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CinemaL'Invité·eLifestyle Carte blanche à Jane Evelyn Atwood : Un Impossible Amour La Rédaction30 novembre 2018 Partager Partager Pour sa quatrième et dernière carte blanche, notre invitée de la semaine, Jane Evelyn Atwood, nous parle du film Un Impossible Amour de Catherine Corsini, en salle depuis le 7 novembre dernier. Il est adapté du l’ouvrage de l’auteure Christine Angot. Je n’ai pas encore lu le livre, mais je viens de voir Un Impossible Amour, film adapté du livre de Christine Angot. Je ne sais pas quelles sont ses impressions à propos du film, mais moi, ce film m’a bouleversée. La difficulté d’incarner une personne qui vieillit de trente ans au cours du film est parfaitement maîtrisée, les jeunes actrices qui jouent la personne de Christine, petite fille ou adolescente, sont tout à fait crédibles, et ressemblent même à l’écrivaine. Sa mère, interprétée par l’incroyable Virginie Effira, se révèle être le personnage héroïque de cette histoire sordide et déchirante. Elle déborde d’un bel amour inconditionnel pour sa fille qu’elle élève seule. Ne demandant rien au père, elle insiste, seulement, pour qu’il la reconnaisse, ce qui finit par arriver et est le coup de grâce si l’on en croit l’analyse faite par Christine Angot. On ne peut pas oublier ce père, homme sûr de lui et avec une certaine beauté, mais totalement irresponsable et qui a failli détruire d’abord la mère et ensuite la fille. Mais ici, comme c’est souvent le cas dans la vraie vie, les femmes sont plus fortes que les hommes. Et Christine, ici dans le film, comme dans la vie, est brillante. Elle porte un lourd bagage et ce, depuis son plus jeune âge, l’inceste, dont elle parle à travers cette histoire « fictive », avec une intelligence et une émotion, pour moi, en tout cas, jamais vues au cinéma. Pas un mot de trop, pas de déséquilibre dans le rythme. Un film juste et beau, pour nous bouleverser et nous enrager contre la totale lâcheté de cet homme malhonnête, égocentrique et destructeur. Je ne prétends pas comprendre l’amour que Christine Angot a eu, ou non, pour son père un personnage dans le film qu’on déteste à la fin, et nous aussi, nous nous demandons, comme la fille demande à sa mère : « pourquoi, pourquoi tu l’as aimé? » http://janeevelynatwood.com Marque-page0
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