Carte blanche à La Kabine : Le Festival OFF Arles des images au delà des marges. Faire centre depuis les marges 24 heures ago
Traversée du medium photographique au Musée d’Art moderne de Fontevraud : Rencontre Dominique Gagneux, directrice 22 juin 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Ceci dit prenez soin de vous par Lucy Vigoureux 19 juin 2026
Fondation d’entreprise Martell, 10 ans de co-création, rencontre Anne-Claire Duprat, directrice 2 jours ago
« A fleur de peau » : le monstrueux, ses persistances et ses symptômes au MO.CO. Montpellier 3 jours ago
« Corps au travail, Une histoire de la mécanisation du corps féminisé » au Musée Tinguely, Bâle 6 jours ago
L'Invité·ePhoto Carte blanche à Didier Brousse : De l’imperfection La Rédaction14 septembre 2018 Nakazora © Masao Yamamoto / Galerie Camera Obscura Partager Partager Dans la culture japonaise, qui est un peu ma référence de coeur, la perfection et l’imperfection me paraissent jouir du même prestige. Pas de façon si paradoxale. La perfection du geste, celui de l’artisan, celui des arts martiaux, du cuisinier, s’accompagne d’une vénération pour le matériau brut, pour la dissymétrie, la patine, toutes choses qui relient un objet, une architecture, à la nature et aux éléments, à la vie où tout est singulier et unique. Pas deux feuilles identiques dans toute une forêt. Pour être au plus prêt de la vie, le geste maîtrisé doit garder cette faculté de variations infimes, d’improvisation. Le numérique a totalement phagocyté la majorité des territoires de l’image photographique avant d’en inventer de nouveaux (réseaux sociaux). C’est ainsi. Et cette révolution est venue très vite, au point que l’on a oublié les contraintes de temps et de distance qui étaient si naturelles il y a seulement une vingtaine d’années. L’image numérique a d’énormes atouts. Dans le domaine qui m’occupe par contre (disons la photographie créative), si elle est très présente, ses avantages sont bien moins évidents. La photographie argentique y tient encore une place importante, et je pense que cela durera. C’est plutôt elle qui a ici des « avantages », dont celui, à mon avis, de l’imperfection, de la reproductibilité bien aléatoire (on peut dire même impossible, si on regarde attentivement deux tirages du même négatif, même réalisés dans le même temps par un bon tireur). Imperfection, et non-maîtrise : cette échappée est intéressante car elle signe la vie. À propos de cette question de l’imperfection et de la photographie, je voulais justement évoquer l’œuvre de certains photographes japonais que nous avons eu le bonheur d’exposer assez régulièrement. Je me souviens d’une conversation avec Yasuhiro Ishimoto, qui passait une bonne partie de ses soirées à développer et tirer dans son minuscule laboratoire, niché dans son appartement de Tokyo. Ishimoto était un grand formaliste, comme son maître Harry Callahan, et je lui demandais si le numérique était un outil qui l’intéressait. Il me répondit que c’était, selon lui, de l’art graphique plutôt que de la photographie. Trop de contrôle. De même, je n’ai jamais vu Masao Yamamoto utiliser un ordinateur. Ses tirages cultivent cette valeur de l’accident, de l’incontrôlé, que connaissent bien les débutants émerveillés – ou dépités- de la chambre noire. Et son esthétique de l’image, parée de toute les imperfections d’une fausse maladresse, vise tout à fait juste au centre de la cible. Pour revenir au dilemme numérique-analogique, je ne voudrais certes pas jouer un camp contre l’autre. Ce sentiment qui me porte à une préférence peut être à tout moment démenti par la rencontre avec une oeuvre. Un outil a des contraintes, des faiblesses et des richesses, mais ce qui compte c’est ce que l’artiste en fait. https://www.galeriecameraobscura.fr Marque-page2
L'Edition Vies invisibles, « Haut les cœurs » de Stéphanie Lacombe Stéphanie Lacombe est une photographe française qui consacre son travail à documenter la vie quotidienne des classes populaires. Son tout premier ouvrage, ...
News Les lauréates de la Bourses du 1er livre photo dévoilées La 4ème édition des Bourses du 1er livre photo est féminine ! Avec 80 % des candidatures portées par des femmes, c’est ...
L'Invité·e Carte blanche à La Kabine : Le Festival OFF Arles des images au delà des marges. Faire centre depuis les marges Pour leur deuxième carte blanche, nos invités – les deux co-directeur·ices et co-fondateur·ices de l’association La Kabine – Florent Basiletti et Juliette ...
L'Invité·e Carte blanche à Sabine Guédamour : Un an d’atelier-galerie à Provins, l’humain au cœur de l’art
Carte blanche à La Kabine : Le Festival OFF Arles des images au delà des marges. Faire centre depuis les marges 24 heures ago
Traversée du medium photographique au Musée d’Art moderne de Fontevraud : Rencontre Dominique Gagneux, directrice 22 juin 2026
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Ceci dit prenez soin de vous par Lucy Vigoureux 19 juin 2026
Fondation d’entreprise Martell, 10 ans de co-création, rencontre Anne-Claire Duprat, directrice 2 jours ago
« A fleur de peau » : le monstrueux, ses persistances et ses symptômes au MO.CO. Montpellier 3 jours ago
« Corps au travail, Une histoire de la mécanisation du corps féminisé » au Musée Tinguely, Bâle 6 jours ago
Carte blanche à La Kabine : Le Festival OFF Arles des images au delà des marges. Faire centre depuis les marges