculaire du domaine de Lafeuillade. Il est nommé en 2015 directeur de projet de la fondation Hélénis-GGL pour l’art contemporain, institution qui ouvrira en 2019 dans l’hôtel Richer de Belleval à Montpellier. Numa Hambursin est l’auteur de trente-cinq commissariats d’expositions publiques et d’une cinquantaine de textes publiés, consacrés pour une large majorité à l’art contemporain. Il a publié en 2016 aux éditions de La Chienne un recueil de ses textes sous le titre « Journal d’un curateur de campagne ». En février 2017, à l’occasion de l’inauguration de l’exposition Jonathan Meese, il dénonce « sa liberté entravée » par la municipalité et annonce son départ de la direction artistique du Carré Sainte-Anne pour la fin de l’année. Le portrait chinois de Numa Hambursin Si j’étais une œuvre d’art : La Maja vestida et La Maja desnuda de Goya. Si j’étais un musée ou une galerie : Le Centro de Arte Reina Sofia à Madrid. Si j’étais un artiste : Ernest Hemingway. Si j’étais un livre : Les Mémoires d’outre-tombe de Chateaubriand. Si j’étais un film : L’homme qui aimait les femmes de Truffaut. Si j’étais un morceau de musique : La Symphonie du Nouveau Monde de Dvořák. Si j’étais une photo accrochée sur un mur : Un pola d’Araki. Si j’étais une citation : « Les dindons vont en troupe, le lion est seul dans le désert », Alfred de Vigny. Si j’étais un sentiment : L’amour, what else ? Si j’étais un objet : Une canne à pêche. Si j’étais une expo : Passions privées au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris en 1995. Si j’étais un lieu d’inspiration : Un ruisseau à truites oublié, quelque part en Irlande ou dans le Gévaudan. Si j’étais un breuvage : Un café ristretto dans un troquet à Rome. Si j’étais un héros : Tintin pour l’aventure, Batman pour la fêlure. Si j’étais un vêtement : Une simple chemise blanche. Toute le semaine, retrouvez la carte blanche de notre invité : > Carte Blanche à Numa Hambursin : Gilles Mora, le baroudeur des terres américaines (mardi 11 avril 2017) > Carte Blanche à Numa Hambursin : Jonathan Meese, la diktatur der kunst (mercredi 12 avril 2017) > Carte Blanche à Numa Hambursin : Le street-art au musée ? (jeudi 13 avril 2017) > Les Bons Plans de Montpellier et la Playlist de Numa Hambursin (vendredi 14 avril 2017) Marque-page0
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