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Partager Partager L'EditionL'Invité·ePhoto Carte blanche à Fanny Lambert : Amorces, Une expérience en ligne insolite où les arts se côtoient sans hiérarchie ni balises La Rédaction13 mars 2019 Pour cette seconde carte blanche, notre invitée de la semaine, Fanny Lambert, nous annonce la sortie prochaine du troisième volet d’Amorces, dont elle est co-fondatrice et rédactrice en chef. Amorces est une expérience visuelle interactive en ligne à mi chemin entre revue et exposition. Présentation. Amorces (a-m-o-r-c-e-s.fr) est une drôle d’aventure en ligne où expérience rythme avec invisibilité et assemblage. Après deux ans d’absence, l’équipe poursuit son dessein et prépare un volet #3 pour la rentrée prochaine. Même si on le voulait, on ne pourrait pas vous en dire davantage puisqu‘il est justement question de cela : chercher, enquêter, fouiner et découvrir les contenus révélés par le site. Une soirée de lancement est prévue courant septembre où d’autres envies prendront part à la fête. On vous laisse découvrir les intentions de ce format hybride entre exposition et revue en ligne. En attendant, vous pouvez toujours visiter (en n’oubliant pas les tirets entre chaque lettre) le volet #2 sur le site (a-m-o-r-c-e-s.fr). Ou encore, suivre son évolution sur la page Facebook (Amorces) et Instagram (@_amorces). – Fanny Lambert, co-fondatrice et rédactrice en chef du projet. Par-delà la curiosité, faire l’expérience de l’art implique un désir, une prédisposition et une appétence pour la curiosité. Loin de venir s’ériger contre les propriétés traditionnelles du White Cube, c’est à distance des contextes calibrés et de leurs grilles de lecture éventées qu’Amorces souhaite se situer. Telle une revue virale empruntant sa structure délayée aux prémisses du Web Art des années 2000, le projet Amorces n’est ni un site d’actualité à destination de l’art, ni une revue au sens strict du terme. Il s’agirait plutôt d’une forme se situant à mi-chemin entre la revue « libre » et l’exposition en ligne. Segmenté en un à deux volets par an et s’affranchissant des formes convenues des supports de communication de l’art — comme une œuvre en soi — son propos se veut libre, lui aussi. C’est pourquoi, les plumes des spécialistes contribuant au projet pourront décider de rester anonymes, si elles le souhaitent, et ce afin de conserver cette liberté de mouvement dans la pensée. Rien ne sera explicité : ni édito, ni sommaire. Un court texte seulement viendra éclairer le « visiteur » sur nos intentions. À lui ensuite de suivre le fil rouge que nous lui suggérerons au fur et à mesure de sa découverte, et l’inviter par ce biais à une démarche active, tout comme il le serait dans un environnement muséal. Nulle présentation « type » avec menu déroulant et hiérarchisation des disciplines. Tout doit coexister et se trouver au même plan. L’aléatoire fait partie du processus. Ce sera à la forme élaborée pour chaque volet de suggérer, à elle seule, le fil conducteur qui guidera le visiteur dans son parcours à travers les différents contenus. Ces derniers pourront subir par moments de légères interactions ou modifications à certains endroits du site. Pour ce premier volet (#1 – mai 2016), ce sont les termes « vide », « absence », « disparition », « empreinte » et « trace » qui ont été retenus. Certains sujets pourront même être dissimulés ou dérobés mais sans que jamais leur lecture en soit entravée tout à fait. À chaque volet, la forme imaginée pour le site devra épouser la thématique choisie. Créant ainsi, à mesure que les thèmes apparaîtront, des mondes aussi variés que détonants. Ce qui fera le lien entre eux s’effectuera notamment via les réseaux sociaux mais aussi à travers l’aspect déroutant de cette proposition qui vise à revisiter ce qui semble trop peu représenté. L’envie étant aussi motivée par ces pas de côté et les allers et venues entre présent et passé, œuvres anciennes et créations actuelles. Faisant la part belle aux médiums, ce n’est pas tant leur multiplicité qui nous aura préoccupé mais la façon de les approcher. Qu’il s’agisse de performance enregistrée ou simple trace, du médium photographique dans sa réflexion avec l’image, du cinéma et de l’art vidéo, d’œuvres sonores ou encore des visites d’ateliers. Notons par ailleurs qu’un certain nombre de créations auront été spécifiquement réalisées pour a-m-o-r-c-e-s.fr. À l’origine de ce projet, deux personnes au goût prononcé pour l’image fixe et en mouvement. Rapidement, le duo fait appel à deux autres acolytes aux compétences graphiques et programmatives confirmées. L’équipe se constitue autour d’une même envie : inventer une forme atypique permettant au regard de se déplacer dans le champ de l’art. Elle entend également à travers elle, participer à l’élaboration d’une vision subjective et assumée de la création contemporaine, quel que soit son point d’ancrage ou encore sa destination. Depuis le second volet consacré au corps (#2 – février 2017), Fanny Lambert (cofondatrice d’Amorces) et Nicolas Balaine poursuivent l’aventure et deviennent respectivement rédactrice en chef et directeur artistique du projet. Une version « imprimée » reprenant les trois volets est en cours d’étude et viendra clore cette première trilogie d’Amorces. Vous trouverez également à chaque fois sur le site, et quel que soit le volet, un onglet vous permettant de retrouver le précédent. Le dernier en date est « DISPARITION » (http://www.a-m-o-r-c-e-s.fr/disparition). Amorces #3 devrait voir le jour dans le courant de septembre prochain. Un lancement sera prévu pour l’occasion. – L’équipe d’Amorces Marque-page2
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