Carte blanche à Florence Drouhet : Sohei Nishino, cartographier la ville, représenter ses énergies, ses dynamiques 3 jours ago
Carte blanche à Florence Drouhet : Patrick Tourneboeuf et les photographes de l’inventaire 4 jours ago
Julie Jones au micro du podcast Elles font la Culture. Première femme à la direction de la MEP 3 jours ago
Traversée du medium photographique au Musée d’Art moderne de Fontevraud : Rencontre Dominique Gagneux, directrice 10 heures ago
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Ceci dit prenez soin de vous par Lucy Vigoureux 3 jours ago
Sébastien Janssen, Sorry We Are Closed : « Le succès de the Rooms #2 correspond à une montée en puissance des foires de destination » 6 jours ago
Partager Partager OtherSide Rencontre avec Rebecca Digne, Centre international d’art et paysage de Vassivière Marie-Elisabeth De La Fresnaye10 avril 2018 De Pompéi à Oradour-sur-Glane, des soubassements au phare, de la matière à la mémoire, Rebecca Digne nous invite à un véritable voyage intérieur où l’on rencontre l’eau et le feu, l’ancrage et la fuite, le rêve et la réalité dans cette île de Vassivière qui devient captive de son utopie. Un arpentage mental qui nous invite à se perdre et « tracer le vide » pour mieux mesurer les ressources vouées à disparaître et autres matières vives jusqu’à emprunter un radeau amarré au rivage pour tenter d’autres traversées. 1. Y a t-il un avant et un après Vassivière et comment en mesurez-vous l’impact sur votre parcours ? Je vais partir d’une expérience personnelle. Ce lieu a été fondamental pour moi à sa découverte car lors de ma venue avec le Pavillon Neuflize du Palais de Tokyo (créé et dirigé par Ange Leccia de 2001 à 2017) j’ai tout de suite senti qu’il y avait quelque chose à jouer ici, et je me suis dit : « si un jour j’ai une exposition dans ce lieu, je peux mourir après ! » L’avant serait ainsi l’attente d’avoir l’opportunité de pouvoir aller jusqu’au bout des possibles, jouée grâce à Marianne Lanavère (directrice) qui m’a laissé une entière liberté pour aller plus loin. L’après serait de se dire que contrairement à ce que l’on croit, ce n’est pas toujours le monde extérieur qui nous limite mais plutôt nous-mêmes. Cette exposition non seulement parle de nœuds, d’attachement mais aussi de lignes de fuite comme avec un simple radeau on développe un imaginaire. L’après est qu’aujourd’hui je me sens confiante dans mon désir et mon ancrage en tant qu’artiste à saisir ces opportunités là. Ici c’est plus qu’un centre d’art, plus qu’une exposition, c’est une vraie aventure (titre de la vidéo projetée dans la Salle des études où deux charpentiers compagnons du devoir élaborent la construction d’un radeau et du très beau texte rédigé par l’écrivain Bernard Schefer). Parmi les perspectives ouvertes : j’ai développé des sculptures à des échelles très différentes et un vrai langage d’installation ; l’après dans le film : j’ai réalisé pour la première fois un film d’une longueur conséquente sans que cela soit une souffrance, puisque l’existence de ce temps est justifiée comme temps de fabrication, sans pour autant aller dans le cinéma encore. 2. Revenons sur la pièce nouvelle qui donne son nom à l’exposition dans l’Atelier au sous-sol « à la hauteur de la terre », en quoi est -elle décisive ? C’est comme si avant je ne m’autorisais qu’à filmer cette matière alors qu’elle existe maintenant par elle-même sans besoin de justifier ce regard posé dessus. Il y a à travers ces soubassements l’idée du ventre, du four, du centre, du nœud, du coeur. Je peux m’autoriser à faire du cinéma sans avoir des images en mouvement. 3. Quels sont vos projets futurs ? Mon prochain projet sur lequel je travaille conceptuellement renvoie à la perte de la mémoire suite à un évènement qui concerne mon père atteint d’ Alzheimer. Comment parler de la perte de la mémoire, quelque chose que l’on ne peut guérir mais qui est fortement lié à l’image. Mon personnage principal est de toute façon la perte, la perte de l’enfance, la perte du territoire dans lequel on grandit, la perte des repères, s’en créer de nouveaux malgré tout et qui demeurent précaires ou en voie de disparition. Cette idée de la mémoire, ce contraste avec le concept des ruines est mon nouvel espace de travail. Le point de départ chez moi est toujours autobiographique, l’art n’est pas un objet mais un outil pour comprendre le monde, me comprendre et à travers des épreuves, mon espace de résistance. C’est pourquoi je suis assez rassurée avec la certitude qu’il y aura toujours des choses à traverser, à transformer. Rebecca Digne est représentée par la galerie Escougnou Cetraro, Paris. Catalogue publié à l’occasion et disponible à l’espace librairie du Centre d’art. Rebecca Digne est née en 1982 à Marseille. Elle vit et travaille à Paris. Diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris avec les félicitations du jury, puis résidente pendant deux ans à la Rijksakademie Van Beelden Kunsten à Amsterdam en 2010-2011. Elle suit ensuite le programme du Pavillon, laboratoire de création au Palais de Tokyo en 2013-2014 à Paris. INFOS PRATIQUES : Rebecca Digne À la hauteur de la terre Exposition personnelle jusqu’au 17 juin 2018 Centre international d’art et du paysage Île de Vassivière F-87120 Beaumont-du-Lac http://www.ciapiledevassiviere.com/fr Actualités de l’artiste : http://www.rebeccadigne.com A suivre : Interview de Marianne Lanavère, directeur du CIAP. Organisez votre séjour : Hôtel La Caravelle au bord du lac, au charme rétro A Limoges : découvrir le musée Adrien Dubouché pour les amateurs de porcelaine, le FRAC Artothèque du Limousin, le Centre des Arts du Feu-CRAFT… Marque-page0
Actu Art Contemporain Large, nouveau centre d’art contemporain du Grand Paris C’est sur la pointe amont de l’île Seguin, à Boulogne-Billancourt, qu’ouvre en octobre 2026 Large, cultures contemporaines, un lieu d’art inédit porté ...
Interview Art Contemporain Cao Fei au Kunstmuseum de Bâle : écran, ruines et indices Bâle accueille l’édition 2026 d’Art Basel avec comme slogan « Only One basel » et l’exposition de l’artiste chinoise Cao Fei au Kunstmuseum, sa ...
Interview Art Contemporain Sébastien Janssen, Sorry We Are Closed : « Le succès de the Rooms #2 correspond à une montée en puissance des foires de destination » Dans une période de fair fatigue et alors qu’un certain nombre de galeries ferment ou réduisent fortement la voilure (Pace Gallery), la ...
Interview Art Contemporain Art Basel, the Rooms, Galerie Christophe Gaillard : Interview Sophie Roose
Interview Art Contemporain Les 10 ans de la Villa Belleville : Interview Alice Zonca, coordinatrice générale
Interview Art Contemporain The Rooms by The Mix Brussels #2 : Interview Virginie Devillez, art en chambres obscures, dans l’intimité du collectionneur
Interview Art Contemporain The Rooms art & design fair, 2ème édition, Mix Brussels : interview Bethsabée Hervy et Sophie Lorent, project managers
Carte blanche à Florence Drouhet : Sohei Nishino, cartographier la ville, représenter ses énergies, ses dynamiques 3 jours ago
Carte blanche à Florence Drouhet : Patrick Tourneboeuf et les photographes de l’inventaire 4 jours ago
Julie Jones au micro du podcast Elles font la Culture. Première femme à la direction de la MEP 3 jours ago
Traversée du medium photographique au Musée d’Art moderne de Fontevraud : Rencontre Dominique Gagneux, directrice 10 heures ago
Une critique nécessaire de la « Photographie algorithmique » de Joan Fontcuberta par Boris Eldagsen et Miles Astray 12 mai 2026
Masterclass Oeildeep Le Bal des Rejetons : Ceci dit prenez soin de vous par Lucy Vigoureux 3 jours ago
Sébastien Janssen, Sorry We Are Closed : « Le succès de the Rooms #2 correspond à une montée en puissance des foires de destination » 6 jours ago
Traversée du medium photographique au Musée d’Art moderne de Fontevraud : Rencontre Dominique Gagneux, directrice